Cluj-Napoca

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Cluj-Napoca
Blason de Cluj-Napoca
Héraldique
Diverses vues de la ville
Diverses vues de la ville
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Coat of arms of Transylvania.svg Transylvanie
Département Actual Cluj county CoA.png Cluj
Maire Emil Boc PD-L
Code postal 400xxx
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 324 576 hab. (2011)
Densité 1 808 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 48″ N 23° 33′ 34″ E / 46.78, 23.5594446° 46′ 48″ Nord 23° 33′ 34″ Est / 46.78, 23.55944  
Altitude 410 m
Superficie 17 950 ha = 179,5 km2
Divers
Cours d'eau Someșul Mic
Localisation

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Cluj-Napoca

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Cluj-Napoca
Liens
Site web http://www.primariaclujnapoca.ro

Cluj-Napoca (pron. 'kluːʒ na'pɔka, jusqu'en 1974 Cluj, en hongrois : Kolozsvár, en allemand Klausenburg, en latin Claudiopolis, en yiddish קלויזנבורג, Kloiznburg, en polonais Kluż, en tchèque Kluž, en turc Kaloşvar) est une ville du nord-ouest de la Roumanie, située dans la vallée du Someșul Mic, à 440 kilomètres de Bucarest. Par un décret présidentiel de Nicolae Ceaușescu, la ville a été rebaptisée Cluj-Napoca en 1974. Ancienne capitale de la Transylvanie, Cluj est actuellement le chef-lieu du judet du même nom et de la région de développement Nord-Vest.

Troisième ville du pays par la population (la municipalité compte 324 576 habitants en 2011, elle est le principal pôle économique du nord-ouest. La ville se distingue par un secteur secondaire très diversifié et un secteur tertiaire essentiellement tourné vers les TIC, les activités financières, l'éducation et la recherche. La ville et sa région ont aussi un grand potentiel de développement touristique.

Compte tenu de ses deux grandes communautés de langue roumaine et hongroise, Cluj est une ville profondément biculturelle. Son histoire, riche et agitée, a laissé un patrimoine architectural de grande valeur. De nos jours, la ville est non seulement le plus important centre culturel de la communauté hongroise de Roumanie, mais aussi l'un des plus importants centres culturels du pays : de nombreuses institutions culturelles (théâtres, bibliothèques, festivals, etc.) jouent un rôle de premier plan au niveau national, voire, dans un sens plus large, régional. Ayant plus de 50 000 fidèles (les deux-tiers des habitants magyarophones de la localité), la communauté protestante (calvinistes, unitariens, luthériens) de la ville est la plus importante du pays du fait que ces formes du christianisme, apparues à la Réforme (XVIe siècle), avaient été adoptées tour à tour par la plupart des princes à titre de religions officielles de l'État pendant la période historique de la Principauté de Transylvanie.

Cluj est en même temps le plus grand centre universitaire de Transylvanie et le deuxième centre universitaire du pays. Les universités et les écoles de la ville assurent une formation de haut niveau dans les trois langues historiques de la Transylvanie (roumain, hongrois et allemand), ainsi qu'en français et en anglais. Cela fait que le nombre d'étudiants étrangers, tant européens qu'extra-communautaires, ne cesse d'augmenter.

Géographie[modifier | modifier le code]

D'une forme relativement allongée sur l'axe est-ouest, la ville de Cluj occupe une surface de 179 5 km2 le long de la rivière Someșul Mic. Elle est aussi traversée par plusieurs affluents de cette rivière et elle englobe un petit nombre de lacs d'agrément.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Vue sur le sud-ouest de la ville. Le Stade Cluj Arena et le quartier Mănăștur. À l'arrière-plan on distingue le contour des Monts Apuseni.

Cluj est située au cœur de la Transylvanie. Ses coordonnées géographiques 46° 46′ N 23° 33′ E / 46.767, 23.55 situent la ville en pleine zone tempérée, quelque huit degrés plus au sud que le centre géographique du continent européen. Compte tenu du relief, la ville se situe à l'embranchement de la chaîne des Monts Apuseni à l'ouest et du plateau collinaire transylvain à l'est.

Topographie[modifier | modifier le code]

Occupant notamment la plaine alluviale de Someșul Mic, Cluj s'étend aussi sur les pentes des chaînes collinaires qui la délimitent au nord et au sud. Ainsi, le sud de la ville occupe-t-il une bonne partie du versant nord de la longue colline de Feleac (qui atteint 825 mètres au sommet Măgura Sălicei), alors qu'au sud-ouest elle s'étend sur une partie de la moins imposante colline de Făget (en hongrois a Bükk). Le nord de la ville occupe les versants sud de plusieurs collines, telles que Dealul Hoia (506 m), Dealul Gârbăului (570 m), Lombului (684 m), Dealul Melcului (617 m), Techintău (633 m), etc. Cluj englobe aussi plusieurs autres collines de plus faible élévation.

La plupart des collines entourant la ville sont boisées. On y trouve deux réserves botaniques, la Fânațele Clujului et la Valea Morii, qui abritent des espèces végétales rares telles que la Calypso bulbosa ou bien des variétés d'Iris, de Polygala, etc. La faune qui vit dans ces forêts est assez riche et variée. À part quelques espèces rares, comme la Vipera ursinii rakosiensis qui vit dans la réserve de Fânațele Clujului, on trouve le blaireau, le sanglier, le renard, des cervidés et, un peu plus loin, dans les Monts Apuseni, l’ours brun.

Climat[modifier | modifier le code]

L’hiver à Cluj est assez rigoureux. Photo prise sur l'A3 à proximité de Cluj en décembre 2009.

Le climat de Cluj est de type tempéré continental, caractérisé par des hivers rigoureux et des étés chauds. Le passage de l'hiver au printemps se fait normalement au cours de la deuxième moitié du mois de mars, alors que le passage de l'automne à l'hiver se fait au cours du mois de novembre.

La température moyenne annuelle est d'environ °C, avec une moyenne de −3 °C au mois de janvier et de 19 °C au mois de juillet. Des températures record ont été enregistrées en janvier 1963 (−34,5 °C) et en août 1952 (38,5 °C). La moyenne des précipitations annuelles est d'environ 663 mm, juin est le mois le plus pluvieux (99 mm), alors que février est le mois le plus sec (26 mm).

Au cours des vingt dernières années on a observé des hivers de plus en plus doux, avec des températures qui descendent rarement sous les −15 °C et avec de moins en moins de neige. Par contre, les étés sont de plus en plus chauds et le nombre de jours avec des températures supérieures aux 30 °C ne cesse de croître.

Histoire[modifier | modifier le code]

« Clavdiopolis, Coloswar vulgo Clavsenbvrg, Transiluaniæ ciuitas primaria ». Cluj en 1617. Image réalisée par Georg Houfnagel d'après un dessin de Egidius van der Rye.
Cluj en 1759 (estampe de János Szakál). On remarque le clocher baroque de Biserica Sfântul Mihail, construit et détruit au XVIIIe siècle.
Panorama de Klausenburg, nom de la ville en allemand, en 1840. Gravure de K. Gunkel et J.M. Kolb, d'après la peinture de L. Rohbock. Deutschland und die Welt
Vue sur le coin nord-ouest de la Piața Unirii On peut observer l'ombre de la flèche de Biserica Sfântul Mihail (1902).
Vue aérienne depuis le sud-ouest du centre-ville (1930).
Armoiries de Cluj de 1476 à 1919.

Cluj possède un patrimoine historique très riche. La ville se tient sur l’emplacement d’un habitat très ancien.

Des Celtes venus de l’ouest, Scordices et Galates s’installèrent au IIIe siècle avant notre ère au milieu des Daces, peuple Thrace de langue iranienne. On ne sait pas si Napoca nom antique de la ville, est celtique ou dace. Quoi qu'il en soit, la cité prospère grâce aux relations commerciales entretenues avec les colonies grecques de la Mer Noire. Plus tard, les Romains en firent une colonie.

Mais, en 271 de notre ère, les Romains se retirent et des royaumes germaniques (Gépides) et turcophones (Huns, Avars) se succèdent, pendant que des Daces (les Carpiens, qui ont laissé leur nom aux Carpates), des Alains (les Iasses) et surtout des Slaves (des Slavons) se mêlent aux populations locales à dominante thrace latinisée. La ville de Napoca disparaît, et la culture de Dridu qui lui succède, témoigne d’une vie surtout rurale. Après une période d’appartenance au premier empire bulgare (dont les populations étaient surtout slavonnes et valaques, mais aussi ïasses, onoghoures et pétchénègues), ce sont les tribus des Magyars qui, à partir de 895, s’installèrent dans le pays.

La première mention médiévale de Cluj date de 1167 sous le nom de Castrum Clus, petite localité fortifiée. Faute de statistiques ethniques à l’époque, impossible de savoir si ses habitants étaient plutôt magyars, plutôt valaques, plutôt germaniques ou les trois. En 1241 la ville fut ravagée par les Mongols et la plupart des premiers habitants furent tués ou emmenés en esclavage. Des colons allemands commencèrent à s’y établir aux environs de 1270. Au début du XIVe siècle la ville (dont le nom change en Claudiopolis ou Klausenburg en allemand, en hongrois Kolozsvár, en roumain Cluș ou Cluj) acquit le statut de « ville royale » et reçut quelques privilèges, dont le pouvoir de choisir son curé et le droit d’ériger une église ; c’est l’époque où commença la construction de la basilique Saint-Michel.

En 1405, Sigismond Ier du Saint-Empire accorda à la ville le statut de ville royale libre, ce qui entraîna un fort développement urbain : la ville eut le droit d'ériger des remparts (dont l'on peut encore voir quelques fragments), ses commerçant furent exemptés de certains droits de douane et ses artisans purent envoyer leurs produits d’Istanbul à Prague et de Venise à Kiev. La ville se développa aussi grâce aux privilèges accordés par Matthias Corvin qui y naquit.

Après la conquête de la Hongrie par l’Empire ottoman en 1526, la Transylvanie devint une principauté autonome sous suzeraineté ottomane. Au milieu du XVIe siècle la population hongroise de la ville adopta l’unitarisme, ce qui entraîna le mélange et l'assimilation de la population allemande. Gáspár Heltai, un saxon magyarisé, y fonda la première typographie, une manufacture de papier, les bains publics et une brasserie. C’est à la même époque que la ville eut sa première école de médecine (en 1565) et sa première université, fondée par Étienne Báthory en 1581. Les Báthorys contribuèrent beaucoup au développement économique et démographique de la ville qui, à l'époque, ne pouvait se comparer en Transylvanie qu’à Brașov. Ainsi, bien que la capitale politique de la principauté était à Alba Iulia, Cluj était le principal centre culturel et économique ainsi que l'un des trois grands centres religieux de Transylvanie (les deux autres étant Alba Iulia et Biertan).

En 1699, à la suite du traité de Karlowitz, la Transylvanie intégra l’Empire d'Autriche tout en gardant son statut de principauté autonome. En 1704 le général impérial Rabutin commença à détruire les remparts de la ville pour qu'elle perde son importance militaire et pour qu'elle ne représente pas un danger pour le pouvoir de Vienne. En 1715, l'armée impériale démarra la construction d’une forteresse de style Vauban sur la colline de la Citadelle, surmontant la ville. De 1790 à 1848 et de 1861 à 1867 Cluj fut la capitale de la Transylvanie, ce qui entraîna la modernisation de la ville ainsi que l'accroissement du nombre de ses habitants roumains.

Les habitants de Cluj ayant pris partie à la révolution de 1848, la capitale de la Transylvanie fut transférée de Cluj à Sibiu afin d'être mieux contrôlée par le pouvoir de Vienne. À la suite de la constitution de l’Autriche-Hongrie en 1867, Cluj et toute la Transylvanie réintégrèrent le Royaume de Hongrie. En termes économiques et démographiques, Cluj était la deuxième ville du royaume, après Budapest. La deuxième moitié du XIXe siècle connut des grands changements tant au niveau de l’urbanisme (les remparts furent démolis afin d'ériger des grands ensembles architecturaux tels que les hôpitaux de la rue Clinicilor ou certains autres bâtiments du centre ville) qu'au niveau politique et démographique (l'essor de la bourgeoisie roumaine, le mémorandum du groupe des autonomistes roumains). En 1918, lorsque la Transylvanie a voté son rattachement à la Roumanie, la ville de Cluj s'ouvrit massivement à la population roumaine des villages voisins.

Comme toute la Roumanie, Cluj fut soumise aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste en Transylvanie et communiste de février 1938 à décembre 1989.

À la suite du Deuxième arbitrage de Vienne, Cluj redevînt hongroise entre août 1940 et août 1944, tout en reprenant son nom hongrois, Kolozsvár. En étroite collaboration avec les nazis, les forces d'occupation y ont organisé un ghetto de mai à juin 1944.

Cluj fut ensuite occupée par les soviétiques de 1944 à 1952. Mû par le désir de recréer l'histoire de la nation roumaine, tout en mettant en lumière la continuité des Roumains sur ces lieux, en 1974 Nicolae Ceaușescu décida de rajouter la dénomination Napoca au nom de Cluj. Cependant, même après plus d'un quart de siècle après son changement de nom, la majorité des roumains appellent encore la ville de son ancien nom, c'est-à-dire Cluj. Les émigrés hongrois en Occident dénoncèrent cette politique nationaliste et cela contribua au discrédit du régime Ceaușescu. Conséquence de ces faits, une certaine tension nationaliste se fit jour après 1990, après la chute de la dictature et, par la suite, Cluj eut pendant plus d'une décennie un maire, Gheorghe Funar, représentant les partis nationalistes du pays.

L’épisode Funar passé en 2004, le développement actuel rassemble les Clujeois par-delà origines et différences et les tensions se sont apaisées. Un bon nombre de familles sont d'ailleurs mixtes et bilingues.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Rue piétonne de Bulevardul Eroilor.
La Louve capitoline ou Louve du Capitole, une donation de la ville de Rome.

L’architecture actuelle de la ville témoigne du fait que Cluj a toujours été une ville vivante. Depuis le Xe siècle on n'a jamais cessé de la construire et de la démolir pour la reconstruire. La plupart des bâtiments anciens ou des bâtiments qui ne correspondaient pas aux exigences esthétiques et utilitaires des nouvelles époques ont été démolis afin de faire place à des nouveaux édifices selon les nouveaux goûts et les nouvelles normes. Ce processus se reflète dans le nombre de bâtiments construits dans un style ou un autre. Ainsi, les bâtiments en style gothique construits avant le XVIe siècle ont été préservés jusqu'aujourd'hui exclusivement à cause de leur forte valeur symbolique. C’est le cas de quelques églises ou bien de la Casa Matei Corvin et c'est aussi la raison du nombre réduit d'édifices gothiques qu'on peut voir de nos jours. Les bâtiments gothiques du centre-ville ont été démolis pour faire place aux édifices baroques et rococo du XVIIIe siècle qu'on voit autour de la Piața Unirii, alors que d'autres bâtiments moins imposants ou les murs de la deuxième enceinte ont été démantelés afin de pouvoir ériger les complexes architecturaux en style néogothique, sécession ou éclectique de la Piața Avram Iancu ou de la Piața Mihai Viteazul.

Au cours des siècles des nombreux bâtiments ont été rénovés à différentes époques dans les styles spécifiques à l'époque de la rénovation.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

La rue Matthias Corvin, roi de Hongrie, né à Kolozsvár. Au fond se trouve la Casa Matei (XVe siècle) où, selon la tradition, le roi est né. À présent, elle est le siège des Beaux-Arts.

La première enceinte médiévale de la ville (qui à l'époque s'appelait Castrum Clus) date du IX-XIIe siècle. Pourtant, le seul bâtiment de cette première ville de Cluj que l'on peut encore voir en surface est une tour de fortification bâtie au cours de la première moitié du XIIIe siècle. Elle abrite aujourd'hui une partie du musée de spéléologie.

La deuxième enceinte fortifiée de la ville a été construite au cours du XVe siècle, mais des travaux de rénovation ont été poursuivis un siècle plus tard. Les murs, qui entouraient une surface de 45 ha, ont été abattus presque en totalité au XIXe siècle. Des vingt tours et bastions de cette fortification il en reste encore deux.

L’architecture gothique civile est représentée de nos jours par un nombre réduit d'édifices. Les plus représentatifs sont Casa Matei Corvin et la Casa Hintz qui abrite le musée de la Pharmacie.

Les bâtiments en style baroque et rococo sont nombreux dans cette partie de la ville qui était entourée par les remparts de la deuxième enceinte. Rappelons que Palatul Bánffy, l'un des plus beaux ouvrages baroques de la Transylvanie, se trouve à Cluj-Napoca et à présent il abrite le musée des beaux-arts.

L’importance et la vitalité de Cluj au tournant du siècle se reflète au mieux dans les nombreux édifices bâtis en style sécession et éclectique. Faisons mention ici de : Palatul Babos, Palatul Berde, Palatul Elian, Palatul Urania, Palatul de Justiție, Palatul Prefecturii, Palatul de Finanțe.

Des nombreuses villas fin-de-siècle parsèment les quartiers résidentiels d'Andrei Mureșanu, de Gruia et de Grigorescu.

Le cubisme fit son entrée dans l'architecture de Cluj dans les années trente du XXe siècle. Les ouvrages les plus beaux construits dans ce style sont Colegiul Academic de la rue Kogălniceanu, l'un des bâtiments de l’université d'art et d'esthétique et le bâtiment du Club de l'Armée qui abrite aussi le cinéma Victoria.

L'architecture sous le régime communiste : Palatul Telefoanelor, etc.

L'architecture contemporaine — réalisations et projets d'avenir.

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'Église piariste La Sainte Trinité (en franco-roumain Église Piariștilor Sfânta Treime de Cluj)
L'intérieur de l'Église catholique romaine Saint-Michel (en franco-roumain Église Sfântul Mihail din Cluj.)

Patrimoine culturel et artistique[modifier | modifier le code]

Musées, galeries, espaces d'exposition[modifier | modifier le code]

Le bastion des Tailleurs et un fragment des remparts de la deuxième enceinte. On y voit bien le chemin de ronde.

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

  • La Bibliothèque universitaire centrale Lucian-Blaga de Cluj-Napoca, fondée en 1872, est la bibliothèque pluridisciplinaire de l'Université Babeș-Bolyai. Elle a des filiales dans chacune des facultés de l'université Babeș-Bolyai. Conjointement avec ses filiales, elle met à la disposition des lecteurs quelque 3 600 000 ouvrages, dont environ 500 000 périodiques, consultables dans les 55 salles de lecture qui disposent de plus de 2 100 places ;
  • Les bibliothèques spécialisées des autres universités et des différents centres et instituts de recherche ;
  • La Filiale de Cluj de la Bibliothèque de l'Académie Roumaine a été fondée en 1950 en assemblant les collections de plusieurs anciennes bibliothèques transylvaines, notamment les collections des institutions religieuses mises hors la loi par le régime communiste à la fin des années 1940 ;
  • La Bibliothèque départementale Octavian Goga offre aux lecteurs un fonds de plus de 760 000 ouvrages ;
  • Les bibliothèques des centres culturels étrangers.

Salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Le théâtre national Lucian-Blaga et l'Opéra Roumain, XIXe siècle
Le théâtre et l'Opéra Hongrois d'État, XIXe siècle

Cinémas[modifier | modifier le code]

La crise économique qui a suivi la chute du régime communiste a eu des effets dévastateurs pour le cinéma roumain, filière distribution y comprise. Ainsi, pas moins de cinq salles de cinéma ont dû fermer à Cluj-Napoca au cours de la dernière décennie du XXe siècle. En 2009 il ne reste que trois salles au centre ville (Arta, Republica et Victoria) ainsi que plusieurs autres dans deux centres commerciaux (CinemaCity avec dix salles dans le centre commercial Iulius Mall et Odeon Multiplex avec huit salles dans le centre commercial Polus). Cependant, courant 2009 les autorités locales envisagent la réhabilitation des cinq salles fermées dix ans auparavant. Les cinq salles (dont une située au centre-ville et les autres dans les quartiers de Mănăștur et de Mărăști) devraient ouvrir leurs portes courant 2010[1].

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Kürtőskalács - pâtisserie transylvaine

Vues les conditions géographiques, historiques et culturelles de la Transylvanie (région située aux confins de l'Occident et de l'Orient), la cuisine de la région a subi les influences de ces deux grands espaces culturels, qu'elle a su fusionner dans un esprit distinct.

Démographie[modifier | modifier le code]

Place de l'union avec l'église Saint-Michel et le groupe statuaire du roi Matia Corvin réalisé par János Fadrusz au début du XXe siècle.

Aujourd’hui, la majorité de la population est roumaine (79,5 %), et il existe une importante minorité hongroise (19 %). À côté de ces populations vivent aussi des communautés tsiganes (1 %), allemandes (0,2 %) et juives (0,07 %) (voir l’article Synagogue de Cluj-Napoca).

Recensement[2],[3] Structure ethnique
Année Population Roumains Magyars Allemands Juifs Roms Ukrainiens Serbes Slovaques Autres
1453 est. 6 000[4]
1703 7 500[5]
1714 5 000[6]
1785 9 703[5]
1835 14 000[7]
1850 19 612 4 116 12 317 1 587 535 585 472
1880 32 831 5 618 23 676 1 437 4 23 125 1 948
1890 37 184 5 637 29 396 1 357 8 21 115 650
1900 50 908 7 185 41 311 1 785 9 22 83 513
1910 62 733 8 886 51 192 1 678 6 41 107 823
1920 85 509 29 644 42 168 2 075 10 638 984
1930 103 840 36 981 55 351 2 728 6 722 559 237 39 139 1 084
1941 114 984 11 255 98 502 1 618 2 669 618 36 11 46 229
1956 154 723 74 623 77 839 1 115 525 237 24 21 24 315
1966 185 663 104 914 76 934 1 333 1 689 178 42 50 34 489
1977 262 858 173 003 86 215 1 480 1 009 628 50 28 32 413
1992 328 602 251 697 74 591 937 35 1 047 67 16 25 187
2002 317 953 252 433 60 287 734 217 3 029 146 12 25 107
2011 324 576

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Miroir d'eau dans le Parc Central.

Ville d'art et d'histoire connaissant un boom économique fulgurant, Cluj offre toutes les facilités d'une grande ville européenne, un cadre de vie plaisant et de nombreuses possibilités récréatives tant intra-muros qu'aux alentours. Fière de son patrimoine historique et culturel, la ville est en même temps bien branchée sur les nouvelles tendances technologiques du XXIe siècle : Cluj possède le plus grand réseau sans fil gratuit en Roumanie[8].

Environnement[modifier | modifier le code]

Cluj se confronte à un déficit d'espaces verts (seulement 7,18 m2/habitant) d'autant plus durement ressenti que les parcs et jardins sont distribués de façon déséquilibrée dans la ville. Ainsi, la zone centrale bénéficie d'une concentration de grands espaces verts (on y trouve notamment le parc Central et le parc de la Citadelle qui se font face sur les deux rives de Someșul Mic, le Parc Ion Luca Caragiale tout proche et, plus au sud, le Jardin botanique Alexandru Borza) alors que les quartiers périphériques tels que Mănăștur ou Mărăști sont presque dépourvus de grands espaces verts. En effet, le grand ouest de la ville ne possède qu'un seul grand parc (le Parc Iuliu Hațieganu qui inclut aussi une base sportive) alors que le grand est n'en a que deux (le Parc des cheminots et le Parc Aurel Vlaicu).

Ce déficit est plus ou moins compensé par les grands forêts qui entourent la ville. Les réserves biologiques (Fânațe, Valea Căprioarelor, Les Gorges de Baciu, de Tureni et de Turda, etc.) et les montagnes toutes proches offrent des possibilités d'escapade.

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

Le rectorat de l'Université Babeș-Bolyai.
L'Université technique, rue Barițiu (en hongrois Malom utca, la rue du Moulin)

Compte tenu des plus de 80 000 étudiants fréquentant les 6 universités publiques ainsi que des milliers d'étudiants inscrits aux 5 universités privées de la ville, Cluj est le deuxième centre universitaire de la Roumanie.

  • Universités privées : Universitatea « Avram Iancu », Universitatea « Bogdan Voda », Universitatea Crestina « Dimitrie Cantemir », Universitatea « Sapientia », Universitatea « Spiru Haret » ;

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Cour intérieure de l'un des bâtiments de l'Université Babeș-Bolyai.
L'ancien Monastère Franciscain abrite à présent le Lycée de Musique.
L'un des bars culturellement actifs (Insomnia) de la ville.

Cluj est l'un des centres culturels et artistiques les plus vifs de la Roumanie.

Les arts du spectacle sont représentés notamment par les domaines du théâtre, de l'opéra et de la musique. On y trouve cinq grandes compagnies de théâtre professionnel (la Compagnie du Théâtre National « Lucian Blaga », la Compagnie du Théâtre Hongrois de Cluj, la Compagnie « Théâtre Impossible », la Compagnie ArtAct et la Compagnie de Théâtre de Marionnettes Puck) ainsi que plusieurs compagnies de théâtre amateur. En ce qui concerne l'opéra, Cluj se vante d'abriter deux compagnies: la Compagnie Nationale d'Opéra Roumain et la Compagnie d'Opéra Hongrois de Cluj. Tous les spectacles de théâtre et d'opéra en hongrois peuvent être suivis par le public roumain grâce à un système de traduction / interprétation simultanée. Quant à la musique, à part les nombreux groupes (dont certains, tels que Nightlosers, Kumm, Grimus ou Luna Amară, sont connus aussi à l'étranger) ancrés dans des genres et styles musicaux contemporains, on y trouve l'Orchestre Philharmonique de Cluj et le « Gaio » big-band de jazz.

Vu que Cluj est un grand centre universitaire, le marché du livre est de taille. On y trouve une vingtaine de maisons d'édition, dont certaines ayant une bonne réputation au niveau national. Les nombreuses librairies et bouquinistes qui parsèment la ville offrent un fonds de livres très riche tant en roumain qu'en plusieurs langues étrangères (et notamment en hongrois, en allemand, en anglais et en français). En outre, on y organise plusieurs foires et salons du livre par an, dont « Gaudeamus », « Kilipirim » ou bien la « Foire du livre ancien ». Au niveau des événements littéraires, à part les salons et les foires du livre, plusieurs librairies, associations et/ou institutions organisent des cénacles littéraires et des lectures publiques faites par des auteurs roumains et étrangers.

Les nombreux centres culturels étrangers (allemand, américain, britannique, chinois, français, italien, japonais) s'impliquent dans la promotion de la culture de leurs pays respectifs en organisant des événements et des manifestations culturelles des plus diverses. Le Centre Culturel Français de Cluj offre de nombreuses activités aux Roumains qui veulent se familiariser avec la langue et la culture françaises et aux Français désireux d'en savoir davantage sur la Roumanie et sur la ville de Cluj[9]. Enfin, le tableau ne serait pas complet sans rappeler les événements déroulés dans les espaces non conventionnels (concerts, expositions, spectacles etc.) organisés tant par des associations culturelles (dont la Fabrica de Pensule et la Fondation Tranzit qui, en se proposant de promouvoir l’art expérimental contemporain, se sont impliquées dans plusieurs projets d'envergure internationale) que par des cafés. En effet, la plupart des grands cafés du centre ville (souvent situés dans les caves des anciens immeubles ou bien occupant des grands appartements au premier étage des bâtiments du XVIIe siècle - XIXe siècle) organisent des concerts, bien sûr, ainsi que des expositions de photographie et d'art plastique, des spectacles de théâtre (souvent expérimental et d'avant-garde) ou des cénacles littéraires et des rencontres avec différents artistes et écrivains.

Quant au niveau des infrastructures, la ville se propose d'améliorer ses capacités d'accueil. Ainsi, début 2009, plusieurs projets sont en déroulement. La construction d'un nouveau Palais de la Culture démarrera au cours de l'année 2010. Il sera bâti sur un terrain de 1,2 ha situé 106, Bulevardul 21 Decembrie 1989. Ce bâtiment multifonctionnel servira notamment de siège à l'Orchestre Philharmonique de Cluj. En outre, il abritera des espaces d'exposition, des salles de conférences, un café etc[10].

Le Centre de Culture Urbaine, abrité par le Bastion des Tailleurs qui vient d'être rénové, ouvrit ses portes en mai 2009. Il met à la disposition des visiteurs un espace expositionnel, une petite bibliothèque et un café ouvert aux débats et aux manifestations culturelles[11].

Festivités et événements[modifier | modifier le code]

Kiosque à musique dans le Parc Central

Depuis le début des années 2000, de plus en plus de grands groupes, voire des supergroupes, ont donné des concerts à Cluj, Sugababes, Beyoncé Knowles, Iron Maiden ou Asia étant parmi ceux qui ont atteint de très grades audiences. Dans les clubs locaux font des apparitions régulières des DJs tels André Tanneberger, Tania Vulcano, Satoshi Tomiie, Yves Larock, Dave Seaman, Plump DJs, Stephane K ou Andy Fletcher.

Médias[modifier | modifier le code]

Quelques journaux, magazines et revues publiées à Cluj.

Cluj est le plus important centre média de Transylvanie. On y trouve les sièges des plus importantes télévisions, radios et journaux régionaux.

On peut classifier les journaux régionaux en deux grandes catégories: les éditions régionales des journaux nationaux (car presque chaque journal national sort aussi une édition dédiée à la Transylvanie, diffusée en parallèle avec l'édition nationale) et les journaux purement régionaux. Parmi ceux derniers, on compte à Cluj-Napoca six quotidiens payants dont quatre en roumain (Făclia de Cluj, Foaia Transilvană, Monitorul de Cluj et Ziua de Cluj) et deux en hongrois (Krónika et Szabadság), ainsi que deux quotidiens gratuits (Informația Cluj et Cluj Expres). Mis à part les quotidiens, cinq journaux hebdomadaires complètent le paysage de la presse écrite de la ville, dont quatre en roumain (le tabloid Viața Clujeanului, l'hebdomadaire généraliste Gazeta de Cluj, l'hebdomadaire économique Săptămâna Clujeană et l'hebdomadaire de petits annonces, diffusé dans toute la Transylvanie, Piața A-Z) et un (Erdélyi Napló) en hongrois. Tous ces journaux ont aussi des éditions en ligne.

La presse culturelle compte six journaux / revues en roumain (Apostrof, Idea, Steaua, Tribuna, Verso et Echinox) et deux en hongrois (Helikon et Korunk). Toutes ces publications sortent de façon bi-mensuelle ou mensuelle et sont diffusées à l'échelle nationale.

Parmi les télévisions locales, la TVR Cluj (chaîne publique) et la One TV (chaîne privée) transmettent dans la région, alors que la NCN (télévision par câble) transmet dans la ville. D'autres chaînes nationales ont aussi des programmes locaux. Toutes les chaînes de télévision transmettent également des programmes en hongrois.

La ville dispose en outre de quatre stations de radio, dont trois qui transmettent surtout en roumain, tout en ayant aussi des émissions en hongrois (Radio Transilvania Cluj, Radio Cluj et Radio Impuls) et une qui transmet en hongrois (Paprika Rádió). D'autres stations nationales transmettent aussi des programmes locaux.

Religion[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

Un coin dans le Jardin Botanique.

Balades, randonnées, équitation, découverte de la nature, spéléologie, vélo, loisirs en eau vive, parapente, escalade, ski etc.

Les skieurs qui ne veulent pas quitter la ville trouvent une piste sur la colline de Feleac. La piste, d'une longueur de 750 mètres pour une différence d'altitude de 98 mètres, est éclairée pendant la nuit et elle est dotée de canons à neige et de téléski à câble bas. Elle est idéale pour les skieurs de niveau moyen.

Sports[modifier | modifier le code]

Gymnase sur les rives de Someșul Mic

La plupart des sports sont représentés dans la ville. La piste de la colline de Feleac située à l'extrémité sud de la ville et les Monts Apuseni à l'ouest de la ville offrent la possibilité de pratiquer le ski en hiver.

Cluj-Napoca compte vingt-quatre complexes sportifs d'intérêt local et national. Ensemble, ces complexes mettent à la disposition des clujeois : 6 bassins de natation et water polo / 9 gymnases / 3 salles d'haltérophilie / 4 salles de culturisme / 1 salle de boxe / 1 salle d’escrime / 2 salles de judo / 2 salles de bowling / 2 salles de tennis de table / 1 salle de tennis / 62 terrains de tennis / 15 stades et terrains de football / 1 terrain de rugby / 5 terrains de volley-ball / 11 terrains de handball / 8 terrains de basket-ball / 4 aires d’athlétisme / 1 mur d’escalade / 2 centres de tir sportif / 1 patinoire / 1 circuit de karting / 1 hippodrome / 1 aérodrome et une tour de parachutisme[13].

En outre, plusieurs piscines, de nombreuses salles de fitness et des terrains de football et de tennis parsèment les quartiers de la ville. Les intéressés peuvent aussi faire de la parapente, du hippisme, du paintball, de l'escalade (sur mur d'escalade ou sur rocher), du golf ou bien du vélo tout terrain[14]. Chaque avril, les intéressés peuvent participer au marathon de Cluj, compétition internationale ouverte aux professionnels comme aux amateurs, qui se déroule dans les rues du centre ville[15].

En ce qui concerne le sport de performance, des nombreux sportifs appartenant à plusieurs clubs clujeois se sont faits remarqués au niveau national et international. Parmi les clubs sportifs de la ville, celui dont le palmarès est le plus riche est Clubul Sportiv Universitatea Cluj-Napoca. Ses sportifs ont obtenu des médailles olympiques en handball, volley-ball, judo et athlétisme, des médailles aux championnats européens en judo et des nombreux titres nationaux en athlétisme, alpinisme, natation, judo, escrime, tennis, ski, patinage artistique et de vitesse, hockey sur glace, basket-ball, handball, et volleyball[16].

Quant au football, l'une des meilleures équipes de la Roumanie est une équipe de Cluj-Napoca : CFR Cluj.

Administration et organisation[modifier | modifier le code]

Hôtel de Ville de Cluj-Napoca
Article détaillé : Liste des quartiers de Cluj-Napoca.

Cluj est administrée par un maire (en roumain: primar) et un conseil municipal formé de 27 conseillers élus au suffrage universel tous les quatre ans. La ville est divisée en 23 quartiers, dont 8 construits (voire encore en construction) après la révolution de 1989. Afin de faciliter l'accès du citoyen aux structures de l'administration municipale, la Mairie de Cluj-Napoca a établi des filiales (mairies de quartier) dans les plus grands quartiers de la ville. Dans l'avenir, chaque quartier disposera d'une telle mairie de quartier.

Ancienne capitale de la Transylvanie, Cluj est la plus grande ville de la région de développement Nord-Vest . En tant que chef-lieu du județ de Cluj, Cluj-Napoca abrite la préfecture et le conseil départemental (consiliul județean) de Cluj. En outre, Cluj est le centre d'une aire métropolitaine étendue sur 1 537,54 km² et avec une population d'environ 380.000 habitants.

La ville accueille aussi les représentations consulaires de l'Hongrie, de l'Italie, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Turquie.

Justice[modifier | modifier le code]

Le Palais de Justice (Palatul de Justiție din Cluj)

Cluj abrite la Cour d'appel de Bistrița-Năsăud, de Cluj, de Maramureș et de Sălaj. Conformément au système judiciaire roumain[17], le ressort du Tribunal de Grande Instance de Cluj (Tribunalul Cluj) s'étend sur les quatre tribunaux de première instance (judecătorii) du Județ de Cluj (tribunaux de Dej, de Gherla, de Turda et de Huedin). La ville possède aussi un tribunal de commerce et un tribunal militaire. Toutes les institutions judiciaires de Cluj (sauf le tribunal militaire) siègent dans le Palatul de Justiție.

Selon les informations officielles, le taux de criminalité de Cluj se situait en 2006 à 268 affaires par 100 000 habitants, c'est-à-dire juste en dessus de la moyenne nationale[18]. En ce qui concerne les délits les plus récurrents, la corruption et la sécurité dans les transports publics restent à un niveau inquiétant.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Cluj dispose de onze établissements hospitaliers, dont neuf sous l'administration du Conseil départemental de Cluj et deux (ceux d'oncologie et de cardiologie) sous celle du Ministère de la santé. En outre, on y trouve plus d'une centaine de cabinets médicaux privés[19].

Début 2009, le Conseil départemental de Cluj a démarré un projet qui prévoit la construction d'un nouveau Centre Hospitalier Régional dans la commune de Florești, c'est-à-dire à 3–4 km de Cluj-Napoca[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Cluj est un important pôle de développement régional.

Industrie[modifier | modifier le code]

Bâtiment de bureaux près du centre-ville

La ville dispose de trois parcs industriels et, dès 2008, les autorités locales envisagent la construction d'un quatrième[21]. La plupart des branches industrielles sont présentes aux alentours de Cluj. Ainsi, on y trouve nombre d'entreprises activant dans l'agro-alimentaire (Napolact), l'automobile, la construction ferroviaire, l'industrie chimique, l'industrie des matériaux de construction, l'industrie pharmacéutique, la production d'énergie, les technologies de pointe, le textile etc. Parmi les grands groupes présents à Cluj rappelons Bombardier, Emerson, Ranbaxy.

En faisant une forte concurrence à Bucarest, Cluj est en train de devenir le plus important centre TIC de la Roumanie[22],[23]. On y trouve environ 250 entreprises activant dans ce domaine[24] (dont Nokia, présente avec une usine et un centre de recherches), outre plusieurs centres de recherches qui profitent du fait que la ville soit en même temps un grand centre universitaire.

Services et commerce[modifier | modifier le code]

Le boulevard des Héros (en roumain Bulevardul Eroilor, dénomination hongroise traditionnelle : Deák Ferenc utca) est l'une des principales artères commerciales de Cluj.

Outre le secteur des services d'information et de communication, le secteur des services financiers y est bien représenté. Forte de ses environ 25 banques, de ses sociétés d'assurance et de courtage ainsi que de ses fonds d'investissement, la ville de Cluj est le deuxième pôle financier du pays[25]. D'ailleurs, le siège central de Banca Transilvania, l'une des plus grandes banques de la Roumanie, ainsi que les sièges des quelques-unes des plus importantes sociétés de brokerage roumaines se trouvent à Cluj-Napoca.

La ville disposait fin 2008 de cinq centres commerciaux: Polus (avec un hypermarché Carrefour), Iulius Mall (avec un hypermarché Auchan), Sigma Shopping Center, Sora Shopping Center et Central. Deux autres centres commerciaux (Atrium[26] et Akademia[27]) vont bientôt ouvrir leurs portes. D'autres grands distributeurs (dont Cora, Metro, Praktiker, Real etc.) sont aussi présents sur le marché local. Tout cela fait que, du point de vue du rapport surface de distribution / habitant, Cluj occupe la première place des villes roumaines les mieux desservies.

Tourisme[modifier | modifier le code]

À part ses atouts naturels, historiques, culturels et économiques, la ville bénéficie aussi d'une situation géographique favorable. Ainsi, Cluj est-elle non seulement le plus important hub aérien de la Transylvanie, mais aussi le meilleur choix pour établir sa base afin de visiter toute cette région. En effet, la Transylvanie s'étend sur un rayon d'environ 250 km autour de cette ville.

Si en 2007 la ville était déficitaire du point de vue de ses capacités d'hébergement (environ 6 500 lits)[28], plusieurs hôtels ont commencé leur activité courant 2008[29]. Au moins quatre nouveaux hôtels (dont Golden Tulip, Ramada, Beyfin et EuroTrend) seront inaugurés courant 2009[30] et plusieurs autres devraient ouvrir courant 2010[31]. Ajoutons que sur le marché touristique local on peut compter environ 140 agences de tourisme[32].

Transports[modifier | modifier le code]

La Gare SNCFR de Cluj
Bus de la ligne 32b

Malgré un réseau de transport complexe, assurant des connexions routières, ferroviaires et aériennes avec la plupart des villes roumaines et avec un bon nombre de villes européennes, l'infrastructure actuelle de Cluj a du mal à satisfaire les besoins d'une ville en plein essor. Ce problème est en train d'être remédié et des nombreux chantiers en témoignent.

La ville se situe au carrefour de deux routes européennes, la E 60 reliant Brest à Constanta et la E 81 qui s'étend de Bucarest à Moukatchevo. Aujourd'hui, Cluj-Napoca souffre à cause de son infrastructure routière vieillie et est en mal de faire face à un trafic routier qui n'a pas cessé d'augmenter au cours des dernières années. L'autoroute A3 ou Autoroute de la Transylvanie, qui passe à l'ouest et au sud de la ville et qui sera achevée à l'horizon 2013 (et dont le tronçon Gilău-Turda sera utilisable dès décembre 2009), le boulevard périphérique est (dont la finalisation est prévue fin 2009) et le boulevard périphérique nord (dont la construction démarrera bientôt) permettront la décongestion du trafic.

Le transport extérieur par voie routière est assuré depuis la gare routière (Autogara) par plusieurs compagnies privées. Les cars partant de Cluj se répandent dans tous les coins de la Roumanie.

Le transport ferroviaire est assuré par la CFR (Compagnie des chemins de fer roumains). La CFR offre depuis la gare centrale de Cluj-Napoca des connexions directes avec toutes les grandes villes roumaines ainsi qu'avec Budapest. La gare centrale, située à moins de deux kilomètres au nord du centre-ville, est bien connectée à tous les quartiers de la ville par des tramways, des bus et des trolleybus. Mise à part la gare centrale, la ville est aussi desservie par deux gares de voyageurs secondaires (Gara Mica et Cluj-Napoca Est) réservées aux trains régionaux, ainsi que par une gare de fret.

La ville est dotée d'une plateforme aérienne gérée par le Conseil départemental Cluj (Consiliul judetean Cluj). L'Aéroport international de Cluj-Napoca (code AITA : CLJ), quatrième aéroport roumain selon le transit de voyageurs, se situe à 9 kilomètres à l'est du centre-ville. Des vols directs relient Cluj-Napoca une ou plusieurs fois par semaine à une trentaine de villes situées dans une dizaine de pays. Le développement économique de la ville et la croissance du nombre de voyageurs (de 20-30 % entre 2003 et 2007 et de 93 % en 2008[33]) ont entraîné des travaux de développement et d'agrandissement : deux nouveaux terminaux de passagers avec une capacité de plus de 2.000.000 passagers/an ont ouvert leurs portes en 2008 et en 2009. En outre, sur le planning de développement figurent aussi un nouveau terminal de fret et une nouvelle piste de 3 500 mètres[34].

En 2009, le réseau de transport en commun de Cluj intra-muros couvre environ 500 km (la ville ayant un réseau routier de plus de 700 km ; par ailleurs le réseau est en pleine expansion à la suite de l'édification de deux nouveaux quartiers) et comprend 3 lignes de tramway, 6 lignes de trolleybus et une trentaine de lignes de bus[35]. L'entier réseau de transport et le parc de voitures sont en train d'être modernisés[36]. À part le transport en commun, dans la ville roulent quelque 3300 taxis facilement accessibles et assez populaires en raison de leur prix relativement bas (environ 0,5 €/km)[37].

Le réseau de pistes cyclables unit les quartiers de l'est et de l'ouest de la ville. En 2009 le réseau atteint une longueur de 40 km, alors que dans le plan de développement il y a plusieurs projets qui impliquent l'agrandissement du réseau ainsi que la mise en place d'un système informatisé de location de bicyclettes[38].

Le réseau de transport de Cluj-Napoca a réceptionné des Renault Agora dont certains ont été transformés en trolleybus, des Renault R312 ainsi que des Saviem SC10 qui ont été vendus par la RATP.

Attractivité[modifier | modifier le code]

Cheile Turzii (Les Gorges de Turda)
Ruines de la forteresse de Coltești.
Le monastère de Nicula (XVIIIe siècle), département de Cluj (județ de Cluj). Renommée pour ses icônes, la commune Nicula se trouve à 51 km au nord-est de Cluj et à 3 km au sud de Gherla.

La région[modifier | modifier le code]

Cluj a la chance de se situer dans une région très diversifiée tant du point de vue géographique que du point de vue culturel. Avec les montagnes qui s'érigent brusquement à moins de 15 km du centre-ville, la pittoresque vallée de l'Arieș qui commence à moins de 40 km, les gorges de Turda, de Tureni et de Baciu toutes proches ou bien avec les villages traditionnels de la région Țara Călatei à l'ouest ou de Sic et de Bonțida à l'est, Cluj-Napoca offre des nombreuses possibilités d'escapades pour tous les goûts. Ajoutons encore que la région est parsemée de sévères forteresses médiévales qui contrastent avec les chaleureuses églises en bois ayant célébré au moins trois fois leur centenaire ou que l'architecture laïque traditionnelle change au fur et à mesure qu'on dépasse les collines.

De nombreuses stations de cure se trouvent à proximité. Băile Băița, Băile Cojocna, Băile Ocna Dejului, Băile Someșeni, Sovata et Băile Turda (avec ses mines de sel) offrent des cures d'eaux minérales et salées, alors que Băile Felix, Băile 1 Mai et Moneasa offrent des cures d'eaux minérales et thermales.

Des stations de sports d'hiver se trouvent à Băișoara, Arieșeni, Mărișel et Fântânele.

Dans un rayon de moins de 250 km autour de Cluj (Distances entre les villes roumaines) vous trouverez les églises fortifiées de Transylvanie, les églises en bois de Maramures, les forteresses daces des monts d'Orastie, de nombreux châteaux (dont celui de Hunedoara, le plus grand château de la Roumanie) ainsi que plusieurs villes médiévales, telles que Aiud, Alba Iulia, Bistrița, Făgăraș, Hațeg (petite ville aux environs de laquelle on trouve l'une des plus anciennes églises roumaines, celle de Densuș), Mediaș, Rupea, Sebeș, Sibiu, Sighișoara, etc.

Diversité et particularités[modifier | modifier le code]

  • Syncrétisme culturel en raison de la cohabitation historique de plusieurs communautés ethniques (Allemands, Arméniens, Juifs, Hongrois, Roumains), apercevable de nos jours dans les particularités architecturales, culinaires, musicales etc.
  • Kalotaszeg

Attractivité internationale[modifier | modifier le code]

Située à 440 km de Bucarest, à 466 km de Belgrade et à 416 km de Budapest, Cluj offre des perspectives intéressantes tant aux Clujiens désireux d'escapades, quant aux agents économiques locaux. Forte de ses atouts économiques et fiscaux, de sa tradition multiculturelle et de son cadre de vie, la ville de Cluj est l'une des quatre villes roumaines les plus attractives pour les expatriés et notamment pour les ressortissants de l'Union européenne (les trois autres villes étant Bucarest, Sibiu et Timișoara)[39]. L'essor économique de la ville et le grand nombre d'individus bien instruits qui parlent plusieurs langues attirent les européens désireux de diversifier leur expérience de travail, alors que les universités qui assurent des cours en plusieurs langues attirent les jeunes.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Cluj-Napoca est jumelé avec[40] :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ro) « Primăria va scoate la licitaţie cinematografele de cartier », sur Ziua de Cluj,‎ 22 juin 2009 (consulté le 30 septembre 2011)
  2. http://varga.adatbank.transindex.ro/?pg=3&action=etnik&id=5290
  3. http://www.edrc.ro/recensamant.jsp?regiune_id=2140&judet_id=2295&localitate_id=2296
  4. Ștefan Pascu (éd.), Istoria Clujului, Cluj-Napoca, 1974, p. 102.
  5. a et b Ștefan Pascu (éd.), idem, p. 222-223.
  6. Ștefan Pascu, Iosif Pataki, Vasile Popa, Clujul (ghid istoric), Cluj, 1957, p. 60.
  7. Ștefan Pascu (éd.), ibidem, p. 222-223.
  8. Liste de sites de Cluj-Napoca assurant une connexion Wi-Fi gratuite
  9. « Institut Français de Cluj-Napoca » (consulté le 10 mais 2013)
  10. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=23060
  11. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=24712
  12. (en) Site officiel
  13. http://www.dsjcluj.ro/baze-sportive/baze-sportive-cluj-napoca.php
  14. http://www.cluj.info/general/adrese.php?from=0&cat=52
  15. Site officiel du marathon de Cluj, en anglais.
  16. http://www.u-cluj.ro/index.php?option=com_content&view=article&id=46&Itemid=55
  17. http://www.ca-paris.justice.fr/index.php?rubrique=11088&ssrubrique=11111&article=15999
  18. https://statistici.insse.ro/shop/index.jsp?page=tempo3&lang=ro&ind=JUS107A
  19. http://www.primariaclujnapoca.ro/docs/propiecte%20dezbateri/strategie/Anexa%2010%20-%20INFRASTRUCTURA.pdf
  20. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=22185
  21. http://www.zf.ro/eveniment/clujul-negociaza-doua-investitii-de-un-miliard-de-euro-si-mai-are-nevoie-de-un-parc-industrial-3097909/
  22. http://www.kpmg.ro/dbfetch/52616e646f6d495635fc7e2c4b7980b7d39a666c898ae26c8bd08dff34e9b68c/best_destination_en.pdf
  23. http://itonews.eu/en/news/news-romania/cluj-napoca-named-on-kpmg/index.html
  24. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=30942
  25. http://www.zf.ro/burse-fonduri-mutuale/clujul-bate-bucurestiul-la-castigul-fondurilor-mutuale-3032983/
  26. http://www.zf.ro/zf-english/dawnay-day-invests-135m-euros-in-cluj-and-arad-3039998/
  27. http://www.akademiacenter.ro/
  28. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=8905
  29. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=21714
  30. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=23554
  31. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=21514
  32. http://www.primariaclujnapoca.ro/proiecte-dezbateri/04-05-06/Material%20modificat%20in%20urma%20dezbaterii%20publice%20(3).pdf
  33. http://www.airportcluj.ro/index.php?section=3&page=14
  34. http://www.airportcluj.ro/index.php?section=3&page=15
  35. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=28430
  36. http://www.primariaclujnapoca.ro/HCL%5Chcl338_2005-08-02.aspx
  37. http://www.monitorulcj.ro/cms/site/m_cj/news/consilierii_locali_au_decis_limitarea_numarului_de_taxiuri_din_cluj_napoca_28292.html
  38. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=28271
  39. http://www.ziuadecj.ro/action/article?ID=23524
  40. (ro) « Orase infratite », sur Primaria Municipiului Cluj-Napoca (consulté le 2 juillet 2011)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Dorin Alicu, Ion Ciupea, Mihai Cojocneanu, Eugenia Glodariu, Ioana Hica, Petre Iambor, Gheorghe Lazarov, Cluj-Napoca, de la începuturi până azi, Cluj-Napoca, Clusium,‎ 1995 (ISBN 9789737924056)
  • Gheorghe Bodea - Clujul vechi și nou, Cluj-Napoca, 2002.
  • (ro) Lukács József, Povestea orașului-comoară. Scurtă istorie a Clujului și monumentelor sale, Cluj-Napoca, Apostrof,‎ 2005 (ISBN 9789739279741)
  • Ștefan Pascu, Iosif Pataki, Vasile Popa, Clujul (ghid istoric), Cluj, 1957.
  • Ștefan Pascu (éd.), Istoria Clujului, Cluj-Napoca, 1974.

Lien externe[modifier | modifier le code]