Cloclo (film)

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Cloclo

Titre québécois Cloclo : La fabuleuse histoire de Claude François[1]
Réalisation Florent Emilio Siri
Scénario Florent Emilio Siri[2]
Julien Rappeneau
Acteurs principaux
Sociétés de production LGM Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre biographie
Sortie 2012
Durée 148 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Cloclo, ou Cloclo : La fabuleuse histoire de Claude François au Québec[1], est un film biographique français écrit[2] et réalisé par Florent Emilio Siri, sorti en 2012.

Pour la première fois utilisé lors de sa représentation au seizième festival City of Lights, City of Angels (COL-COA) à Hollywood[3], le titre international du film est My Way[4].

Synopsis[modifier | modifier le code]

La vie du chanteur populaire Claude François, de sa jeunesse à Ismaïlia et à Alexandrie jusqu'à sa mort tragique.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Projet originel[modifier | modifier le code]

Le projet d'un film sur Claude François prend forme en 2002, quand Antoine de Caunes propose à Claude François junior et son frère Marc l'idée de faire un film biographique sur leur père. Ces derniers, intéressés, désirant connaitre l'interprète qui l'incarnerait, l'animateur de Nulle part ailleurs suggère alors un acteur belge qu'il avait déjà en tête : Jérémie Renier. Ce que Claude François junior et son frère Marc approuvent : « Il m’a parlé d’un jeune acteur belge qui était en train de monter, et dont la ressemblance avec mon père était troublante. Je ne connaissais pas Jérémie Renier. J’ai vu un de ses films et j’ai tout de suite été convaincu[10] ».

L'année suivante, Claude François junior, producteur de Flèche Productions, et son frère Marc, producteur de 24 C Prod Ed, reçoivent le scénario de Yann Moix, intitulé Podium avec Benoît Poelvoorde dans le rôle d'un sosie du chanteur. Ils se sont alors dit: « qu’un film sur la vie de notre père pouvait encore attendre, alors que ce projet-là, il ne fallait pas le laisser attendre[10] ». Le projet est donc stoppé[11].

Sept ans après Podium[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Florent Emilio Siri croise souvent les producteurs de LGM Productions, Cyril Colbeau-Justin et Jean-Baptiste Dupont, qui lui proposent des films et en discutent au fil des années jusqu'au jour où ils parlent du projet sur la biographie de Claude François en l'invitant à regarder un documentaire sur ce chanteur[12]. Pour le cinéaste, « ce qu’il y a d’important pour un réalisateur, c’est d’avoir quelque chose à dire de personnel dans les films et d’avoir une manière à soi de dire les choses. [Il a] donc essayé, dans un premier temps, de [se] rappeler les souvenirs qu'[il] avait de Claude François »[5].

Grâce aux témoignages de proches du chanteur[13] et par l'intermédiaire d'une émission documentaire de Mireille Dumas que les producteurs lui montrent[14], Florent Emilio Siri découvre beaucoup d'éléments qu'il ignorait sur le chanteur, et souhaite révéler sur grand écran sa « maniaquerie obsessionnelle ou la mise en scène de son malaise lors d'un concert à Marseille en 1970[15] ». Cette déclaration du réalisateur fait peur aux coproducteurs de Flèche Productions, Claude François junior et Marc François, mais ceux-ci, en fin de compte, acceptent cette vision du film, lors des discussions avec l'acteur Jérémie Renier[11].

Florent Emilio Siri travaille sur le scénario pendant un an et demi, qui est coécrit avec Julien Rappeneau répondant à l'appel des deux producteurs de LGM Productions[5], et qui relate la vie du chanteur, de son enfance en Égypte jusqu'à sa mort tragique. « Mon idée, en tant que réalisateur, c'était de me mettre dans la peau de Claude François, qui vivait sur un rythme effréné ». Ensemble, ils développent les écritures grâce au soutien de Fabien Lecœuvre, le biographe du "chanteur à minettes"[5].

Audition[modifier | modifier le code]

Jérémie Renier, choisi pour incarner Claude François.

Fin novembre 2010, Jérémie Renier est officiellement choisi pour incarner Claude François[16], comme le souhaitait Florent Emilio Siri parce que c'est « un acteur incroyable qui peut tout jouer et en plus c’est un énorme bosseur[17] ». Jérémie Rénier avait reçu une autre proposition pour ce rôle pour un projet non abouti une dizaine d'années auparavant[12]. Comme il connaissait mal la personnalité de Claude François avant de tourner le film, il a été surpris, au fil de ses recherches, de découvrir « un personnage fascinant »[12]. Avant de commencer le tournage, l'acteur a demandé quelques longs jours pour se préparer à rentrer dans la peau du personnage : « J'avais beaucoup de choses à apprendre. Je ne savais ni chanter ni danser ni jouer de la batterie, j'ai donc dû apprendre tout cela. J'ai aussi travaillé mon souffle en faisant beaucoup de séances d'abdos. En tout, j'ai suivi quatre mois de préparation intense, tous les jours. C'était dur, mais j'y ai pris beaucoup de plaisir également. Claude François faisait lui-même beaucoup de sport, il avait une vie très saine, il buvait rarement, ne fumait pas. Il fallait vraiment que je me conforme à tout cela[15] ». Il a donc travaillé pendant six mois au chant, à la danse, aux abdominaux et au souffle : il pouvait chanter en dansant deux heures en permanence, auprès d'un coach qui lui avait conseillé « des séries montant crescendo jusqu'à 1 200 abdos par jour »[18]. Chaque matin, avant les prises de vues, il doit passer deux heures au maquillage[19].

Sur le conseil de Jérémie Renier[17], le réalisateur a embauché son acteur récurrent Benoît Magimel, au début mars 2011, pour interpréter Paul Lederman[20], l'imprésario du chanteur. Pour les besoins de son rôle, il a dû prendre quelques kilos et apprendre à s'exprimer avec les gestes et l'accent juif marocain, en ajoutant une perruque bouclée, un faux nez et un faux ventre[15].

Juste après sa prestation dans le film Le Moine de Dominik Moll, Joséphine Japy incarne France Gall, la petite-amie du chanteur dont la rupture inspira à ce dernier la célèbre chanson Comme d'habitude : « Ce fut une révélation. (…) C'est en effet une responsabilité particulière. J'ai essayé de retranscrire ces moments-là de sa vie le mieux possible en évitant de reprendre les clichés[21] ».

Tom Dufour en jeune Claude François.

Alors que LGM Productions recherchait, en novembre 2010, « Enfant musicien de huit ans, blond, yeux bleus, petit et menu, ayant le sens du rythme et de la danse, musicien : violon (et percussions). Débrouillard et énergique. Une vraie personnalité » pour quatre jours de tournage[22], l'équipe du casting téléphone sur-le-champ aux parents d'un jeune élève du Conservatoire de musique et de danse de Tourcoing âgé d'onze ans après avoir reçu leur mail en décembre 2010 : il s'appelle Tom Dufour, correspondant parfaitement au profil de Claude François étant enfant, est officiellement engagé en février 2011[23].

En fin d'avril, le scénographe italien Adriano Sinivia prend le rôle de Louis Frozio[24], le chef d'orchestre de la Société des bains de mer de Monaco[25]. Ludivine est choisi pour le rôle de Madame Bourtayre et Maud Jurez en première épouse du chanteur, Janet Woollacott, tous deux au début de mai[24]. L'actrice débutante Sophie Meister, en juin, incarne l'Américaine Kathalyn Jones[24], la dernière compagne de Cloclo. En juillet apparaissent de nombreux acteurs plus ou moins connus comme Vincent Nemeth pour personnifier Bruno Coquatrix, le directeur de l'Olympia et Paul Périer dans le rôle de son propre père, le photographe Jean-Marie Périer[24].

Quant aux Clodettes, la chorégraphe Mia Frye, elle-même avec son mari Michel Ressiga[26] dirige les danseuses pour le besoin du film, et interprète l'une d'entre elles[10], aux côtés de jeunes nouvelles actrices Sophie Del Rosso et Marydanzaact.

Tournage[modifier | modifier le code]

Produit par Cyril Colbeau-Justin et Jean-Baptiste Dupont, le budget du film s'élève à 20 000 000 euros[15]. Le directeur de la photographie Giovanni Fiore Coltellacci opte pour des caméras 35 mm 3 perfos Arricam Lite, Arricam Studio et Arri 235, ainsi que des focales Masterprimes et les zooms Optimo Angénieux[27]. Le tournage a duré quatre mois et demi dans deux cent cinquante décors[28].

Le tournage débute en mars 2011[29] à Bruxelles en Belgique pendant cinq semaines. L'hôtel Métropole est transformé en London Hilton on Park Lane de Londres, le Cirque Royal est utilisé pour les marches du Palais de Justice de Paris et, à Etterbeek, le théâtre Saint-Michel devient l'Olympia, ainsi que l'autoroute de Nivelles, l'Aegidium, le Falstaff, l'Ancienne Belgique et un hôtel à Genval[11].

Au début du mois de mai, pour les besoins de la scène tournée en pleine nuit, le boulevard des Capucines où se trouve l'Olympia est reconstitué comme à l'époque des années 1960. La façade reprend les affiches de Claude François aux côtés de Johnny Hallyday et de Rika Zaraï[30].

À partir du 3 juin, douze jours durant, l'équipe se retrouve à Dannemois pour les prises de vues au Moulin de Dannemois, l'ancienne résidence secondaire du chanteur. Le jardin et la piscine sont recomposés à l'américaine[31]. Au dernier jour, Michel Drucker, ami proche du chanteur, assiste au tournage. Ému aux larmes en voyant Jérémie Renier maquillé en Claude François, il déclare : « J’ai l’impression de le voir là. Devant moi[19] ».

D'autres scènes sont tournées à Menton dans le décor naturel de la vallée du Fossan et de la plage du Marché[32], à Monaco où le chanteur débutait au Sporting Monte-Carlo et où il rencontre Frank Sinatra pour la premiere fois[28], et à Paris dans le 9e arrondissement de Paris, précisément dans la rue Mansart et la rue Pierre-Fontaine[33] en passant par les Studios d'Epinay-sur-Seine[15]. Le tournage se termine en mi-juillet 2011[11],[19] au Maroc pour se servir des décors de l'Égypte, son pays natal[28].

Montage[modifier | modifier le code]

Le montage du film est effectué durant l'automne et l'hiver 2011 jusqu'en février 2012, par le chef monteur Olivier Gajan, un des habitués du réalisateur qui était également à ses côtés, dans des studios de Boulogne à Boulogne-Billancourt[34].

À vrai dire, Florent Emilio Siri considère le montage comme un vrai scénario ou un storyboard visuel : « j’écris le film quatre fois. J’écris le scénario, après je storyboarde entièrement le film, après je re-travaille au tournage. Ce storyboard je ne le respecte pas toujours mais c’est une base solide car j’ai déjà imaginé la chose visuellement et m’appuyer dessus et après il y a le montage, c’est l’étape où c’est le film qui décide du rythme. Souvent dans les scénarios, on écrit les débuts et les fins de scènes, parfois au montage tu te rends compte que t’as pas besoin du début et qu’il faut aller directement dans la scène, c’est une question de rythme[35] ».

Musique[modifier | modifier le code]

Cloclo

Bande originale par Alexandre Desplat
Sortie 12 mars 2012
Enregistré 2011-2012
Durée 77:53
Langue français, anglais
Genre Variété française
Format CD, Téléchargement
Auteur Divers artistes
Compositeur Divers artistes
Alexandre Desplat
Producteur Alexandre Desplat
Label Sony Music

Albums par Alexandre Desplat

No Titre Auteur(s) Durée
1. 17 ans Claude François 3:44
2. Cette année-là Claude François 3:14
3. Je sais Claude François 3:02
4. Introduction Emperor Rosko
5. Respect (Live, Olympia, 21 mars 1967, Paris) Otis Redding 3:11
6. L'amour c'est comme ça Claude François 2:41
7. Reste Claude François 2:55
8. Comme d'habitude Claude François 4:09
9. My Way Frank Sinatra 4:34
10. Bélinda Claude François 2:39
11. Think James Brown 3:12
12. Le lundi au soleil Claude François 2:59
13. Le mal aimé Claude François 2:34
14. Soudain il ne reste qu'une chanson Claude François 3:07
15. I'm Your Boogie Man KC and the Sunshine Band 4:01
16. Magnolias for Ever Claude François 4:19
17. Alexandrie Alexandra (version longue remastérisée) 5:45
18. My Way Tom Evers 4:35
19. Original Soundtrack Cloclo Alexandre Desplat 16:47
77:53

Le compositeur Alexandre Desplat s'est associé à nouveau avec le réalisateur pour la cinquième fois afin de superviser la musique du film[36] alors qu'il venait tout juste achever les enregistrements pour Extrêmement fort et incroyablement près (Extremely Loud and Incredibly Close, 2011) de Stephen Daldry[6].

Une bande originale du film du même titre, réalisée par Sony Music, sort le 12 mars 2012[37],[38], réunissant les chansons de Claude François ainsi que le célèbre My Way interprété par Paul Anka et Frank Sinatra, Respect de Otis Redding

Toutefois, la musique s'ajoute également dans le film[39] Viens danser le twist de Johnny Hallyday, Le Nabout Twist de Claude François sous le pseudonyme de Koko dont ce fut son premier single raté, Poupée de cire, poupée de son de France Gall et Belles, Belles, Belles, le "premier" disque de Claude François.

Le songbook Cloclo publié aux Éditions Capte Note - Planète Partitions regroupe les partitions de la bande originale du film ainsi que des tubes de Claude François.

Promotion[modifier | modifier le code]

La première photo officielle du film est dévoilée, en mars 2011, par StudioCanal[40], avant que Le Parisien ne publie d'autres photos du tournage, en juin[41].

La production belge Nexus Factory révèle la première affiche du film sur son site[42] qui montre Claude François en pleine répétition d'un concert pendant l'été 1976, au-dessous on peut lire l'accroche suivante: « Destin d'un chanteur populaire ».

Le 17 décembre sur France 2, l'émission Tout un programme diffuse les premières images en exclusivité, ainsi que la présentation de l'affiche officielle du film montrant Jérémie Renier en « chanteur populaire » de profil perdu dans la lueur de l'obscurité[43]. Au mois de février 2012, la bande-annonce officielle est diffusée sur les sites web de cinéma où l'on voit défilier la jeunesse, les amours, la carrière, la gloire et la descente aux enfers du chanteur[44].

Réception[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

Cloclo fait partie des quinze films français les plus attendus sur les écrans[45], il sortira le 14 mars 2012 en Belgique[46], en France et en Suisse[7] même si, à l'occasion de cette sortie, les avant-premières s'offrent dans six villes dont Strasbourg est la première à projeter le 21 février 2012[47] avec la présence de Jérémie Renier et le réalisateur Florent Emilio Siri à l'UGC Ciné Cité Strasbourg[48].

La distribution canadienne Les Films Séville diffusera le film le 29 juin 2012 sous le titre Cloclo : La fabuleuse histoire de Claude François dans les salles au Québec[1].

La sortie du film en DVD et en Blu-Ray a eu lieu le 5 septembre 2012 sous la distribution de TF1 Vidéo[49].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Dans un entretien à l'Agence France-Presse, le 21 février 2012 publié par Le Nouvel Observateur, Josette François, la sœur du chanteur très proche de son frère, a abandonné toute collaboration au projet du film en désaccord avec ses neveux Claude junior et Marc avec qui elle a « définitivement coupé les ponts »[50].

Avant la sortie officielle, France-Soir considère que « Cloclo va "emballer" les Français »[51]. Pour Le Parisien, Jérémie Renier « incarne un Claude François plus vrai que nature. Cloclo ressuscité ! Clo-clone ! »[52]. Dans la critique du webzine Excessif, c'est « une histoire passionnante, écrite, réalisée et interprétée avec talent »[53]. Le Monde voit plutôt « le résultat est à la fois décevant et, plus encore, déconcertant. (…) Reste, évidemment, l'aspect cosmétique du film. Jérémie Renier campe un "Cloclo" à s'y méprendre (…). A la différence de son modèle, et sans doute faute d'avoir percé ce mystère, Cloclo met en scène un "mal-aimé" qui ne parvient pas à se faire aimer »[54].

Libération, en plein jour de la sortie du film, aperçoit plutôt que le réalisateur « a l'air de se foutre de Claude François comme de sa première communion. S'il vibre deux minutes en recréant l'ambiance surchauffée d'un live d'Otis Redding, il traite tout le reste sous la forme d'une sitcom détraquée avec, en guise de gags récurrents, un acteur (Jérémie Renier) qui n’est en définitive pas plus crédible (ou pas moins drôle) que Benoît Poelvoorde dans Podium, de Yann Moix, sur un chanteur minable qui se prenait pour Claude François[55] ».

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays Période Nombre d'entrée Classement Nombre de semaines Gains rapportés
Drapeau de la Belgique Belgique 14 mars 2012 ? entrées 8 5 994 738 [56]
Drapeau de la France France 14 mars 2012 1 740 581 entrées 16 5 -
Drapeau de la Suisse Suisse[57] 14 mars 2012 22 159 entrées 12 5 -

Le premier jour de sa sortie officielle à quatorze heures, Cloclo a recueilli 3 066 entrées pour 27 copies distribuées dans les salles parisiennes[58] et, à ce jour selon les chiffres du CBO Box-office, plus de 110 000 spectateurs dans toute la France[59],[60]. En pleine treizième édition du Printemps du cinéma ayant eu lieu entre le 18 et 20 mars, 670 401 spectateurs ont vu ce film dans 905 salles en cinq jours, se trouvant derrière le film comique Projet X de Nima Nourizadeh avec 439 974 entrées dans 248 salles[61]. Son démarrage est simultanément réussi et confus en comparaison de La Môme d'Olivier Dahan qui, en cinq jours, avait su séduire les 1 211 374 spectateurs en 2007[62].

Suivant CBO Box-office pour la semaine du 14 au 20 mars, le film en troisième démarrage de l'année compte 1 006 479 entrées dans 905 salles et s'approprie sa première place, détrônant Les Infidèles avec 2 047 319 entrées en trois semaines[63],[64]. En Suisse romande, il dénombre 6 655 entrées en une semaine[65]. La semaine suivante, du 21 au 27 mars, évincé par l'arrivée de Hunger Games de Gary Ross en première place avec 509 426 entrées, Cloclo se trouve au troisième rang avec 338 417 entrées (soit un cumul de 1 344 896 entrées), devant Projet X[66].

Trois semaines passées en France, malgré l'arrivée de Mince alors ! de Charlotte de Turckheim en première place et de La Colère des Titans de Jonathan Liebesman en seconde, Cloclo descend au cinquième rang avec une grosse revenue de 202 479 spectateurs[67].

Festivals[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des films français à succès tel que le dernier Intouchables d'Olivier Nakache et Éric Toledano désormais en clôture, les organisateurs du seizième festival City of Lights, City of Angels (COL-COA) à Hollywood annoncent au Nouvel Observateur qu'entre le 16 et 23 avril 2012, Cloclo s'engagera dans cette aventure pour « mieux faire connaître aux Américains la figure de Claude François, dont l'un des derniers projets, juste avant sa mort, était de venir s'installer à Los Angeles »[3]. Pour ce, Cloclo devient My Way comme titre international[4].

Du 17 au 22 avril a lieu le second Festival Rendez-vous avec le nouveau cinéma français (Rendez-vous, appuntamento con il nuovo cinema francese) à Rome, précisément dans quatre coins de la capitale de l'Italie (Il Cinema Fiamma, la Casa del Cinema, la Villa Medici et le centre Saint Louis), où projettent quarante longs-métrages français dont Cloclo étant présenté par Monica Scattini, Vladimir Consigny et Giovanni Fiore Coltellaci au Cinema Fiamma[68].

Le Festival du film de Cabourg se déroule entre 13 au 17 juin dans le Calvados, d'où Jérémie Renier décroche le Swann d’Or du meilleur acteur tandis que le réalisateur est nommé parmi les meilleurs réalisateurs[69].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

  • COL-COA 2012
    • Film d'ouverture
    • Prix spécial de la critique
    • Mention spéciale du public
    • Mention spéciale

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cloclo sur Commeaucinéma

Source[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Anonyme, « Cloclo : La fabuleuse histoire de Claude François », sur Cinoche,‎ 2012 (consulté le 11 avril 2012)
  2. a, b et c Ce qui fallait voir sur le site de StudioCanal
  3. a et b « Cloclo en route pour Hollywood », sur Le Nouvel Observateur,‎ 28 mars 2012 (consulté le 30 mars 2012)
  4. a, b et c (en) Boyd Van Hoeij, « My Way », sur Variety,‎ 29 mars 2012 (consulté le 11 avril 2012)
  5. a, b, c et d Anonyme, « [Sans titre »], sur Médias UniFrance,‎ Inconnue (consulté le 29 février 2012)
  6. a et b Cyrille Fritiere, « Alexandre Desplat composera la musique de "Cloclo" », sur Brain Damaged,‎ 26 novembre 2011 (consulté le 29 décembre 2011)
  7. a, b et c Anonyme, « "Cloclo" », sur Frenetic Films,‎ Inconnue (consulté le 18 mars 2012)
  8. Exclusif: les tops et les flops du cinéma français en 2012 sur BFM TV.com, publié le 7 janvier 2013, Simon Tenenbaum et Jamal Henni.
  9. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  10. a, b et c Alain Lorfèvre, « Jérémie Renier dans les pas de Cloclo », sur La Libre,‎ 17 mars 2011 (consulté le 26 juillet 2011)
  11. a, b, c et d Nicolas Crousse, « Jérémie Rénier dans la peau de Cloclo », sur Le Soir,‎ 12 avril 2011 (consulté le 25 juillet 2011)
  12. a, b et c « Interview de Florent Emilio Siri, Jérémie Rénier pour le film "Cloclo" », sur abusdecine.com,‎ 2012 (consulté le 23 mars 2012)
  13. Florian Loisy, « Cloclo ressuscité au cinéma », sur Le Parisien,‎ 17 juin 2011 (consulté le 26 juillet 2011)
  14. A. S., « Claude François 30 ans déjà », sur L'Avenir,‎ 3 mars 2008 (consulté le 4 octobre 2011)
  15. a, b, c, d et e Arnaud Bordas, « Il était une fois Claude François », sur Le Figaro,‎ 24 juin 2011 (consulté le 25 juillet 2011)
  16. Olivier Corriez, « Cloclo : Jérémie Renier sera Claude François », sur Exclusif,‎ 2 décembre 2010 (consulté le 25 juillet 2011)
  17. a et b Yannick Vely, « "Claude François était le Michael Jackson de son époque" », sur Paris Match,‎ 19 mars 2012 (consulté le 20 mars 2012)
  18. AFP, « Jérémie Renier, la promesse tenue du ciné belge qui redonne vie à "Cloclo" », sur L'Express,‎ 13 mars 2012 (consulté le 15 mars 2012)
  19. a, b et c Florian Loisy, Le Parisien : Cloclo ressuscité, Paris,‎ 17 juin 2011, 48 p. (résumé), p. 40
  20. Thierry Cadet, « Biopic Claude François : Magimel rejoint Renier », sur Charts in France,‎ 4 mars 2011 (consulté le 25 juillet 2011)
  21. Thierry Chèze, « Joséphine Japy, révélation du film "Le Moine" », sur L'Express,‎ 14 juillet 2011 (consulté le 8 février 2012)
  22. Anonyme, « Casting Garçon blond 8 ans pour film sur Claude François », sur Films en production,‎ novembre 2010 (consulté le 29 février 2012)
  23. Mathieur Thuillier, « Tom, 11 ans, dans la peau de Cloclo », sur Nord éclair,‎ 28 février 2012 (consulté le 29 février 2012)
  24. a, b, c et d Le site de Claude François dans la catégorie « Biopic "Cloclo" »
  25. Cédric Verany, « Monaco Débuts de CloClo à Monaco : Maria Callas était conquise ! », sur Nice-Matin,‎ 11 mars 2008 (consulté le 8 août 2011)
  26. Anonyme, « Casting danseur professionnel pour le tournage d'un film sur la vie de Claude François », sur Info.ParisDanse,‎ Inconnu (consulté le 27 octobre 2011)
  27. Anonyme, « "Cloclo" en tournage », sur TSSF,‎ 2010-2011 (consulté le 15 août 2011)
  28. a, b et c Olivier Royant, « Cloclo, le film évènement », [[Paris Match|Paris Match]], no 3273,‎ 9-15 février 2012, p. 1-8 (lire en ligne)
  29. Yannick Vely, « "Cloclo" bientôt au cinéma », sur Paris Match,‎ 21 mars 2011 (consulté le 25 juillet 2011)
  30. Frédéric Guitton, « En images : dans les coulisses du film «Cloclo» à Paris ! », sur You (Le Parisien),‎ 9 mai 2011 (consulté le 26 octobre 2011)
  31. P. C. (journaliste), « Moulin de Dannemois : Tournage du film "Cloclo" », sur Le Républicain,‎ 22 juin 2011 (consulté le 26 juillet 2011)
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  34. Alain Grasset et Jean-Louis Picot, « un "Cloclo" plus vrai que nature », sur Le Parisien,‎ 11 février 2012 (consulté le 12 février 2012)
  35. Vanessa Seva, « "Cloclo" : Rencontre avec Florent Emilio Emilio Siri », sur Filmosphere,‎ 13 mars 2012 (consulté le 31 mars 2012)
  36. (en) Anonyme, « Alexandre Desplat to Reunite with Florent Emilio Siri on "Cloclo" », sur Film Music Reporter,‎ 11 novembre 2011 (consulté le 29 décembre 2011)
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  45. Jean-Michel Comte, « Cinéma 2012 : Les 15 films français les plus attendus », sur France-Soir,‎ 30 décembre 2011 (consulté le 31 décembre 2011)
  46. Anonyme, « "Cloclo" », sur Nexus Factory (consulté le 4 février 2012)
  47. Anonyme, « "Cloclo" : les avant-premières », sur AlloCiné,‎ 16 février 2012 (consulté le 22 février 2012)
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