Clive Woodward

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Clive Woodward

alt=Description de l'image Clive Woodward.jpg.
Fiche d'identité
Naissance 6 janvier 1956 (58 ans)
à Ely (Angleterre)
Position centre
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
1974-1979
1979-1984
1984-1989
Harlequins
Leicester Tigers
Manly RUFC
? (?)
 ? (?)
 ? (?)
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
1980-1984
1980
Drapeau : Angleterre Angleterre
Drapeau : Lions britanniques et irlandais Lions
21 (16)
2 (0)
Carrière d'entraîneur
Période Équipe  
????-????
1990-1994
1994-1997
1997
1997-2004
2005
Manly RUFC
Henley
London Irish
Bath
Drapeau : Angleterre Angleterre
Drapeau : Lions britanniques et irlandais Lions

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 27 novembre 2013.

Clive Woodward né le 6 janvier 1956 à Ely (Cambridgeshire), est un ancien joueur de rugby, évoluant au poste de centre, avant de devenir l'entraîneur qui a conduit le XV de la Rose à la victoire lors de la Coupe du monde de rugby 2003.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après le refus de son père de le voir faire une carrière dans le football, il continue ses études. Lors de celles-ci, il joue au rugby, sport qu'il continue de pratiquer après ses études, d'abord aux Harlequins, puis aux Leicester Tigers. C'est ainsi qu'il devient international en 1980. Il jouera ainsi 21 fois pour l'Angleterre, terminant sa carrière en 1984 et participera à 2 tournées avec les Lions : 1980 et 1983.

En 1985, il rejoint pour raisons professionnelles l'Australie. Là, il étudie le rugby australien dont le développement est plus avancé. Cependant, il revient avec la certitude que les trois grandes équipes de l'hémisphère sud ne sont pas invincibles avec une bonne préparation.

De retour au Royaume-Uni en 1990, il deviendra entraîneur adjoint des London Irish. Puis en 1997, il devient entraîneur du XV de la Rose. C'est lui qui permet à celle-ci de passer dans le monde professionnel. Il a ainsi intégré l’utilisation de la vidéo, des entraîneurs spécialistes de chaque ligne, et a tissé des liens de collaboration étroite entre la sélection et les clubs.

Même s'il a été fortement attaqué par la presse lors de la Coupe du monde de rugby 1999, après la défaite en quart de finale contre les Springboks, il poursuit, gagnant enfin le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations 2003, puis battant les tenants du titre australien à domicile lors de la finale de la Coupe du monde de rugby 2003.

Il est anobli en 2004[1]. Bien que son contrat coure jusqu'à la coupe du monde 2007, et devant la retraite internationale de certains cadres de l'équipe comme Lawrence Dallaglio et Martin Johnson, et la détérioration des relations entre l'équipe nationale et les clubs anglais, il décide de démissionner de son poste.

Il a depuis été nommé entraîneur de l'équipe des Lions pour la tournée 2005 en Nouvelle-Zélande. Malgré le très faible temps de jeu de Jonny Wilkinson lors des dix-huit derniers mois, celui-ci est retenu par son « mentor » pour participer à la tournée des Lions de 2005. Il joue son premier match international depuis la coupe du monde 2003 le 23 mai au Millenium Stadium contre les Pumas. L'équipe des Lions britanniques et irlandais joue mal[2], mais Wilkinson marque 20 des 25 points de l'équipe, en réussissant six pénalités et une transformation, obtenant l'égalisation sur une pénalité accordée au bout de huit minutes d'arrêt de jeu. Et pourtant, cette équipe d'Argentine est privée de 25 de ses meilleurs joueurs en raison des championnats nationaux. La rencontre se termine donc par un match nul 25-25[3]. Les Lions concédent une lourde défaite contre la Nouvelle-Zélande, dans un match perdu 21-3[4] où le capitaine Brian O'Driscoll est blessé au tout début de la rencontre[5]. Le second test-match est perdu 48-18[6]. C'est Dan Carter qui brille en inscrivant deux essais, quatre transformations et cinq pénalités (trente-trois points), soit le meilleur total de points inscrits par un joueur contre les Lions[7]. Les Lions sont de nouveau battus 38-19[8],[9] et concèdent une défaite 3-0 dans la série, cela fait 22 ans qu'une série est clôturée sans victoire[8].

La gestion du groupe de Clive Woodward est remise en cause[10],[11].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Comme joueur[modifier | modifier le code]

Comme entraineur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) [PDF] London Gazette : n° 57155, supplément n° 1, p. 1, 31-12-2003
  2. (en) Robert Kitson, « Wilkinson rescues pride of Lions - Lions 25 - 25 Argentina », sur guardian.co.uk, The Guardian,‎ 24 mai 2005 (consulté le 16 août 2009)
  3. (en) « Lions 25-25 Argentina », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 23 mai 2005 (consulté le 16 août 2009)
  4. (en) « New Zealand 21-3 Lions », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 25 juin 2005 (consulté le 16 août 2009)
  5. (en) Paul Doyle, « All Blacks 21 - 3 Lions », sur guardian.co.uk, The Guardian,‎ 25 juin 2005 (consulté le 16 août 2009)
  6. (en) « New Zealand 48-18 Lions », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 2 juillet 2005 (consulté le 16 août 2009)
  7. (en) Michael Aylwin, « Carter is just unstoppable - New Zealand 48 - 18 Lions », sur guardian.co.uk, The Guardian,‎ 3 juillet 2005 (consulté le 16 août 2009)
  8. a et b (en) « New Zealand 38-19 Lions », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 9 juillet 2005 (consulté le 16 août 2009)
  9. (en) Robert Kitson, « All Blacks have evolved as Europe's best back-pedals - New Zealand 38 - 19 British and Irish Lions », sur guardian.co.uk, The Guardian,‎ 11 juillet 2005 (consulté le 16 août 2009)
  10. (en) James Standley, « Legend or loser? », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 12 juillet 2005 (consulté le 16 août 2009)
  11. (en) Robert Kitson, « High-flown Woodward jets out on a cloud of derision and failure », sur guardian.co.uk, The Guardian,‎ 11 juillet 2005 (consulté le 16 août 2009)

Liens externes[modifier | modifier le code]