Cleitos (compagnon d'Alexandre)

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Cleitos en grec ancien Κλεῖτος (v. -375 - †-328) est un officier de Philippe II de Macédoine et d'Alexandre le Grand. Surnommé « Le Noir », il futt stratège de Philippe II puis d’Alexandre.

Fils de Dropidès, un noble macédonien et frère de Lanicé, nourrice d'Alexandre, il sauve la vie du roi lors de la bataille du Granique, épisode dont les récits diffèrent fortement selon les historiens. Alexandre, aux prises avec le satrape perse Mithridate, ne voit pas un ennemi arriver derrière lui. Les troupes de Spithridatès, satrape perse de Lydie, encaissent la charge de la cavalerie des Compagnons. Spithridatès montre un grand courage dans la bataille et livre un combat singulier à Alexandre. Il manque de le tuer mais le roi macédonien est sauvé par l’un de ses Compagnons, Cleitos, qui abat Spithridatès ; selon Arrien, Cleitos lui aurait tranché le bras[1] ; tandis que pour Plutarque, il l’aurait transpercé de sa lance[2]. Dans son récit de la bataille, Diodore de Sicile le confond avec Mithidratès, le gendre de Darius qu’Alexandre a tué en combat singulier, et raconte l’épisode de la main tranchée au sujet de Rhosacès, frère de Spithridatès[3].

Pour Plutarque et Arrien, c’est Alexandre qui tue Rhosacès, alors que Spithridatès le menaçait. Arrien élargit l’amputation de ce dernier au bras, ce qui constitue la version la plus citée de nos jours. Pour Plutarque, c’est le corps que Cleitos lui transperce.

Cleitos est un des officiers les plus proches d'Alexandre au début de la conquête. Il commande l’Escadron Royal lors de la bataille de Gaugamèles, et dirige avec Héphaïstion la cavalerie d’Alexandre après la conjuration et la mise à mort de Philotas. Quand Artabaze, se retire, c'est à Cleitos que le roi confie la satrapie de Bactriane. Cependant, en 328 av. J.-C., une violente altercation oppose les deux amis : Cleitos n’approuve pas la politique d'union avec les barbares préconisée par Alexandre et défend la grandeur de Philippe II tandis qu'il rabaisse celle de son fils. Il reproche à Alexandre la mort d'Attalos et de Parménion. Cleitos est évacué de la salle de banquet par Ptolémée mais revient brusquement sur ses pas et reçoit alors un coup de sarisse de la part d'un Alexandre fou de rage et passablement ivre. Se rendant compte de son acte Alexandre tente, selon Arrien, de se tuer sur le corps de son ami, mais en est empêché par ses gardes.

Par antonomase, « un Cleitos » désigne parfois un homme aux tendances alcooliques avérées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arrien, Anabase, 1, 13, 3-7.
  2. Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne], Alexandre, 16, 5.
  3. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne], XVII, 20, 6.

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