Claus de Werve

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Claus de Werve

Naissance 6 mars 1380 (XIVe siècle)
Counts of Holland Arms.svg Haarlem
Décès 8 octobre 1439 (à 59 ans) (XVe siècle)
Blason fr Bourgogne.svg Dijon
Activités Sculpteur
Maîtres Claus Sluter
Mouvement artistique Gothique
Mécènes Philippe le Hardi, Jean sans peur, Philippe le Bon

Œuvres réputées

Claus de Werve (né à Haarlem en 1380 - † 8 octobre 1439 à Dijon) est un sculpteur d'origine hollandaise entré au service des ducs de Bourgogne à la suite de son oncle Claus Sluter. Plusieurs de ses œuvres son encore conservées en Bourgogne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claus de Werve, originaire de Haarlem dans le Comté de Hollande, était un élève et un neveu du maître Claus Sluter, qui l'a pris avec lui à 16 ans, le 1er décembre 1396 dans son atelier de Dijon, à la cour du duc de Bourgogne.

Il commença son travail comme quatrième ouvrier, avec des gages de deux gros par jour, et passa à deux gros et demi en 1400, cette fois comme premier ouvrier de son oncle. Progressant régulièrement dans son art, Claus Sluter l'associa étroitement à l'exécution du Puits de Moïse (1405)[1]. À la mort de son oncle, en janvier 1406, Claus de Werve reprend son atelier et la jouissance de son hôtel et devient à son tour ouvrier d'ymages et varlet de chambre du duc Jean sans peur, puis à la mort de celui-ci de Philippe le Bon, le 5 avril 1420.

Il répond pour autant à d'autres commanditaires : il se rend à Chambéry en 1408 à la demande d'Amédée VIII de Savoie sans doute pour travailler dans la Sainte-Chapelle du château. Il travaille à Paris en 1411-1412[2].

Il tombe gravement malade de 1420 à 1422, et reçoit le soutien du duc pour se soigner. Il meurt dans l'hôtel de Claus Sluter, à Dijon le 8 octobre 1439.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Pour la Chartreuse de Champmol[modifier | modifier le code]

Autres œuvres attribuées[modifier | modifier le code]

Vierge de Poligny au Metropolitant Museum.

Plusieurs sculptures religieuses autrefois ou encore maintenant conservées dans des édifices religieux de Bourgogne ou des environs sont attribuées au sculpteur ou à son atelier.

Œuvres disparues[modifier | modifier le code]

De nombreuses œuvres ont disparu, mais ont été enregistrées dans les archives du duché de Bourgogne :

  • Sainte Trinité et Deux moines (1413), façade de la maison du Miroir, Dijon. Maison détruite en 1767 ;
  • Tabernacle d'autel surmonté de statues d'anges (1415), église Notre-Dame de Dijon ;
  • la Vierge et saint André (1431), aux portes de Dijon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Kleinclausz, Claus Sluter et la sculpture bourguignonne au XVe siècle, 1905, Paris

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]