Claus de Werve

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Claus de Werve
WLA metmuseum Poligny Virgin.jpg
Naissance
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Œuvres réputées

Claus de Werve (né à Haarlem en 1380 - † 8 octobre 1439 à Dijon) est un sculpteur d'origine hollandaise entré au service des ducs de Bourgogne à la suite de son oncle Claus Sluter. Plusieurs de ses œuvres sont encore conservées en Bourgogne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claus de Werve, originaire de Haarlem dans le Comté de Hollande, était un élève et un neveu du maître Claus Sluter, qui l'a pris avec lui à 16 ans, le dans son atelier de Dijon, à la cour du duc de Bourgogne.

Il commença son travail comme quatrième ouvrier, avec des gages de deux gros par jour, et passa à deux gros et demi en 1400, cette fois comme premier ouvrier de son oncle. Progressant régulièrement dans son art, Claus Sluter l'associa étroitement à l'exécution du Puits de Moïse (1405)[1]. À la mort de son oncle, en janvier 1406, Claus de Werve reprend son atelier et la jouissance de son hôtel et devient à son tour ouvrier d'ymages et varlet de chambre du duc Jean sans peur, puis à la mort de celui-ci de Philippe le Bon, le 5 avril 1420.

Il répond pour autant à d'autres commanditaires : il se rend à Chambéry en 1408 à la demande d'Amédée VIII de Savoie sans doute pour travailler dans la Sainte-Chapelle du château. Il travaille à Paris en 1411-1412[2].

Il tombe gravement malade de 1420 à 1422, et reçoit le soutien du duc pour se soigner. Il meurt dans l'hôtel de Claus Sluter, à Dijon le .

Œuvres[modifier | modifier le code]

Pour la Chartreuse de Champmol[modifier | modifier le code]

Autres œuvres attribuées[modifier | modifier le code]

Vierge de Poligny au Metropolitant Museum.

Plusieurs sculptures religieuses autrefois ou encore maintenant conservées dans des édifices religieux de Bourgogne ou des environs sont attribuées au sculpteur ou à son atelier.

Œuvres disparues[modifier | modifier le code]

De nombreuses œuvres ont disparu, mais ont été enregistrées dans les archives du duché de Bourgogne :

  • Sainte Trinité et Deux moines (1413), façade de la maison du Miroir, Dijon. Maison détruite en 1767 ;
  • Tabernacle d'autel surmonté de statues d'anges (1415), église Notre-Dame de Dijon ;
  • la Vierge et saint André (1431), aux portes de Dijon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Kleinclausz, Claus Sluter et la sculpture bourguignonne au XVe siècle, 1905, Paris

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]