Claudius Regaud

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Claudius Regaud

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Naissance 30 janvier 1870
Lyon (France)
Décès 29 décembre 1940 (à 70 ans)
Couzon-au-Mont-d'Or (France)
Domicile Paris 14e
Nationalité Drapeau de France Français
Institutions Institut du radium

Signature

Signature de Claudius Regaud

Claudius Regaud, né le 30 janvier 1870 à Lyon, décédé le 29 décembre 1940 à Couzon-au-Mont-d'Or (Rhône), est un médecin et biologiste français, un des premiers radiothérapeutes, fondateur de l'Institut Curie

Carrière[modifier | modifier le code]

Le pavillon Pasteur en 2010 et le jardin Pierre-et-Marie-Curie.
  • 1889-1891 : Externe, puis interne des Hôpitaux de Lyon. Il est l'émule d'Alexandre Lacassagne.
  • 1893 : suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, à Paris et entre dans le service du professeur Émile Roux.
  • 1895 : entre comme chef de travaux au laboratoire d'anatomie générale et d'histologie de la faculté de médecine de Lyon.
  • 1897 : soutient sa thèse de doctorat en médecine sur les vaisseaux lymphatiques du testicule, rédige le chapitre sur les glandes génitales du Traité d'histologie pratique de Renaut.
  • 1901 : Agrégé d'histologie de la faculté de medecine de Lyon
  • 1901-1909 : Assistant du professeur Renaut, met au point une technique de coloration des mitochondries (technique de Regaud).
  • 1913 : Appelé par le professeur Emile Roux, patron de l'Institut Pasteur pour y être professeur . Il participe également à la fondation de l'Institut du radium, devenu après sa fusion avec la Fondation Curie, l'Institut Curie.
  • 1914 : dirige le Pavillon Pasteur de l'Institut du Radium. Le pavillon Pasteur se consacre aux recherches biologiques sur les applications médicales des rayons. À ce titre, il est l'homologue de Marie Curie qui dirige le Pavillon Curie de l'Institut du Radium, qui se consacre aux recherches physico-chimique des radio-éléments.
  • 1914 : Mobilisé et parti au début de la Première Guerre mondiale en août 14 avec une nomination préférentielle de chef d'une ambulance divisionnaire grâce à son protecteur le professeur Roux, Claudius-Regaud fut peu après chargé d'organiser l'hôpital d'évacuation de Gérardmer[note 1]. Récalcitrant à envoyer ses blessés sans traitement dans des trains de la mort, il développe une approche des traumatismes et des pathologies, en s'efforçant de soigner les soldats blessés avec les moyens du bord. Pendant les terribles hécatombes de la bataille des Vosges, de août à novembre, son hôpital d'évacuation se signale par des statistiques de mortalité les plus faibles, en fonction du nombre d'entrées. Ces données connues début 1915 lui valent une visite du président Raymond Poincaré, qui lui remet à cet occasion la légion d'honneur.
  • D'août 1915 à février 1917, il est conseiller technique de Justin Godart, Sous-secrétaire d'État au Service de Santé du ministère de la Guerre à Paris. Pris dans un travail administratif et routinier, il fait le bilan de son expérience en 1917 et décide de concevoir un hôpital moderne mêlant recherche de pointe et soins hospitalier généralisé. C'est l'origine de l'hôpital universitaire moderne. Ce projet se concrétise à Boulogne et dans deux autres centres juste après guerre. Il sera étudié et copié par les alliés Américains[1].
  • En 1917, il est nommé Médecin-major de première classe, puis directeur scientifique du Groupement des services chirurgicaux et scientifiques, il travaille à la création d'un des premiers hôpitaux-écoles pendant le conflit, l'École de Médecine et de Chirurgie de guerre, qui fonctionnait dans l'hôpital d'évacuation [note 2] de Bouleuse prés de Reims. Les étudiants y recevaient un enseignement technique par René Leriche, dirigé par Claudius Regaud[2].
  • 1920 : création de la Fondation Curie, son but est de financer les activités de l'Institut du radium et de contribuer au développement de sa composante thérapeutique, Claudius Regaud dirigera la section médicale jusqu'en 1937.
  • Il est chargé de cours ou de conférence dans divers universités à l’étranger.

Œuvre scientifique[modifier | modifier le code]

En 1906, il découvre les effets nocifs des rayons X sur les testicules, et l'effet induit de stérilité. Il en déduit qu'elles pourraient aussi être utilisé contre d'autre cellules à croissance rapide, et donc les tumeurs cancéreuses[3]. Il commence à expérimenter cet effet[4].

En 1912, il obtient dans l'institut du Radium la responsabilité du laboratoire Pasteur pour l'étude des effets biologiques et médicaux de la radioactivité, alors que Marie Curie est chargée du laboratoire Curie pour les recherches en physique et chimie[5]. Il y lance un programme de lutte contre le cancer, et ses recherches pour établir les durées et doses optimales pour l'irradiation en font un pionnier du principe de fractionnement des doses en radiothérapie[6].

Hommage[modifier | modifier le code]

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. HOE : Hôpital d’Origine d’Etapes, désigne une structure d’évacuation, mobile en théorie, en dur ou pas, de taille très variable
  2. HOE : Hôpital d’Origine d’Etapes, désigne une structure d’évacuation
  3. Voir photo postée sur le site claudius-regaud.com , et Lyon médical, 1915

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Curie, une femme sur le front, téléfilm dramatique et historique franco-belge réalisé par Alain Brunard, 2013, diffusion 2014, présente un personnage de chercheur inspiré de Claudius-Regaud, en premier lieu dans sa relation avec la scientifique Marie Curie, en veuve mélancolique, de 1914 à 1918, mais aussi dans sa poursuite de sa recherche.
  2. L'Hôpital d'Origine d'Etape (H.O.E.) de Bouleuse, Aubilly, Ste-Euphraise dans la tourmente du début de la deuxième bataille de la Marne (fin mai-début juin 1918), Quelques souvenirs sur René Leriche
  3. Portrait de Médecins : MarieSklodowska-Curie, Marie Curie et Claudius Regaud de l'Institut du radium à la Fondation Curie
  4. Marie Curie à l'origine de la radiothérapie
  5. 2009, Centenaire de l'Institut Curie
  6. Musée Curie : Visite virtuelle : Claudius Regaud (1870-1940)
  7. « Notice no LH/2277/42 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]