Claudius Jacquand

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Claudius Jacquand

Nom de naissance Claude Jacquand
Naissance 11 décembre 1803
Lyon
Décès 2 avril 1878 (à 74 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Artiste peintre
Maîtres Fleury Richard
Élèves Albert Aublet
Récompenses médaille de 2e classe au Salon de 1824
médaille de 1re classe au Salon de 1836
Légion d'honneur en 1839
Ordre de Léopold

Claudius Jacquand, pseudonyme de Claude Jacquand, né le 11 décembre 1803 à Lyon[1] et mort le 2 avril 1878 à Paris (8e arrondissement)[2], est un artiste peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu artisanal (son père était peignier), Claudius Jacquand étudie la peinture à l'École des beaux-arts de Lyon auprès de Fleury Richard. Il se lie d'amitié avec ce dernier ainsi que Simon Saint-Jean et Auguste Flandrin. Suite au décès de sa mère en 1836, il s'installe définitivement à Paris. Il y figure régulièrement jusqu'en 1875, et y obtient une médaille de 1re classe en 1836.

Il se spécialise dans les scènes d'Histoire, les scènes de genre et les sujets religieux, et réalisa également quelques portraits. Peintre prolixe, il est l'auteur de nombreux tableaux de facture très académique.

Claudius Jacquand bénéficie d'une reconnaissance officielle significative, marquée par de nombreuses commandes publiques, notamment pour le musée de l'Histoire de France du château de Versailles, et est fait chevalier de la Légion d'honneur le 5 mai 1839[3].

Il expose à Bruxelles en 1840 et obtient la médaille d'or. Il est ensuite décoré de l'ordre de Léopold et lui est décerné la grande médaille d'or de l'exposition de la Haye en 1841.

Son père meurt à Lyon le 7 octobre 1841, laissant en héritage plusieurs propriétés, ce qui agrandira la fortune du peintre, lui permettant d'accéder plus aisément à la noblesse et épouser Lydia de Forbin.

Le 10 juillet 1843, il épouse à Émeringes, Lydia de Forbin, veuve du vicomte Alexandre Paul de Pinelli, et fille d'Auguste de Forbin[4]. Il enseigne la peinture à son beau fils Auguste de Pinelli[5],[6].

Il devient maire d'Émeringes en janvier 1844. À cette époque, il vit au château d'Émeringes, et à Paris ou il fait construire un hôtel particulier[4].

Suite à la Révolution française de 1848, les revenus de Jacquand s’amenuisent : il est contraint de trouver un emploi pour s'assurer un revenu stable. Il tente d'obtenir la place de directeur au musée de Versailles, mais sa candidature est un échec.

Les Jacquand déménagent à Boulogne-sur-Mer en janvier 1852 et vendent leur propriété d'Émeringes afin de s'installer confortablement dans leur nouvelle demeure. Contraints de revenir à Paris en 1856, le couple connaît à nouveau de rudes problèmes financiers ; Lydia meurt le 31 décembre 1863. Il continue d'exposer régulièrement malgré un succès faiblissant, et meurt le 2 avril 1878, ses obsèques ayant lieu à l'église Saint-Philippe-du-Roule.

Il eut pour élève Albert Aublet.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liste, non exhaustive, des tableaux de Claudius Jacquand :

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, Peinture, sculpture, architecture, gravure, dessin, lithographie et composition musicale (Paris, 1831), p. 367.
  • Louis-Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains (Paris, édition de 1858) p. 932.
  • Dominique Lobstein, Claudius Jacquand : les derniers moments de Christophe Colomb, Italie, Somogy, coll. « Les cahiers du MuMa »,‎ 2011, 32 p. (ISBN 9782757204894)
  • Dominique Richard, Biographie et catalogue raisonné de l’œuvre peint de Claudius Jacquand, Lyon, Université Lyon II,‎ 1980, 373 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives municipales de Lyon, état-civil numérisé de la Division du Midi, registre 2E107 : naissances de l'an XII, acte N°465 du 21 frimaire an 12. Il est le fils d'Antoine Jacquand, peignier, et Claudine Pitra.
  2. Archives de Paris, État-civil numérisé du VIIIe arrondissement, registre des décès de l'année 1878, acte N°589. Veuf de Marthe-Constance-Rosseline-Lydia de Forbin, Jacquand meurt à son domicile situé au N°18 de l'avenue de la Reine Hortense.
  3. « Notice no LH/1340/26 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. a et b Jacques du CHAYARD, Histoire d'Émeringes, D'après une thèse de Dominique Richard (Conseiller culturel au conseil Général de Savoie), consulté le 04/06/2013.
  5. [PDF]Auguste de Pinelli - Un artiste une oeuvre, Musée Mandet Riom-Communauté.
  6. Portrait du roi en buste, dans la base arcade du ministère de la culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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