Claudine à l'école

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Claudine à l’école
Image illustrative de l'article Claudine à l'école
Édition princeps

Auteur Colette
Genre Roman
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Paul Ollendorf
Date de parution 1900
Chronologie
Claudine à Paris Suivant

Claudine à l’école est un roman semi-autobiographique paru en 1900, initialement sous la signature de Willy, puis attribué à Colette, sa femme d’alors.

Ce roman, au nouveau style (pour l’époque) naturel, suscita un véritable scandale.

L’histoire[modifier | modifier le code]

Claudine, 15 ans, vit à Montigny avec son père, homme distrait, plus préoccupé par les mollusques que par l’éducation de sa fille. Celle-ci fréquente la petite école du village, cadre principal des aventures décrites dans ce livre, présenté comme le journal intime de la jeune fille. Son quotidien est rythmé par les promenades avec sa sœur de lait Claire, qui lui raconte sa vie amoureuse, les apparitions du docteur Dutertre, le médecin scolaire qui entretient Mlle Sergent et qui lorgne d’un peu trop près les grandes, et les leçons de musique avec Antonin Rabastens qui lui fait la cour.

Mais des évènements non moins intéressants viennent l’agrémenter : voilà l’école tout en émoi en raison de l’arrivée de la nouvelle institutrice, Mlle Sergent, et de son assistante Mlle Aimée Lanthenay et des instituteurs des garçons, MM. Duplessis et Rabastens. Alors que Claudine se lie d’amitié avec Mlle Aimée, Mlle Sergent fait comprendre à cette dernière qu’elle ne doit plus voir Claudine, tout en lui accordant de nombreuses faveurs.

Claudine, se sentant trahie, mène la vie dure aux deux femmes, dont elle trouve les manifestations d’affection repoussantes, en compagnie de la grande Anaïs et de Marie Belhomme.

Arrive Luce, sœur d’Aimée, que Claudine commence par maltraiter avant de lui accorder son amitié. L’année s’écoule doucement, avec à l’horizon le brevet élémentaire, que les jeunes filles ont à cœur de réussir, et surtout, la fête de fin d’année et le bal qui sera donné en l’honneur d’un ministre qui vient visiter la ville…

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Danielle Deltel, « Journal manqué, autobiographie masquée: Claudine à l’école de Colette », Revue des Sciences Humaines, 1983, no 4 (192), p. 47-71.
  • Francine Dugast-Portes, « De Claudine à Gigi », Roman 20-50 : revue d’Étude du Roman du XXe siècle, juin 1997, no 23, p. 117-34.
  • Michèle Hecquet, « Claudine et le journal d’écolière », Roman 20-50, juin 1997, no 23, p. 27-39.
  • Michèle Hecquet, « Claudine à l’école et Gigi de Colette », Roman 20-50, juin 1997, no 23.
  • Francis Marcoin, « Claudine, pour et contre l’école », Roman 20-50, juin 1997, no 23, p. 7-26.
  • Christian Morzewski, « Gaminerie, grivoiserie et lyrisme dans Claudine à l’école », Roman 20-50, juin 1997, no 23, p. 41-55.
  • (en) Juliette M. Rogers, « Educating the Heroine: Turn-of-the-Century Feminism and French Women’s Education Novels », Women’s Studies, 1994, no 23 (4), p. 321-34.
  • (en) Stephanie Schechner, « A Delicate Balance: Becoming a Woman and a Writer in Colette’s Claudine à l’école and La Maison de Claudine », Dalhousie French Studies, Summer 2004, no 67, p. 75-87.
  • (en) Joan Hinde Stewart, « The School and the Home », Women’s Studies, 1981, no 8 (3), p. 259-272.
  • Gabriella Tegyey, « Les Jeux de l'écriture et ses enjeux : Claudine à l'école et Gigi », Roman 20-50, juin 1997, no 23, p. 95-116.