Claude du Campe de Rosamel

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Officier général francais 3 etoiles.svg Claude du Campe de Rosamel
Image illustrative de l'article Claude du Campe de Rosamel

Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français Royaume de France
Grade Vice-amiral
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile

Claude Charles Marie du Campe de Rosamel est un amiral et homme politique français né au château de Rosamel à Frencq (Pas-de-Calais) le 24 juin 1774 et mort à Paris le 27 mars 1848.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude de Rosamel entra dans la marine à 16 ans et débuta comme pilotin à bord d'un bâtiment caboteur de la Manche. Puis il passa au service de l'État et obtint, au concours de janvier 1792, le grade d'aspirant de marine. Il prit part en cette qualité aux combats soutenus en juin 1794 par l'amiral Villaret de Joyeuse contre la flotte britannique. Enseigne de vaisseau en 1797, il fut brièvement détenu en Angleterre durant l'année 1798 et revint en France. Il fut nommé lieutenant de vaisseau (1802), capitaine de frégate (1808) et tint fréquemment la mer.

En 1811, La Pomone, qu'il commandait, se rendant de Corfou à Trieste, rencontra trois frégates britanniques et, après un combat terrible, fut démâtée et forcée d'amener son pavillon. Rosamel, grièvement blessé à la tête, fut fait de nouveau prisonnier et resta trois ans en Angleterre. Rentré en France, il fut traduit à Toulon devant un conseil de guerre qui examina sa conduite, la jugea honorable et le relaxa.

Promu capitaine de vaisseau en juillet 1814, Rosamel fut, le mois suivant, fait chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur. Major de la marine à Cherbourg en 1815, il reprit la mer en 1817 et fut fait contre-amiral en octobre 1823 et grand officier de la Légion d'honneur le 28 octobre 1823. Il commanda la division navale chargée de surveiller les côtes de Catalogne pendant l'opération dirigée par le duc d'Angoulême contre les « constitutionnels » espagnols puis la division navale des Mers du Sud (côtes occidentales de l'Amérique du Sud) et servit en 1828 dans le Levant sous les ordres de l'amiral de Rigny. Il fut ensuite attaché à l'expédition d'Alger, sous les ordres de l'amiral Duperré.

En novembre 1830, il fut nommé préfet maritime de Toulon. Appelé au conseil d'Amirauté à la fin de 1833, promu vice-amiral le 1er mars 1834, il fut élu député le 24 juin 1834 dans le 1er collège électoral du Var (Toulon)[1]. Il siégea au centre et opina pour le ministère avec la majorité conservatrice.

Le 6 septembre 1836, il devint ministre de la Marine et Colonies dans le premier ministère Molé et le demeura dans le deuxième ministère Molé jusqu'au 30 mars 1839. Ses électeurs lui renouvelèrent leur confiance le 15 octobre 1836[2], le 4 novembre 1837[3] et le 2 mars 1839[4] ; le même jour, il avait également été élu par le 7e collège du Puy-de-Dôme (Ambert)[5], à la suite de quoi il opta pour Toulon. Mais il ne revint pas au Palais Bourbon car il fut élevé à la pairie le 7 mars 1839.

Pendant son passage au gouvernement, il réforma l'organisation des équipages de ligne et créa les matelots canonniers et des écoles d'artillerie navale destinées à leur instruction à Brest et à Toulon. Son administration fut également signalée par l'expédition de Saint-Jean d'Ulloa et les voyages scientifiques de L'Astrolabe, de La Vénus et de L'Artémise.

Rosamel[6], sortit du ministère plus pauvre qu'il n'y était entré, y ayant dépensé toutes ses économies. Il mourut en ne laissant à ses enfants qu'un modeste héritage. Il est inhumé dans l'enclos familial dans le cimetière de son village natal de Frencq.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des Parlementaires français, Paris, Dourloton, 1889

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 156 voix sur 246 votants et 319 inscrits contre 76 à Jean-Guillaume Hyde de Neuville
  2. 151 voix sur 239 votants
  3. 198 voix sur 204 votants et 325 inscrits
  4. 219 voix sur 238 votants et 319 inscrits
  5. 86 voix sur 168 votants contre 82 à M. Molin, député sortant
  6. que Charles de Rémusat qualifiait très injurieusement de « franc imbécile » (cité in Jacques-Alain de Sédouy, Le comte Molé ou la séduction du pouvoir, Paris, Perrin, 1994, p. 188). Il sortit plus pauvre de son poste qu'il n'y était rentré. En effet, seuls les adroits coquins sortent enrichis de la fonction publique !

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]