Claude Tillier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tillier.

Claude Tillier

alt=Description de l'image Claude_Tillier_portrait_ovale.png.
Naissance 11 avril 1801
Clamecy (Nièvre)
Décès 12 octobre 1844 (à 43 ans)
Nevers (Nièvre)
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Instituteur
Activité principale
Romancier, pamphlétaire

Claude Tillier, né à Clamecy (Nièvre) le 11 avril 1801, mort à Nevers le 12 octobre 1844, est un pamphlétaire et romancier français, principalement connu comme auteur du roman Mon oncle Benjamin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un serrurier, il réussit à faire des études au lycée de Bourges grâce à une bourse accordée par la ville de Clamecy. Après le baccalauréat, il travaille comme maître d'études, d'abord à Soissons, puis à Paris. Il raconte dans ses mémoires comment « son bouquet de rhétorique au côté, comme un domestique à la Saint-Jean, il alla offrir ses services aux revendeurs de grec et de latin de la capitale ». Il finit par être renvoyé. En 1821, il est tiré au sort et effectue un service militaire de cinq-six ans où il est en Espagne.

À son retour à Clamecy, il se marie et est nommé instituteur. Il comptera parmi ses élèves un certain Amédée Jullien[1]. Il est directeur d'une école publique mais les méthodes d'enseignement ne lui conviennent pas alors il ouvre une école privée. Parallèlement, il fonde avec d'autres le journal L’Indépendant en 1831, puis participera à L’Association, un journal démocratique de Nevers pour lequel il écrit ses premiers pamphlets et aussi des feuilletons. Ses prises de position contre les notables locaux lui coûtent son poste de directeur d'école.

Tombe de Claude Tillier, Nevers.

Il meurt d'une maladie de poitrine et est inhumé à Nevers[2].

Publications[modifier | modifier le code]

Des écrits de Claude Tillier, certains sont parus de son vivant seulement dans des journaux et n'ont été édités qu'après sa mort.

Éditions anciennes
  • De choses et d'autres. Vingt-quatre pamphlets, C. Sionest, Nevers, 1843[3]
  • Belle-Plante et Cornélius, 1841[4]
  • Mon Oncle Benjamin, 1843[5]
  • Œuvres, C. Sionest, Nevers, 1846, préface de Félix Pyat.
    • 1. Mon oncle Benjamin
    • 2. Belle-Plante et Cornelius ; Comment le chanoine eut peur, comment le capitaine eut peur
    • 3 et 4. Pamphlets
Éditions récentes
  • Œuvres complètes en trois volumes, Slatkine éditeur, Genève et Paris, 1985. Présentées de Roger Martin.
    • I. Mon oncle Benjamin ; De l'Espagne. 414 p
    • II. Belle-Plante et Cornélius ; Comment le Chanoine eut peur, comment le Capitaine eut peur ; Poésie. 388 p.
    • III. Pamphlets. 668 p.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Les valets applaudissent toujours aux orgies des maîtres, quand ceux-ci laissent du vin dans les bouteilles. » (Pamphlets).
  • « Je ne sais pas, en vérité, pourquoi l'homme tient tant à la vie. Que trouve-t-il donc de si agréable dans cette insipide succession des nuits et des jours, de l'hiver et du printemps ? » (Mon oncle Benjamin, chapitre I. Ces phrases émanent du narrateur, le neveu[6] de Benjamin).
  • « Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions. » (Mon oncle Benjamin, chapitre III. La phrase est prononcée par Benjamin au terme d'une longue tirade contre la noblesse)
  • « Pourquoi donc, en effet, le riche serait-il plus heureux que le pauvre ? Il ne travaille point ; eh bien ! il n'a pas le plaisir de se reposer. » (Mon oncle Benjamin, chapitre III. ).

Hommages[modifier | modifier le code]

Hommages publics
  • Monument[7] avec le buste en bronze de Claude Tillier[8] à Clamecy, rue du Grand-Marché, inauguré le 17 septembre 1905 en présence de Jules Renard qui prononce le discours d'inauguration[9] et de Jean-Baptiste Bienvenu-Martin, ministre de l'Instruction publique. Le monument est l'œuvre du sculpteur Emile Boisseau.
    En avril 1941, le buste, menacé de destruction par l'occupant, est caché par des résistants ; il est remis en place le 12 septembre 1944.
  • Collège Claude Tillier à Cosne-sur-Loire (Nièvre)
  • École Claude Tillier à Nevers, Clamecy
Autres

Georges Brassens disait : « Quiconque n'a pas lu Mon Oncle Benjamin ne peut se dire de mes amis »[10].

En 1969, Édouard Molinaro réalise une adaptation cinématographique de Mon oncle Benjamin avec Jacques Brel dans le rôle principal, Claude Jade et Bernard Blier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marius Gérin, Études sur Claude Tillier (1801-1844), Paris, Garnier frères,‎ 1902
  • Marius Gérin, Lettres et documents sur Claude Tillier, Nevers, Ropiteau,‎ 1903
  • Gaston Gauthier, Claude Tillier instituteur (1828-1841), G. Vallière,‎ 1903
  • Marius Gérin, Claude Tillier (1801-1844), pamphlétaire et romancier clamecycois, Nevers, Ropiteau,‎ 1905
  • préface de Lucien Descaves dans l'édition de Mon oncle Benjamin, Paris : A. Bertout et Lausanne : A. Lapie[11]
  • Claude Tillier : 1801 - 1844, Catalogue de l'exposition du Bicentenaire (15 septembre - 20 octobre 2001), Société Académique du Nivernais, Nevers, 2001
  • Francis P. O'Hara, Claude Tillier, sa vie et ses oeuvres, Paris, Jouve & Cie, 1939. La meilleure étude critique sur Tillier.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Antoine Jacquin, Amédée Jullien, dans la Camosine, Les Annales du Pays Nivernais, n°140, 2010, p.7/43.
  2. Sa tombe se trouve dans le carré 8 du cimetière Jean-Gautherin.
  3. L'édition complète des pamphlets date de 1906 : A. Bertour, Paris et Mazeron frère, Nevers, 688 p.
  4. La plus ancienne édition répertoriée à la BnF date de 1846 (C. Sionest, Nevers) ; noter aussi l'édition de 1908 : A. Lapie, Lausanne, 223 p., avec le discours de 1905 de Jules Renard en préface.
  5. Première édition : W. Coquebert, Paris, 1843, 475 p.
  6. En fait son petit-neveu.
  7. Cf.
  8. Cf. blog de Michel Benoît
  9. Cf. notice de Belle-Plante et Cornelius, Lapie, 1908, sur le Catalogue collectif de France : [1].
  10. 19.07.1967 Emission TV de Michel Polac : "Bibliothèque de Poche" en compagnie de René Fallet - ORTF
  11. où il mentionne sa date de mort ayant eu lieu le 18 octobre 1844