Claude Le Roy

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Claude Marie François Leroy
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Biographie
Nom Claude Marie François Leroy
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 6 février 1948 (66 ans)
Lieu Bois-Normand-près-Lyre
Période pro. 19681981
Poste Milieu de terrain puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1966-1968 Drapeau : France Evreux AC
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1968-1970 Drapeau : France FC Rouen 009 0(1)
1970-1973 Drapeau : France AC Ajaccio 095 (12)
1973-1977 Drapeau : France Olympique Avignon 123 (15)
1977-1980 Drapeau : France Stade lavallois 088 0(5)
1980-1981 Drapeau : France Amiens SC 00? 0(?)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1980-1983 Drapeau : France Amiens SC
1983-1985 Drapeau : France FC Grenoble
1985-1988 Drapeau : Cameroun Cameroun 15v 6n 6d
1989-1992 Drapeau : Sénégal Sénégal 14v 10n 9d
1994-1995 Drapeau : Malaisie Malaisie 2v 3n 6d
1998 Drapeau : Cameroun Cameroun 5v 3n 2d
1999-2000 Drapeau : France RC Strasbourg
2001-2003 Drapeau : République populaire de Chine Shangai Cosco
2004-2006 Drapeau : République démocratique du Congo Rép. dém. du Congo 4v 9n 9d
2006-2008 Drapeau : Ghana Ghana 25v 6n 12d
2008-2011 Drapeau : Oman Oman 27v 17n 15d
2011-2011 Drapeau : Syrie Syrie 3v 2n 3d
2011-2013 Drapeau : République démocratique du Congo Rép. dém. du Congo 8v 4n 3d
2013- Drapeau : Congo-Brazzaville Congo 2v 1n 2d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.

Claude Marie François Leroy est un footballeur puis entraîneur français, né le 6 février 1948 à Bois-Normand-près-Lyre dans le département de l'Eure.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de Bourbriac, il est fils d'un instituteur d'origine bretonne, il est joueur amateur puis professionnel de 1968 à 1981, et entraîneur à partir de 1980.

Joueur[modifier | modifier le code]

Dès 1967, les clubs professionnels s'intéressent à lui puisqu'il a déjà fait un essai à Lille[1]. Il a 18 ans, est ailier droit et buteur de l'Evreux AC. Mesurant 1,77 m et pesant 72 kg, Claude Leroy jouait au poste de milieu polyvalent. Il ne s'est jamais vraiment imposé comme titulaire au début de sa carrière et perdait facilement son sang-froid. Il a ensuite accompli une honorable carrière, jouant également au poste d'ailier avant de se reconvertir comme défenseur lors de sa dernière saison au Stade lavallois de Michel Le Milinaire. Instruit, il aimait le dialogue tout en demeurant campé sur ses positions. Sur le terrain, c'est un gagneur. Son jeu était à l'image de sa personnalité, sûr de lui et sans complexes[2]. Il choisit ensuite le métier d'entraîneur.

Débuts en tant qu'entraîneur[modifier | modifier le code]

En 1980, il débute sa carrière en tant qu'entraîneur-joueur au Sporting Club d'Amiens. À partir de 1981, il range définitivement les crampons pour se consacrer à l'entraînement jusqu'en 1983 mais ne réussira pas à faire monter le club en D2. Il signe ensuite à Grenoble qui a pour objectif la montée en D1 mais sa première saison fut un échec puisqu'il ne finit qu'à la 7e place. La seconde saison n'est guère mieux car il est dans le ventre mou du classement et donc ses dirigeants décident de le licencier.

Sélectionneur à succès en Afrique[modifier | modifier le code]

Après un premier exil aux Émirats arabes unis dans le club d'Al Shabab Dubaï en 1985. Cette même année, Claude Leroy dépose ses valises en Afrique et plus particulièrement au Cameroun pour en devenir le sélectionneur de l'équipe nationale qui est alors champion d'Afrique en titre.

Aidé par une génération dorée, avec des joueurs comme Roger Milla, Emmanuel Kundé, François Omam-Biyik, André Kana-Biyik ou encore les gardiens de but Thomas Nkono et Joseph-Antoine Bell, Leroy sera à la tête des Lions indomptables pendant plus de trois ans. Il perd sa première finale de CAN en 1986 au Caire contre l'Égypte aux tirs au but et cette défaite en finale fut sa dernière puisqu'il restera invaincu avec le Cameroun. Il gagne ensuite la coupe de l'UDEAC en 1986 et en 1987. Puis, il prend sa revanche en remportant la CAN en 1988 au Maroc contre le Nigeria (1-0) grâce à un penalty de Kundé. Mais contre toute attente, il est limogé quelques mois après la victoire en coupe d'Afrique et ne participera pas à la belle épopée du Cameroun à la coupe du monde 1990 en Italie.

Claude Leroy est alors sollicité et c'est au Sénégal avec la sélection nationale qu'il rebondit. Pour sa première compétition avec les Lions de la Teranga, il ne fait pas mauvaise figure car il atteint les demi-finales de la Coupe d'Afrique en 1990 en Algérie qu'il perd contre l'Algérie (1-2) futur vainqueur de la compétition et perd aussi la finale de la troisième place contre la Zambie (0-1). Mais c'est la première fois que le Sénégal atteint un aussi bon résultat lors d'une CAN puisque cette sélection n'avait jamais réussit à passer le premier tour. Deux ans plus tard, le Sénégal organise la CAN 1992. Au premier tour, le Sénégal termine deuxième de son groupe, mais est battu en quarts de finale par le Cameroun 0-1. Même si Claude Leroy avait permis au Sénégal de connaître les meilleurs résultats de son histoire, il est tout de même débarqué.

Retour en club[modifier | modifier le code]

Après deux ans de chômage entre 1992 et 1994 et une pige à la tête de la modeste équipe de Malaisie de février 1994 à décembre 1995. Claude Leroy, alors instructeur de la FIFA, devient consultant pour la chaîne de télévision Canal+, pour le quotidien Libération et le bi-hebdomadaire spécialisé France Football, est recruté par le prestigieux club italien du Milan AC en mars 1996. Son but est de superviser et détecter les espoirs africains qui pourraient éclore dans le club de Silvio Berlusconi. Mais cette aventure ne dure que trois mois car il démissionne et reprend ses fonctions à plein temps sur Canal+.

En 1997, Claude Leroy quitte Canal+ contre le gré de son patron Charles Biétry et rejoint le Paris Saint-Germain de Michel Denisot pour devenir directeur sportif. Marco Simone qu'il a connu au Milan AC, le gardien du Havre Christophe Revault, les lyonnais Franck Gava et Florian Maurice ou encore le défenseur de Nancy Eric Rabesandratana rejoignent le club de la capitale. Mais malheureusement, cette saison est ratée. Seules les coupes nationales (coupe de la ligue et une coupe de France) réussiront à sauver une saison où le PSG sera classé 8e du championnat et sera éliminé des les poules de la ligue des champions. Grâce à Claude Leroy, le PSG signe un partenariat avec le centre de formation Planète Champion situé à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

En 1998, il est de retour au Cameroun pour la coupe du monde en France mais les Lions indomptables ne passent pas le premier tour de cette coupe du monde avec deux matchs nuls contre le Chili et l'Autriche et une défaite contre l'Italie. Seulement un point manquait aux Camerounais pour terminer deuxième de leur groupe, des jeunes comme Salomon Olembe, Pierre Womé, Lauren, Joseph-Désiré Job et surtout Samuel Eto'o font leurs premiers pas en équipe nationale et seront les joueurs principaux des prochaines années.

À la fin du mondial, Claude Leroy, toujours sous contrat avec le PSG, est écarté par le nouveau président Charles Biétry qui ne lui a visiblement pas pardonné d'avoir quitté le service des sports de Canal+ un an auparavant.

Claude Leroy atterri au RC Strasbourg présidé par son ami Patrick Proisy dans un rôle similaire qu'il avait au PSG. Pierre Mankowski, qui fut son adjoint au Cameroun et directeur du Centre de formation du Paris Saint-Germain, est nommé entraîneur du club. L'année 1998 est marquée par un profond chamboulement de l'effectif puisque presque tous les cadres de l'équipe sont transférés (Olivier Dacourt, Pascal Nouma, Gérald Baticle, Valérien Ismaël...). Pour sa première saison, le Racing termine 12e dans le championnat 1998-1999. Alors que Strasbourg est 17e du classement en novembre 1999, Leroy, contrairement à une promesse faite lors de son arrivée, écarte Mankowski pour cumuler les fonctions d'entraîneur et de manager. Cette volte-face est mal accueillie malgré le fait que le club se redresse sous sa direction, atteignant finalement une neuvième place honorable. Mais la saison 2000/2001 est catastrophique, le club faisant figure de relégable certain au bout de quelques journées, et est marquée par de nombreuses « affaires » en marge du terrain (graffitis à l'encontre de Leroy, pétard lancé contre la juge de touche Nelly Viennot, faux passeport de Diego Hector Garay). Outre les déboires sportifs, on reproche aux dirigeants leur manque d'implication (Proisy réside à Paris) et des choix faits sans concertation (changement de logo). Pour leur défense, Proisy et Leroy évoquent eux un contexte local difficile et un public notoirement exigeant. Le divorce entre la direction du club et le public est alors total en dépit du recrutement de la star paraguayenne José Luis Chilavert comme joker et du licenciement de Leroy remplacé par l'ancien capitaine Yvon Pouliquen, chargé jusque-là de l'équipe réserve du club.

Après ce passage mitigé à Strasbourg, en 2001, Claude Leroy part pendant deux ans en Chine pour entraîner Shanghaï Cosco avec Hervé Renard. En mars 2004, Leroy qui était consultant à Canal +, décide de quitter la chaîne cryptée pour devenir conseiller sportif de Cambridge qui évolue en D4 anglaise toujours accompagné d'Hervé Renard. Début 2002, il fait un passage éclair de 40 jours au Nîmes Olympique, club évoluant en deuxième division.

Sélectionneur (deuxième période)[modifier | modifier le code]

En 2004, Claude Leroy effectue son grand retour en Afrique. Il devient sélectionneur de la République démocratique du Congo, une sélection emmenée par Lomana LuaLua, Shabani Nonda ou Herita Ilunga. Lors de la CAN 2006, dans un groupe relevé avec l'Angola et le Togo qui sont toutes les deux qualifiées pour la Coupe du monde 2006 et le grand Cameroun, la RDC termine seconde du groupe derrière le Cameroun, mais elle s'incline contre l'Égypte pays organisateur et futur vainqueur de la compétition sur le score de 4 buts à 1.

Après une bonne coupe d'Afrique avec le Congo, Claude Leroy prend les commandes du Ghana qui vient d'atteindre les huitièmes de finale de la coupe du monde. Le Ghana qui est une des valeurs sûres du continent avec des joueurs comme Michael Essien, Sulley Ali Muntari ou John Mensah, est désigné pays-hôte de la CAN 2008 où il espère faire un bon parcours. Lors du premier tour, le Ghana bat respectivement la Guinée en match d'ouverture (2-1), puis la Namibie (1-0) et le Maroc (2-0), en quart, il s'impose contre le Nigeria (2-1). En demi, malgré le fait que les Black stars ont dominé tout le match, ils perdirent le match contre le Cameroun (0-1) mais se consolent avec la troisième place en battant la Côte d'Ivoire 4 buts à 2. Le Ghana dans son ensemble a réalisé une bonne CAN. Malgré cela Claude Leroy ne sera plus le sélectionneur des Black Stars. Il n’a pas accepté la prolongation de contrat que lui proposait la Fédération ghanéenne de football.

En juillet 2008, Claude Leroy devient le sélectionneur de l'Oman. Avec cette sélection, il gagne la Coupe du Golfe 2009 car à la surprise générale, il bat en finale de l'Arabie saoudite aux tirs aux buts 6-5. C'est la première fois de son histoire qu'Oman gagne cette coupe du Golfe.

En mars 2011, après la Coupe d'Asie, Claude Leroy s'engage avec la Syrie. Une aventure qui ne dure que deux mois.

Depuis septembre 2011, Claude Leroy est de retour en République démocratique du Congo.

Consultant TV[modifier | modifier le code]

Claude Leroy a été un des consultants éminents de Canal+ dans les années 1990 et au début des années 2000, pendant les périodes où il était sans club.

En 2008, il commente la finale de la Coupe d'Afrique des nations en compagnie de Denis Balbir sur France 2.

Il commente les matchs de la coupe d'Afrique des nations 2010 et 2012 pour Orange sport où il retrouve Denis Balbir.

Pour la Coupe du monde 2010, il rejoint L'Équipe TV.

Carrière[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Sélectionneur et manager[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Implication dans l'affaire des transferts du RC Strasbourg[modifier | modifier le code]

Claude Leroy est placé en garde à vue le 26 septembre 2006 et mis en examen le 28 pour abus de biens sociaux, faux et usage de faux, par le parquet de Strasbourg dans le cadre d'une enquête sur la gestion du RCS par le groupe IMG-Mac Cormack[3].

Le cœur de l'affaire concerne une série de transferts de joueurs effectués à l'époque où Leroy avait la haute main sur la gestion sportive du club strasbourgeois (1998-2000). L'affaire présente de nombreuses similitudes avec celles ayant secoué l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. Dans tous ces cas, les enquêteurs suspectent l'existence d'un système où les indemnités de transferts étaient nettement sur-évaluées afin de financer diverses commissions, primes, ainsi que des compléments de rémunération pour les joueurs, agents et dirigeants. Le Racing a par exemple rémunéré la société Planet's player de l'agent Gilbert Sau à hauteur de 5 millions de francs pour financer le transfert de Pascal Camadini alors que le joueur - qui a touché 2 millions de francs à l'occasion - avait été libéré par son précédent club, FC Sion[4]. Pour sa défense, Claude Leroy affirme qu'il n'avait pas connaissance des détails administratifs et financiers et que toutes ses décisions ont été avalisées par le président de l'époque, son ancien ami Patrick Proisy.

L'absence de logique sportive de quelques-uns des transferts réalisés à l'époque - certains joueurs n'ont jamais joué un match officiel avec le RCS, d'autres étaient d'un niveau clairement insuffisant - ont fait naître des suspicions d'enrichissement personnel à l'encontre de Leroy, qui paye l'impôt sur la fortune et dispose de 17 comptes bancaires[4]. Le joueur Pierre Njanka a également révélé que son transfert et celui de Joseph N'Do à Strasbourg avaient été entièrement gérés en juin 1998 par Leroy - qui était alors le sélectionneur des deux joueurs en équipe du Cameroun - à des conditions nettement inférieures à celles du marché.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2001, lors des élections municipales, Claude Leroy était en cinquième position sur la liste gauche plurielle menée par Élisabeth Guigou à Avignon. Cette liste a rassemblé 31.53% des suffrages au premier tour mais sera largement battue au second.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. in: France Football, page 19, 30 mai 1967.
  2. Michel Jouneaux, Le Stade lavallois, une histoire, Siloë, 1994, p. 217.
  3. "Ligue 2 - Strasbourg: Patrick Proisy et Claude Leroy mis en examen", AFP, 28 septembre 2006
  4. a et b L'Équipe magazine du 9 décembre 2006