Claude Le Coz

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Claude Le Coz
Biographie
Naissance 22 décembre 1740
à Plonévez-Porzay (Finistère)
Décès 3 mai 1815 (à 74 ans)
à Villevieux (Jura)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 10 avril 1791
Archevêque de Besançon
29 avril 18023 mai 1815
Précédent Rétablissement du siège Gabriel Cortois de Pressigny Suivant
Évêque constitutionnel de Rennes
28 février 17911801
Précédent Création Suppression Suivant

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(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Claude Le Coz, né le 22 décembre 1740 à Plonévez-Porzay et décédé le 3 mai 1815 à Villevieux (Jura), est un évêque français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un tisserand, il fait ses études chez les jésuites de Quimper. Après la dispersion de l'ordre, il devient professeur puis principal du collège. Il fut de 1778 à 1791 le dernier prieur de Locamand. Épris des idées révolutionnaires, il est élu procureur-syndic du district de Quimper. Ayant approuvé dans plusieurs brochures la Constitution civile du clergé, notamment un Accord des vrais principes de la morale et de la raison sur la Constitution civile du clergé, il est élu évêque constitutionnel d'Ille-et-Vilaine en février 1791 et prête le serment constitutionnel. Le Coz apparaît vite comme l'un des chefs de file de l'Église constitutionnelle.

Élu par le même département à l'Assemblée législative le 3 septembre 1791, le 9e sur 10 à la pluralité des voix, il défend le costume ecclésiastique et le célibat des prêtres le 19 octobre, ainsi que le rétablissement des passeports, qu'il qualifie d'« Argus de la patrie », le 30 janvier 1792. Le géant de la mythologie grec était aussi appelé Panóptês (« celui qui voit tout »); au même moment, Jeremy Bentham invente le « Panopticon ». De même, il réclame la suppression de plusieurs congrégations religieuses le 5 février et le 6 avril 1792, mais s'oppose à la suppression des congrégations enseignantes.

Après le 10 août, il parle contre la suspension de Louis XVI. À la fin de la session, il devient membre du directoire du département d'Ille-et-Vilaine.

Hostile au représentant en mission Jean-Baptiste Carrier et au mariage des prêtres, il est enfermé au Mont-Saint-Michel, où il demeure jusqu'après 9-Thermidor.

Sous le Directoire, il se montre très hostile à la substitution du décadi aux dépens du dimanche. Ami de l'abbé Grégoire, il préside les conciles nationaux de 1797 et de 1801.

Après la signature du Concordat de 1801, auquel il adhère, il donne sa démission du siège de Rennes. Il est l'un des 12 évêques constitutionnels nommés à la tête d'un diocèse concordataire, sur l'insistance de Napoléon Bonaparte. Il est ainsi nommé le 9 avril 1802 archevêque de Besançon, archidiocèse qui regroupe les départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Jura. Dans un diocèse massivement réfractaire, il se heurte à une opposition protéiforme. En 1804, il signe une formule de soumission aux brefs du pape.

Prélat actif, d'une conduite exemplaire, très favorable à la politique de l'Empereur, le ministre de l'Intérieur lui accorde en 1807 une médaille pour avoir aidé à la propagation de la vaccine dans son diocèse. En 1809, Fontanes le charge de la création d'une académie d'enseignement à Besançon.

Hostile à la Restauration, le duc d'Angoulême lui interdit de se présenter devant lui lors de son voyage dans la région en 1814. Favorable aux Cent-Jours, il meurt moins d'un mois après d'une fluxion de poitrine au cours d'une visite pastorale dans le Jura.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Comme tous les évêques constitutionnels, lorsqu'il est nommé évêque constitutionnel de Rennes, il prend comme armoiries un écu d'azur chargé de ses initiales en lettres d'argent. Il conserve ce blason jusqu'en 1809 où il adopte un nouvel écu conforme aux règles de l'héraldique napoléonienne.

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason Claude Le Coz.svg
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Blason Claude Le Coz.svg
Ornements extérieurs Comtes Archevêques de l'Empire français.svg
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(1792-1801) (1802-1809) (1809-1815)
Évêque de Rennes Archevêque de Besançon

Sources[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Robert, Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Paris, Edgar Bourloton, 1889, tome IV, p. 36 Lire en ligne
  • René Surugue, Les archevêques de Besançon. Biographies et portraits, Besançon, 1931.
  • Maurice Rey (dir.), Histoire des diocèses de Besançon et de Saint-Claude, Paris, Beauchesne, 1977.


Articles connexes[modifier | modifier le code]