Claude Lastennet

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Claude Lastennet
Information
Nom de naissance Claude Lastennet
Naissance 19 janvier 1971 (43 ans)
à Brest dans le Finistère
Condamnation octobre 1997
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité
Meurtres
Nombre de victimes 5
Période 24 août 1993 - 8 janvier 1994
Pays Drapeau de la France France
Régions Île-de-France
Villes Chevilly-Larue, Thiais, Boulogne-Billancourt, Bourg-la-Reine
Arrestation 12 janvier 1994

Claude Lastennet (né à Brest le 19 janvier 1971[1]), est un tueur en série français.

Enfance[modifier | modifier le code]

Né de père inconnu « un marin », quelques minutes après son frère jumeau, Frédéric, ils sont élevés séparément par des tantes et oncles dans la presqu'île de Crozon, tandis que leur mère Jacqueline part gagner sa vie à Paris comme employée de poste. Ils la rejoignent deux ans plus tard, puis reviennent vivre tous trois dans le Finistère près de dix ans après, lorsque Claude et Frédéric atteignent l'age de douze ans.
Mais bientôt leur mère se remarie avec un homme de dix ans son cadet, avec qui elle aura deux autres enfants, et Claude, très attaché à elle, vit cette nouvelle union comme une trahison. Il entretient alors de très mauvais rapport avec son beau-père « alcoolique violent » qui l'humilie et le cogne , et quitte à 13 ans le domicile familial.
En pension à Quimper, il passe un BEP d'employé de restaurant et un CAP de pâtissier. Serveur saisonnier à 16 ans, il devient un gros fumeur de haschich. À 18 ans, réformé de l'armée et éprouvé par la mort de sa grand-mère adorée, il fait son premier séjour en l'hôpital psychiatrique un an après. À 20 ans, engagé au restaurant Chez Dumonet à Montparnasse, ce premier chef de rang côtoie des « dames avec des visons » qui lui proposent « des rendez-vous galants ».
Quatre ans plus tard, en février 1993, alors qu'il est hébergé dans la capitale, chez son frère, il tente de se suicider en avalant des cachets de Lexomil (un anxiolytique).
L'été suivant, il stoppe brutalement son traitement psychotrope : ses pulsions meurtrières apparaissent[2].

Crimes[modifier | modifier le code]

Entre le 24 août 1993 et le 8 janvier 1994, Claude Lastennet, 22 ans, sans profession, tue cinq vieilles dames. Le 20 décembre 1993 il agresse Rosalie Czajka, 82 ans, à Chevilly-Larue, elle se défend et échappe à la mort. Identifié par la police, il est arrêté le 12 janvier 1994 dans un foyer de jeunes travailleurs de Chevilly-Larue où il habitait, il avait demandé à un de ses compagnons de foyer comment utiliser la carte de crédit de Violette de Ferluc[3],[4].

Date Victimes Âge Lieu
24 août 1993 Marcelle Cavilier 87 Chevilly-Larue
15 novembre 1993 Antoinette Bonin 76 Thiais
16 novembre 1993 Raymonde Dolisy (née Fournier) 72 Boulogne-Billancourt
18 décembre 1993 Augustine Royer 91 Bourg-la-Reine
8 janvier 1994 Violette de Ferluc 92 Thiais

Procès et emprisonnement[modifier | modifier le code]

En octobre 1997, il est jugé en cour d'assises et est défendu par l'avocat Pierre-Olivier Sur. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de dix-huit ans[2],[5].

Au cours de la procédure judiciaire, Lastennet imprégné de science-fiction explique avoir donné la mort pour devenir immortel, tel Satan : « À chaque fois que j'ai étranglé des femmes, il y a toujours un écoulement sanguin soit du nez, soit des oreilles. Je trempe un doigt, l'auriculaire droit dans le sang et je le porte à ma bouche. Le sang m'excite. Je me suis d'ailleurs intéressé à des histoires de vampire, de Lucifer »[2].

Libérable en 2012[2], il aura alors 41 ans.

Documentaire télévisé[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lastenet, Claude - Criminal Perpetrator
  2. a, b, c et d Patricia Tourancheau, « De maman aux mamies », sur Libération,‎ 6 août 2002
  3. Claude Lastennet, le tueur de vieilles dames
  4. "Le tueur présumé de cinq vieilles dames aurait reconnu ses crimes" Article du 14 janvier 1994 publié dans L'Humanité
  5. "Il a fait ce qu'il avait à faire, sans sentiment" Article de Michel Henry publié le 23 octobre 1997 dans Libération

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]