Claude Geoffroy le Jeune

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Claude-François Geoffroy, dit le Jeune, est un apothicaire et chimiste français, né en 1729 à Paris et mort dans cette même ville le 18 juin 1753. On lui attribue la découverte du bismuth.

Biographie[modifier | modifier le code]

Claude-François Geoffroy est le fils aîné de Claude Joseph Geoffroy et de Marie Denis, fille de François Denis, seigneur de Suisnes, et nièce de Jean Hellot. Il fait des études classiques, puis entreprend l’apprentissage de la pharmacie avec son père, académicien comme Hellot.

Il est enregistré en 1747 au bureau de la compagnie des maîtres apothicaires, et il est reçu à la maîtrise en mai 1748. Il succède alors à son père dans l’officine familiale et dans les fonctions d’inspecteur de la pharmacie de l’Hôtel-Dieu.

En vue de sa candidature à l’Académie royale des sciences, il lit un mémoire sur le bismuth. Il rédige ensuite trois notes sur l’analyse chimique de ce métal. Il est élu dans la section de chimie le 29 juillet 1752.

En mars 1753, il présente à l'Académie une synthèse des notes précédentes intitulée Analyse chimique du bismuth de laquelle il résulte une analogie entre le plomb et ce semi-métal. Dans ce mémoire, il annonce des recherches ultérieures que sa mort prématurée l’empêche de mener à bien[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grandjean de Fouchy, « Éloge de M. Geoffroy », dans Histoire de l'Académie royale des sciences, année 1752, section « Histoire », pp. 162 et 164, Paris, 1756. (Texte intégral. Consulté le 25 mai 2011.)
  • Grandjean de Fouchy, « Sur le bismuth », dans Histoire de l'Académie royale des sciences, année 1753, section « Histoire », pp. 190-194, Paris, 1757. (Texte intégral. Consulté le 25 mai 2011.)
  • Paul Dorveaux, « Apothicaires membres de l’Académie royale des sciences : Claude–François Geoffroy », dans Revue d’histoire de la pharmacie, vol. 20, n° 79, 1932, p. 122-126. (Texte intégral. Consulté le 25 mai 2011.)

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'Académie royale des sciences, année 1753, section « Mémoires », Paris, 1757, pp. 296-312. Ce mémoire, lu dans les séances des 14 et 17 mars 1753, est sous-titré « Premier mémoire » et il se conclut ainsi : « Dans un second mémoire, j'examinerai si cette analogie se soutient en traitant ces deux matières avec les acides et différens sels. »