Claude François

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Claude François

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Claude François en 1965.

Informations générales
Surnom Cloclo
Nom de naissance Claude Antoine Marie François
Naissance 1er février 1939
Ismaïlia, Égypte
Décès 11 mars 1978 (à 39 ans)
Paris, France
Activité principale Chanteur, musicien, producteur, rédacteur en chef, photographe
Genre musical Variété française, disco, pop, ballade
Instruments Voix, percussions, violon, tumba et batterie
Années actives 1962-1978
Labels Fontana (1962-1963)
Philips (1963-1978)
Flèche (1967-1978)
Phonogram (1972-1978)
Carrère (1977-1978)
Site officiel http://claudefrancois.fr/

Claude François, surnommé « Cloclo », né le 1er février 1939 à Ismaïlia en Égypte et mort accidentellement le 11 mars 1978 à l'âge de trente-neuf ans à Paris, est un chanteur populaire et producteur français des années 1960 et 1970.

Tout au long de ses seize années de carrière, il fut l'un des artistes français les plus appréciés du public des années 1960 et 1970. Son succès et sa popularité ne se sont pas démentis après sa disparition. De son vivant, il a vendu 35 millions de disques et, depuis sa mort jusqu'à 2009, 28 millions, soit en tout 63 millions de disques. Nombre de ses chansons furent des succès et sont restées dans les mémoires, comme Belles ! Belles ! Belles !, Même si tu revenais, Le lundi au soleil, Le téléphone pleure, Magnolias for Ever, Alexandrie Alexandra ou encore Comme d'habitude, qui est devenu un succès international sous le titre de My Way.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et enfance[modifier | modifier le code]

La famille paternelle de Claude François est lyonnaise[1]. Nicolas Joseph François, né à Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges) en 1835, et Marie Anne Delphine Callon, née à Mars (Ardèche) en 1845, se sont mariés en 1872 à Port Saïd (Égypte), où Nicolas Joseph François était télégraphiste pour la Compagnie du canal de Suez. Leurs trois enfants, Gustave, Elisa et Adolphe voient ainsi le jour successivement à Port Saïd, Suez et Ismaïlia.

Adolphe François, grand-père de Claude François, caporal-fourrier au 52e régiment d'infanterie, est tué à Tahure, dans la Marne, le 25 septembre 1915, lors de la Première Guerre mondiale, alors qu'il n'a que trente-cinq ans[1]. Il laisse trois fils, dont Aimé François[Note 1], lesquels travailleront comme chefs du trafic du canal de Suez.

Aimé François épouse une Italienne, Lucia Mazzei[Note 2], dite « Chouffa ». La famille de Lucia est originaire de Calabre, en Italie. Lucia s'occupe du foyer familial et a longtemps joué du piano. Ses deux frères, l'un violoniste, l'autre pianiste, accompagnaient les films muets, puis ont joué pour le five o'clock tea de l'armée britannique qui occupait le canal de Suez.

Le couple a deux enfants :

  • Marie-Josée François, dite « Josette », née en 1934, la fille aînée, qui écrira ses mémoires en 2008[Note 3].
  • Claude Antoine Marie François, né le 1er février 1939 : il est de tradition chez les François d'appeler les garçons par un prénom commençant par un A, mais sa mère imposa le prénom de « Claude ». Antoine lui fut donc attribué en deuxième prénom et Marie, le prénom de la Vierge, en troisième pour protéger l'enfant.

L'enfance de Claude se passe dans une des belles villas de la Compagnie du canal de Suez à Ismaïlia. Sa famille, qui a des domestiques, mène un train de vie très aisé[2]. Cependant, durant la Seconde Guerre mondiale, Ismaïlia est bombardée par les Allemands et la villa de la famille François est détruite. Le jeune Claude et sa sœur sont alors recueillis par leur grand-mère paternelle qui habite une vieille maison proche des quartiers populaires : Claude s'y mêle aux jeunes enfants d'origines diverses (grecs, maltais, italiens, arabes), il y reste jusqu'à l'âge d'aller à l'école[3].

Ses parents le placent en internat dans une école confessionnelle. Puis ils l'inscrivent au lycée français du Caire comme externe (1953-1954). La chambre qu'il loue est en face de Radio le Caire si bien qu'il y est toujours fourré, écoutant en avant-première les disques français ou américains. Il décroche la première partie du bac[Note 4] mais non la seconde[4]. À cette époque, le jeune Claude assiste aux répétitions de ses oncles maternels et fait une première année de violon[5].

En 1956, la famille François est expulsée d’Égypte (avec de nombreux Français et Britanniques) à la suite de la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Nasser. Sur fond d'un déchaînement soudain d'hostilité envers les étrangers occidentaux, le départ d'Égypte s'effectue en catastrophe sous les coups, les crachats, les injures, les humiliations (la mise à nu lors du passage à la douane) et les jets de pierres[6]. Le navire accoste au Havre, d'où ils gagnent Paris.

Après un séjour dans une chambre d'hôtel, les François, fatigués de quémander quelques subsides auprès de la Compagnie du canal de Suez, partent en train pour Monte-Carlo où réside, depuis son mariage l'été précédent, leur fille Josette[7],[8]. Ruinée, la famille s’installe d'abord à Monaco dans un appartement acquis grâce à la prime de réinstallation donnée par la Compagnie du canal de Suez (Claude étudie au lycée Albert-Premier), puis à Nice[9]. Ils vivent dans une certaine pauvreté : Claude dort par terre sur le sol de l'appartement, vole à l'étalage, se nourrit de pain trempé dans de la vinaigrette, ce qui lui cause un ulcère à l'estomac et l'exempte du service militaire[10].

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1958, Claude, à la recherche d’un travail, devient employé de banque. Il se délasse en jouant de la tumba dans un petit orchestre qu’il a formé avec quelques copains. Il finit par trouver un emploi dans le grand orchestre du Sporting Club de Monte Carlo, dirigé à l'époque par Louis Frosio : d’abord percussionniste, il en devient ensuite chanteur, avec à son répertoire Colette Deréal, Charles Aznavour, Mouloudji, Ray Charles. Il fait un tabac en interprétant en arabe la chanson de Bob Azzam, Mustapha. Parallèlement, il s’inscrit à l’Académie nationale de musique dans toutes les classes (clarinette, flûte, chant classique, timbales et percussions, harmonie) et prend des leçons particulières pour former sa voix. En 1959, il fait partie, en tant que chanteur, de l’orchestre de Marcel Blanchi à l’hôtel Provençal à Juan-les-Pins[11]. Si sa rémunération lui permet enfin de vivre et de faire vivre sa famille, il est désapprouvé dans son choix par son père qui aurait voulu qu'il devienne comptable. Sa mère le soutient toutefois dans sa passion pour la musique[4].

À l'été 1961, il monte à Paris sur les conseils de Brigitte Bardot et de Sacha Distel[12], rencontrés sur la Côte d'Azur; il est accompagné d'une jeune danseuse d'origine anglaise, Janet Woollacott, rencontrée en 1959 lors d'un spectacle, et qu’il a épousée le 5 novembre 1960 à Monaco. Son père, qui ne lui parlait plus depuis deux ans, était venu au mariage, avant de mourir d’une maladie des poumons le 19 mars 1961[4].

À l'époque, la variété française connaît un grand bouleversement avec les débuts de l'émission de radio Salut les copains, la vogue du rock'n'roll puis du twist et l'avènement de ceux que l'on ne tardera pas à appeler les yéyés[13].

Claude se fait engager dans la formation d’Olivier Despax, les Gamblers, au poste de percussionniste, mais les cachets sont maigres[14]. Le 16 septembre 1961, il passe une audition aux disques Fontana, mais ne convainc pas le directeur artistique Jean-Jacques Tilché, qui accepte toutefois une deuxième audition.

En 1962, Claude François, sous le pseudonyme de « Kôkô », enregistre son premier disque, Le Nabout twist (en version française et en version arabe) : si la chanson est bien reçue en Afrique, elle ne rencontre pas le succès escompté en France[12]. En attendant une nouvelle occasion, il rejoint Les Gamblers et joue pendant tout l’été 1962 au Papagayo à Saint-Tropez. De son côté, Janet est engagée comme danseuse à l’Olympia, où elle rencontre Gilbert Bécaud, pour qui elle va quitter Claude[12].

De retour à Paris, Claude signe un contrat de cinq ans avec les disques Fontana[12]. À l'automne 1962, il obtient son premier succès, avec Belles ! Belles ! Belles !, adaptation de Girls Girls Girls (Made to Love), composée par Phil Everly, des Everly Brothers, et interprétée initialement par Eddie Hodges, dont il s'est inspiré pour la version française et dont il cosigne les paroles avec Vline Buggy. Ayant fait le siège du bureau de Daniel Filipacchi à Europe 1, il obtient que son 45 tours passe deux fois par jour dans l'émission Salut les copains tout au long de la semaine. Sa carrière est lancée : le disque s'écoule à 1,7 millions d'exemplaires[15],[16]. Belles ! Belles ! Belles ! est son premier scopitone, réalisé par Claude Lelouch[12] : il chante dans la neige, dans un bois de la région parisienne, au milieu de jeunes filles dans une tenue hors de saison[17]. Sa participation à plusieurs émissions de télévision lui permet de se faire connaitre auprès d'un large public. Il passe à l'Olympia le 18 décembre, en première partie de Dalida et des Spotnicks.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Claude François au Grand Gala du Disque, en 1965.

Prise en main par l'imprésario Paul Lederman, sa carrière démarre véritablement. Les tournées s'enchaînent au rythme de ses succès : Marche tout droit, adaptation de la chanson Walk right in des Rooftop Singers, Pauvre petite fille riche, Dis-lui et Si tu veux être heureux, adaptation de If you wanna be happy de Jimmy Soul[18]. Avec son allure de jeune homme de bonne famille, ses chansons aux paroles agréables, il séduit un public féminin de plus en plus nombreux[19]. Il demande à Michel Bourdais, portraitiste et documentaliste au magazine Salut les copains, de dessiner son portrait. Ce dessin hyper-réaliste sera pour Claude le point de départ d’une longue réflexion sur l’image qu’il doit donner de lui[20],[21].

Le 5 avril 1963, il est pour la deuxième fois à l’Olympia, où il participe à un gala consacré aux jeunes chanteurs, surnommés à l'époque « idoles des jeunes »[22]. À noter, parmi ses musiciens : Michel Cassez, dit Gaston, futur Compagnon de la chanson, et le pianiste de jazz René Urtreger. En octobre, il sort Si j'avais un marteau, version française de If I Had a Hammer, composé par Pete Seeger, et repris avec succès par Trini Lopez. Le titre reste plusieurs semaines no 1. Le 29 octobre, après avoir participé à un Musicorama spécial, Claude reçoit, des mains du comédien Maurice Biraud, ses deux premiers disques d’or[12],[23].

Avec le succès, l'argent est au rendez-vous, à telle enseigne qu'après l'acquisition d'un appartement à Paris, au 46, boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement[24], il achète en 1964 l'ancien moulin communal de Dannemois dans l'Essonne pour en faire sa résidence secondaire. Il y installe sa mère et sa sœur qui dès lors retrouvent l'aisance et la sérénité de leur vie en Égypte[23]. Quelques semaines plus tard, il interprète La Ferme du bonheur[19]. L'été venu, il fait une tournée triomphale, qui donne lieu à un film de Claude Vernick, au titre éloquent, L’été frénétique[25].

En septembre, Claude François fait à nouveau l’Olympia, mais cette fois c'est en vedette qu'il chante chez Bruno Coquatrix. Il enchaîne de nouveaux succès : Donna, Donna, J’y pense et puis j’oublie[12]. Il bat tous les records de recettes établis par Édith Piaf et Gilbert Bécaud et à chaque apparition déclenche des scènes d'hystérie collective[26].

Côté sentimental, il fait la connaissance de France Gall, jeune chanteuse de 17 ans (lui en a 25). C'est le début d'une liaison qui durera jusqu'en 1967[27].

Le 25 février 1965, Claude est blessé au cours d'un gala à Abbeville, la scène s'étant effondrée sous ses pieds alors qu'il dansait. Ayant plusieurs côtes fracturées, il reste immobilisé cinq semaines durant. Au cours de l'année 1965, il enregistre une quinzaine de titres, dont Les Choses de la maison et Même si tu revenais[19].

L'année 1966 voit l’apparition des Claudettes (ou Clodettes), ses danseuses attitrées, dont l'idée lui a été soufflée par Michel Bourdais[28]. Le 25 décembre, son premier Olympia avec quatre d’entre elles est un événement, qui séduit et déchaîne le public. Claude utilise alors le dessin qu'a fait de lui Michel Bourdais trois ans plus tôt pour en faire le symbole de sa mutation artistique. Il redonne l'original à son auteur en marque d'amitié et de reconnaissance en y inscrivant les mots « Bravo… c'est merveilleux »[29].

Article détaillé : Claudettes.

En 1967, il est coauteur avec Jacques Revaux pour la musique, et Gilles Thibaut, du titre Comme d'habitude, dont le texte s'inspire de sa rupture avec France Gall[réf. nécessaire]. Le succès est au rendez-vous et la chanson, bientôt reprise par Paul Anka puis Frank Sinatra sous le titre My Way, devient un succès mondial qui connaît de multiples reprises (notamment par Elvis Presley, Nina Hagen, Nina Simone, Sid Vicious).

Le 13 mars 1967, Claude François et Janet Woollacott divorcent.

Consécration[modifier | modifier le code]

Claude François photographié en scène par Erling Mandelmann en 1976.
Claude François et les Claudettes, en 1976, photographiés par Erling Mandelmann.
Claude François en 1976, photographié par Erling Mandelmann.

Son contrat chez Philips arrivant à son terme, Claude fonde sa maison de disques, Flèche, acquérant ainsi son indépendance artistique[19]. La chanteuse belge Liliane Saint-Pierre est la première artiste qui enregistre sous ce label. Après une « histoire de cœur » avec la chanteuse Annie Philippe, rencontrée en tournée mais qui refuse de l'épouser[30], il se console avec Isabelle Forêt, blonde aux yeux bleus et mannequin de son état. Elle donne le jour à Claude junior, le 8 juillet 1968. Sa naissance n'est révélée à la presse que quelques mois plus tard[12].

L'année 1968 est celle de sa première tournée en Afrique noire, qui le mène, en dix jours, de Fort Lamy (Tchad) à Dakar (Sénégal) en passant par Yaoundé et Douala (Cameroun), Libreville (Gabon), Abidjan (Côte d'Ivoire) et Niamey (Niger). À Libreville, il donne un concert devant 15 000 personnes au grand stade de la ville et est reçu officiellement par le président Albert Bongo, sa famille et ses ministres[31].

L'année 1969 est une année faste sur le plan familial et le plan professionnel. Le 15 novembre 1969 vient au monde un second garçon, Marc, mais son père décide là encore d'en taire la naissance pour le protéger[12]. Le même mois, son passage à l'Olympia – seize jours à guichets fermés – est un nouveau succès avec son spectacle à l'américaine, où il est accompagné de quatre danseuses, huit musiciens et l'orchestre de l'Olympia[19]. Il travaille désormais avec Jean-Pierre Bourtayre comme directeur artistique et installe son quartier général au 122, boulevard Exelmans à Paris. Ses nouveaux disques, Éloïse en début d’année et Tout éclate, tout explose en fin d'année, sont des succès[12].

En 1970, sa chanson Parce que je t'aime mon enfant est adaptée en anglais et reprise l'année suivante par l'acteur Richard Harris[32] puis par Elvis Presley sous le titre My Boy. Le 14 mars 1970, un malaise le surprend pendant un concert à Marseille, salle Vallier[12]. On apprendra plus tard qu’il s’agissait d’un coup monté en accord avec son producteur. Il part se reposer aux îles Canaries mais à son retour, le 17 mai, il est victime d’un accident de voiture sur l’autoroute près d’Orange. Le nez fracturé, les pommettes éclatées, il doit subir une rhinoplastie. À peine remis, il repart en tournée avec Dani et C. Jérôme[19].

En 1972, il enregistre aux États-Unis le titre C'est la même chanson dans les studios de la Tamla Motown à Détroit[19]. Il se sépare de la mère de ses enfants, avant de rencontrer Sofia Kiukkonen, une mannequin finlandaise de 19 ans, avec qui il reste quatre ans.

Le 20 janvier 1973, Maritie et Gilbert Carpentier consacrent à Claude François leur émission télévisée Top à… . Il y retrouve Dalida, avec qui il chante en duo Ciao ciao bambino, Come prima et Volare. Durant toute l'année, il est omniprésent à la télévision, participant quatre fois à l'émission de divertissement Cadet Rousselle. Au cours de l'enregistrement d'une de ces émissions, le 15 mars, il se retrouve en insuffisance respiratoire en raison de la déviation de la cloison nasale dont il souffre. Il est hospitalisé et opéré de toute urgence[33].

En juillet, à Marseille, lors du premier concert de sa tournée d'été, un fan éméché lui lance une canette de bière au visage. Blessé à l'arcade sourcilière, le chanteur doit jeter l'éponge au bout de trois quarts d'heure[34].

En septembre, il sort Le téléphone pleure, qui s'écoule à plus de 2,5 millions d'exemplaires et qu'il reprend l'année suivante en anglais (Tears on the Telephone (en)) et en espagnol (Llora el telefono)[Note 5],[Note 6]. Le 15 décembre, il chante devant 20 000 spectateurs survoltés au Parc des expositions de la porte de Versailles au profit de la fondation Perce-neige en faveur de l'enfance handicapée[12].

Le 30 juin 1975, le journaliste Yves Mourousi organise un concert de Claude François au profit de la recherche médicale, devant un public de 30 000 personnes rassemblées au Jardin des Tuileries à Paris. Claude ne peut attaquer sa première chanson qu'au bout de dix minutes de hurlements frénétiques. Après divers débordements de ses admiratrices, le spectacle se termine par un feu d'artifice et sous une pluie de confettis et de ballons à l'effigie du chanteur. Ce sera son dernier concert dans la capitale[35]. Le 17 décembre, il se produit au palais de l'Élysée pour le Noël des enfants et chante en duo avec le président Valéry Giscard d'Estaing[36].

En 1976, Claude François sort un album destiné aux enfants de « 7 à 77 ans », ainsi que les chansons Cette année-là et La Solitude, c'est après, qu'il enregistre aussi en Italien. Pour Antenne 2, il enregistre l'émission La bande à Cloclo, à laquelle il convie ses amis chanteurs et comédiens et dont il est entièrement l'auteur. Diffusée le 11 juillet, elle conquiert un large public[12]. En septembre 1976, à l'occasion d'un cocktail organisé pour le lancement du parfum Eau noire qu'il a créé, devant un parterre de quelque quatre cents invités, il arrive avec au bras Kathalyn Jones, sa nouvelle compagne[4], rencontrée dans l'avion, en juillet, au retour d'un voyage du chanteur aux États-Unis. Elle se rendait à Paris pour y faire des photos de mode. Cette année-là, il enregistre avec Martine Clémenceau le duo Quelquefois[37].

Durant l'année 1977, Claude François écoule de nombreux succès : Je vais à Rio, Toi le soleil, C'est comme ça que l'on s'est aimé enregistré en duo avec Kathalyn Jones. Avec les chansons Magnolias for Ever et Alexandrie Alexandra[Note 7], écrites par Étienne Roda-Gil, le chanteur affiche sa volonté de renouveler quelque peu son répertoire.

Carrière internationale[modifier | modifier le code]

Il arrive sur le marché anglais en 1976 avec l'adaptation anglaise du Le téléphone pleure (classé 35e au Top 40)[38]. Pour ses titres, il s'adjoint la collaboration d'un impresario britannique, Richard Armitage, et fait appel à Norman Newell et Roger Greenaway pour réécrire en anglais plusieurs de ses chansons (Monday morning again, Love will call the tune, My boy) ou pour composer des titres originaux (I'm leaving for the last time, Keep on driving[39]).

En octobre 1977, il est la covedette d'une émission franco-britannique, tournée à Honfleur et Deauville, et présentée par Cliff Richard. Il y interprète une adaptation en anglais de Chanson populaire (Love will call the tune), My boy (chantée en 1973 par Elvis Presley, laquelle est une adaptation de la chanson de Claude Parce que je t'aime mon enfant) et So near and yet so far.

Le 16 janvier 1978, il donne un concert au Royal Albert Hall à Londres, devant 6 000 spectateurs. Il commence son spectacle par My Way, qu’il doit bisser. Au terme de sa prestation, après huit rappels et avoir terminé par un solo de batterie déchaîné, il quitte la scène épuisé mais comblé[40]. Les 3 et 4 février, il retrouve son public belge au Forest National, la plus grande salle de concerts de Bruxelles, puis à Charleroi, à Liège et à Wavre. Le 18 février, il participe à l’émission La Grande Parade sur RTL, présentée par Michel Drucker en direct de Lyon. Il donne son tout dernier concert le 24 février 1978 à Lyon[41].

Les 9 et 10 mars 1978, la BBC l’accueille dans ses studios suisses de la station de Leysin, dans le canton de Vaud pour y enregistrer Snowtimes, une émission spéciale qui doit être diffusée en deux parties : en mai 1978 et à Noël 1978 sur la BBC et qui constitue une nouvelle étape de sa carrière internationale. Avec les Clodettes, il enregistre ses dernières compositions : The Vagabond, Bordeaux rosé, Alexandrie Alexandra le 9, Day Dreamer, une adaptation franco-anglaise du Mal aimé, et deux versions de I Believe in Father Christmas, une chanson inédite de circonstance, le 10, pour la BBC à Leysin[12].

L'homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses activités de chanteur, Claude François, éternel touche à tout, s'est investi dans diverses activités. C'est ainsi, qu'en 1972, il reprend le magazine Podium[42], qui devient rapidement la plus grosse publication pour les jeunes, supplantant même le célèbre Salut les copains[Note 8]. La même année, il crée une agence de mannequins, Girls Models.

Son attirance pour les jolies femmes le pousse, au printemps 1974, à racheter une revue de charme, Absolu. Il se transforme, pour l'occasion, en photographe, signant ses photos du pseudonyme de François Dumoulin[12]. Les clichés sont tous pris au Moulin[43].

En septembre 1976, il lance son parfum Eau noire.

Décès[modifier | modifier le code]

Sépulture de Claude François au cimetière de Dannemois, surmontée d'une statue de bronze à l'effigie du chanteur.

Claude François meurt le samedi 11 mars 1978, à 15 heures, à son domicile parisien du 46, boulevard Exelmans, d’un œdème pulmonaire [44] provoqué par une électrocution accidentelle[45]. En redressant pour la énième fois, en maniaque du détail qu'il est, l'applique électrique murale de travers située au-dessus de sa baignoire, ses doigts restent collés au cuivre, les fils étant en partie dénudés [46]. Malgré l'intervention de Kathalyn qui, protégée par des semelles en bois, l'arrache de l'applique, malgré la ventilation assistée des pompiers et le massage cardiaque du médecin, le Dr Noël, son cœur, qui s'est remis à battre, s'arrête au bout de deux minutes. Le pompier, le major Bernard Jacquinot, annonce la nouvelle à Kathalyn et à l'attachée de presse du chanteur. Claude devait, dans l'après-midi, participer à l'enregistrement de l'émission Les Rendez-vous du dimanche, présentée par Michel Drucker. À 16 heures, la radio et la télévision annoncent son décès par bulletin spécial. Sa disparition tragique cause une grande émotion à travers la France[47],[4],[48],[46],[49].

Le journal Libération titre le surlendemain « Claude François : a volté. Le chanteur préféré des moins de dix ans s'est électrocuté dans sa salle de bains »[46] (le jeu de mots « a volté » étant une allusion aux élections législatives du dimanche 12 mars).

Le 15 mars 1978, son nouveau 45 tours Alexandrie Alexandra arrive chez les disquaires, le jour même de ses obsèques, qui ont lieu en l'église d'Auteuil, à Paris, tandis que des milliers de fans pleurent à l'extérieur[4].

À la demande de ses proches, le chanteur est embaumé, à l'instar de son idole Elvis Presley[46], et vêtu d'un costume en velours bleu nuit et d'une simple chemise blanche, avant d'être enterré au cimetière de Dannemois.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Marc, le fils caché de Claude François[modifier | modifier le code]

Claude François dissimule durant six années l'existence de son second fils, Marc, selon la version officielle pour le protéger. Son existence est révélée à la presse en 1975. Une autre version est parfois avancée pour expliquer cette dissimulation : Claude François aurait tu la naissance de cet enfant pour protéger sa carrière, pour ne pas donner à son public l'image d'un homme rangé. Un fait que confirme Josette, la sœur du chanteur, lors d'un entretien en 2012[50].

Sofia Kiukkonen, sa compagne à l'époque, révèle en 2008 que l'artiste lui a caché l'existence de ce fils trois années durant. Selon elle[51], « Claude François voulait conserver son image de séducteur, d'homme libre pour ses fans. Pour sa carrière. La seule chose qui comptait à ses yeux ».

Justice et administration fiscale[modifier | modifier le code]

Le 4 avril 1973, les journaux titrent : « Claude François inculpé de fraude fiscale ». Le 24 juin, il est condamné à huit mois de prison avec sursis et 25 000 Francs d’amende. Il doit également s'acquitter d'un arriéré d’impôts de quelque 500 000 Frs[19]. Il apprend par la suite qu'il a été dénoncé et que c'est son comptable qui a fraudé sur la comptabilité des différentes entreprises ; Claude n'y serait donc pour rien[réf. nécessaire].

Faits divers[modifier | modifier le code]

Le 24 juin 1973, une dépendance de sa propriété de Dannemois est la proie d’un incendie. Sont présents Isabelle et leurs deux enfants. Grâce à l'intervention des jeunes du village, tous les occupants sont évacués. Claude, qui est en tournée, ne se rendra compte des dégâts que quelques jours plus tard. Il est d'autant plus persuadé que l'incendie est d'origine criminelle qu'un cocktail Molotov a été jeté dans ses bureaux du boulevard Exelmans au début du mois. L'affaire ne sera jamais tirée au clair[52],[53].

Le 5 septembre 1975, il est la victime collatérale d’un attentat de l'IRA provisoire dans l’hôtel Hilton de Londres. Il doit la vie à une cliente qui, étant devant lui, le protège involontairement de la déflagration d’une première bombe cachée sous une table. Il en réchappe, mais avec les deux tympans crevés[54].

Le 25 juin 1977, il enregistre une émission télévisée avec Michel Sardou et y présente sa fiancée, Kathalyn Jones. Le tournage terminé, passé minuit, il file, sur l'autoroute du Sud, vers sa résidence de Dannemois[Note 11] avec sa compagne, son chauffeur, son habilleuse et une programmatice d'Europe No 1. Il double une voiture, qui n'apprécie pas et le double à son tour, et ainsi de suite. Lors du dernier dépassement, il fait une queue de poisson à l'autre voiture, qui une dernière fois le double et se perd dans le noir. À quelques kilomètres du village, la voiture, qui les attend, reprend Claude en chasse. À près de 230 km/h, celui-ci essuie plusieurs coups de feu (pneu crevé, feux brisés, carrosserie trouée, une balle se loge même dans le tableau de bord). Les flingueurs abandonnent lorsque le chanteur s'engage dans la petite route qui mène au moulin. Le chanteur et ses passagers s'en sortent indemnes[55],[56]. Quelques jours plus tard, les auteurs des coups de feu sont retrouvés : ils étaient fichés au grand banditisme.

Statue de la sépulture de Claude François à Dannemois.

Succession[modifier | modifier le code]

Alain-Dominique Perrin, homme d'affaires réputé et l'un des amis du chanteur disparu, est nommé exécuteur testamentaire. Chargé d'apurer les dettes (15 millions de francs) et de gérer l'héritage, le temps que Claude Jr et Marc François soient majeurs, il met plusieurs années à redresser les finances et doit vendre pour ce faire son moulin de Dannemois et le magazine Podium[57]. En mai 1978, le matériel de scène et des vêtements (chemises, costumes) avaient d'ailleurs été rapidement vendus aux enchères. En mars 1982, 3 500 bouteilles de la cave du chanteur sont à leur tour vendues aux enchères à Drouot pour un total de 570 000 francs[58].

L'ancien moulin de Dannemois, dont Claude François était propriétaire, est aujourd'hui partagé entre un musée et un club qui reçoit des chanteurs de l'époque. Sur le sol du hall parsemé d'étoiles et sur les poignées de portes de la partie américaine du moulin, dessinées par Claude, on peut lire les initiales « CF »[59].

Droits d'auteurs[modifier | modifier le code]

Le chiffre d'affaires de Jeune Musique SA (une quarantaine de chansons, dont Comme d'habitude, sa version anglaise, My Way, Alexandrie Alexandra et Magnolias Forever) oscille entre 500 000 et 1 million d'euros[60]. Il existe plusieurs dizaines de versions de Comme d'habitude, et plusieurs centaines de reprises de My Way, la version anglaise, dont Claude François est le coauteur (en français), le cocompositeur[Note 12] et le coéditeur. My Way, à lui seul, génère un chiffre d'affaires annuel de 1 million d'euros, partagé entre tous les ayants droit.
Dans un premier temps, Coco, le fils aîné de Claude François, installé aujourd'hui à Bruxelles, et Marc François touchent un seizième des droits d'auteurs provenant des titres du catalogue de Jeune Musique SA[61]. Par contre, ils ont cédé le catalogue d'Isabelle Music (Chanson Populaire, Viens à la maison, etc.) au début des années 2000, à EMI[62].
Marc François cède par la suite ses parts dans Jeune Musique SA[Note 13] à son aîné. En échange, il devient le seul propriétaire de l'hôtel particulier parisien de leur père[63].

Fin novembre 2009, en association avec un groupe d'investisseurs comportant notamment Xavier Niel, le label français Because rachète Jeune Musique SA à Coco, qui conserve néanmoins une participation minoritaire[64].

Discographie[modifier | modifier le code]

La discographie de Claude François comporte un peu plus de 450 titres (près de 500 chansons avec les versions en public). Il en a commercialisé près de 400 et 50 sont en l'état de maquettes inédites.
Sa discographie en langues étrangères comporte des titres en anglais, en italien, en espagnol et en japonais.
L'ensemble de sa discographie se partage entre trois majors du disque : Universal (ex-Philips) pour les titres de 1962 à 1972, Sony-BMG (ex-C.B.S.) pour la période 1972-1975 et Warner (ex-Carrère) pour 1976-1978[65].

Discographie française[modifier | modifier le code]

  • Claude François a édité une quarantaine d'albums de 1962 à 1978 et commercialisé au moins 350 titres en français. La liste du lien ci-dessous concerne environ 370 titres différents commercialisés et un relevé exhaustif des essais et répétitions.
Article détaillé : Discographie de Claude François.

Trois de ses chansons originales ont été reprises et adaptées en anglais :

Discographie étrangère[modifier | modifier le code]

  • Claude François a enregistré près de 60 chansons en anglais dont une dizaine sont restées des essais (voire des maquettes de chansons qu'il allait adapter en français), une vingtaine en italien, quatre en espagnol, une en arabe en 1961 et une en japonais en 1965.

Chansons préférées des Français[modifier | modifier le code]

Selon un sondage de 2003, les cinq chansons de Claude François préférées des Français sont[69] :

  1. Belles ! Belles ! Belles !
  2. Comme d'habitude
  3. Alexandrie Alexandra
  4. Cette année-là
  5. Le lundi au soleil

Style[modifier | modifier le code]

Le chanteur populaire[modifier | modifier le code]

L'interprète[modifier | modifier le code]

Claude François est avant tout un interprète. Il ne compose et écrit que très peu de chansons, mais elles sont un indice de ses préoccupations personnelles. Dans la première partie de sa carrière, comme tous les chanteurs français de sa génération, il fait surtout des adaptations en français de titres américains et/ou anglais, ceux-ci n'étant pas diffusés ou étant tout simplement cédés directement à l'exportation pour adaptation. Parmi les chansons qu'il a composées lui-même - seul ou en collaboration - il y a : Geordie (1965), Mais combien de temps (1966), Dans les orphelinats (1968), Comme d'habitude (1967), Seule une romance (1971), En attendant (1972), Dors petit homme (1976). Claude François préfère faire appel à des paroliers qui lui écrivent du sur mesure. Parmi eux, Vline Buggy, qui fut la première et à laquelle il resta attaché ; puis, plus tard, Gilles Thibaut, Eddy Marnay, Jean-Michel Rivat, Michèle Vendôme, Yves Dessca (lequel devient producteur de Gloria Gaynor), Jacques Plante, Pierre Delanoë, Jean-Loup Dabadie (Je danse en 1971 et Nina nana en 1972), mais aussi Norman Newell pour la traduction de ses chansons en anglais. En 1977, il marque sa volonté de donner un sens plus pointu à son répertoire en sollicitant Étienne Roda-Gil.

Si Claude François s'inspire souvent de la Motown, et en particulier du compositeur Lamont Dozier, associé aux frères paroliers-producteurs Brian & Eddie Holland, il fait également appel à des compositeurs étrangers (le Suisse Patrick Juvet, le britannique Roger Greenaway pour des titres en anglais) ou français comme Eric Charden (Mais quand le matin, etc.), Alice Dona (C'est de l'eau, c'est du vent, etc.), Alain Le Govic (plus connu sous le nom d'Alain Chamfort), Jacques Revaux (Comme d'habitude) et plus exceptionnellement Serge Gainsbourg (Hip Hip Hip Hurrah en 1967), Didier Barbelivien (Dimanche après midi et Mandy en 1976)... Mais c'est surtout Jean-Pierre Bourtayre qui, s'inspirant des sources de la Motown, lui compose ses plus grands succès.

Son sens de la précision lui fait modifier toutes les partitions et paroles qui lui sont présentées. L'exemple le plus connu est celui de Comme d'habitude. Autre exemple, la modification du titre de Belles ! Belles ! Belles !, que Vline Buggy avait initialement intitulé Rien rien rien (Belles ! Belles ! Belles ! étant une adaptation d'un morceau des Everly Brothers intitulé Made To Love).

Concerts[modifier | modifier le code]

Claude François s'est produit 1 188 fois sur scène (entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, date de son dernier concert, au Palais des sports de Lyon) et est apparu 313 fois à la télévision (France, Belgique, Canada, Italie, Espagne, Angleterre), du 21 janvier 1963 au 10 mars 1978.

Sa maison de disques Flèche et le journal Podium font découvrir de nouveaux talents comme Alain Chamfort et Nicolas Pinelli, ce dernier assurant la première partie de nombreux concerts de Claude à travers la France et la Belgique[70].

Les Claudettes[modifier | modifier le code]

Claude François et les Claudettes en 1976.
Article détaillé : Claudettes.

Les Claudettes (ou Clodettes) sont les danseuses mythiques de Claude François, les premières à avoir dansé en petite tenue devant les caméras de la télévision française.

Les Fléchettes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Fléchettes.

Catherine Welch, Francine Chantereau, Martine Latorre et Dominique Poulain furent les choristes attitrées de Claude François sous le nom de groupe Les Fléchettes.

Perceptions et postérité[modifier | modifier le code]

« Le mal aimé » de la presse d'opinion[modifier | modifier le code]

En dépit de son succès auprès du grand public et du soutien de la presse populaire, Claude François a longtemps été peu apprécié par la presse d'opinion et par une certaine élite intellectuelle dédaigneuse, lui reprochant les paillettes, le strass sur ses costumes et dans ses spectacles, ses danseuses court-vêtues et le peu de profondeur de ses chansons[65].

En avril 2012, dans une analyse psychologique du film Cloclo, une chroniqueuse culturelle du journal Libération, Marcela Iacub, ignore ou rejette l'implication véritable de Claude François dans la composition musicale de My Way (seule la musique est commune à Comme d'habitude et à son adaptation en anglais), pour faire de la carrière artistique du chanteur une imposture, voire une escroquerie, et assimiler ce faisant sa mort à un suicide inconscient[71].

Carrière posthume[modifier | modifier le code]

Selon Bertrand Dicale, l'image et le répertoire de Claude François sont singulièrement réévalués à partir des années 1990, réconciliant la France de Guy Lux et des Carpentier avec celle de Jacques Chancel[65]. Le développement réussi de cette carrière posthume est redevable à la gestion consciencieuse de son patrimoine artistique par ses fils mais aussi à la gestion de son image par Fabien Lecœuvre, qui parvient en quelques années à faire de Claude François une référence branchée, effaçant sa relative ringardisation des années 1980, commune à plusieurs chanteurs de variété des années 1970[65]. Assimilé à une icône populaire, comme peuvent l'être dans leur genre le paquebot France ou le Concorde, il est devenu un symbole de la France des années 1960 et 1970 et pour certains, le souvenir d'une jeunesse insouciante, selon le blogueur Ludovic Dunod[72].

Production[modifier | modifier le code]

Vente de disques[modifier | modifier le code]

Entre le début de sa carrière artistique, entamée le 27 septembre 1962, et le début de l'année 1978, Claude François enregistre un peu plus de 350 chansons en français et une petite centaine en langues étrangères et vend plusieurs millions de disques et d'albums[Note 14],[Note 15].

À l'occasion du trentième anniversaire de sa mort, le journal Libération qualifie l’artiste d’« androgyne à paillettes » et conteste le chiffre annoncé de 61,7 millions de disques vendus (dix fois moins selon le journal, citant le Syndicat national de l'édition phonographique). Dans son article du 11 mars, le quotidien ironise sur les émissions télé qui lui rendent hommage ainsi que sur ses 400 chansons composées, selon le journal, aux trois quarts d’adaptations[73].

Selon une estimation réalisée sur une période couvrant les ventes par artiste de 1955 à fin 2009 (45 tours et albums), Claude François serait le cinquième plus gros vendeur de disques en France derrière Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jean-Jacques Goldman et Sheila mais juste devant Céline Dion[74].

En 2009, Flèche Productions annonce que Claude François a vendu 63 millions de disques (35 millions de son vivant et 28 millions depuis sa mort)[45]. Les derniers chiffres publiés en 2011 font état de 67 millions de disques (35 millions de son vivant et 32 millions depuis le 11 mars 1978)[réf. nécessaire].

Édition[modifier | modifier le code]

Claude François a fait la couverture de 219 magazines de son vivant et de 186 autres entre mars 1978 et mars 2006[75] et a été l'objet de 73 livres et biographies depuis sa mort[76].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Hommages au cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Principales émissions télévisées[modifier | modifier le code]

  • 1964 :
    • 16 millions de jeunes - reportage diffusé le 5 novembre 1964
  • 1966 :
    • Cendrillon -
  • 1967 :
  • 1968 :
    • Georges De Caunes reçoit
    • Studio 102 - 3 émissions présentées par Claude François et diffusées le 28 janvier, le 3 février et 3 décembre 1968
  • 1970 :
    • D'hier et d'aujourd'hui - émission de Pierre Tchernia diffusée le 3 juillet 1970
    • Télé Dimanche - émission diffusée le 6 décembre 1970 sur la première chaine de l'ORTF
  • 1971 :
    • Les étoiles de la chanson - émission diffusée le 13 avril 1971
    • Aujourd'hui Madame - émission diffusée le 24 juin 1971 (reportage au moulin de Dannemois)
  • 1972 :
  • 1973 :
  • 1974 :
  • 1975 :
  • 1976 :
    • Numéro Un Claude François de 8 à 88 ans - émission diffusée le 13 mars 1976 sur TF1
    • La bande à Cloclo- émission diffusée le 11 juillet 1976 sur Antenne 2
    • Aujourd'hui madame de Valentino à Cloclo - émission diffusée le 11 août 1976
    • Midi-Première - émissions diffusées le 25 septembre et le 16 novembre 1976 sur TF1
    • Mosaïque - émission diffusée le 17 novembre 1976 sur la TSR
    • Midi-Première - émission diffusée le 25 décembre 1976 sur TF1
    • Les rendez-vous du dimanche (spécial Noël) - émission diffusée le 26 décembre 1976 sur TF1 (avec notamment Henri Salvador et les 2 fils de Claude François)
  • 1977 :
    • Midi-Première - émissions diffusées le 14 février 1977, le 22 et 23 avril 1977, le 14 mai 1977
    • Midi-Première - émission réalisée à Palavas les Flots et diffusée le 15 juillet 1977 sur TF1
    • Music hall à Provins - émission diffusée le 16 juillet 1977 sur TF1
    • Midi-Première - émissions diffusées le 20 et 21 septembre 1977 sur TF1
    • Seaside 1977- émission franco-britannique diffusée le 22 octobre 1977 sur TF1 et diffusé sur la BBC
    • Numéro Un Claude François - émission diffusée le 26 novembre 1977 sur TF1
    • Midi-Première - émission diffusée le 19 décembre 1977 sur TF1
    • Je veux être toi - reportage diffusé le 21 décembre 1977
    • L'école des fans - émission diffusée le 25 décembre 1977 sur Antenne 2
    • Les rendez-vous du dimanche (spécial Noël) - émission diffusée le 25 décembre 1977 sur TF1 (avec notamment Jodie Foster et les 2 fils de Claude François)
  • 1978 :
    • La bonne franquette - émission diffusée le 21 janvier 1978 sur RTL TV
    • Chansons à la carte - émission diffusée le 22 janvier 1978 sur la RTBF
    • Musique and Music - émission diffusée le dimanche 28 février 1978 sur Antenne 2 (dernière émission télévisée française à laquelle participe Claude François avant sa mort)[79]
    • Snowtime Special - Spéciales vacances blanches - émission franco-britannique réalisée les 9 et 10 mars 1978 à Leysin en Suisse[80],[81] et diffusée en deux versions sur TF1 le 13 mai et sur la BBC le 22 décembre 1978
    • Numéro Un Claude François - émission hommage diffusée en septembre 1978 sur TF1 et rediffusée en juillet 1984

Posthume[modifier | modifier le code]

  • 1979 :
    • Claude François notre ami - Émission hommage de Guy Lux, diffusée le 12 mars 1979 et rediffusée le 8 mars 1983
  • 1987 :
    • Champs-Élysée spécial Claude François - Émission hommage de Michel Drucker, diffusée en mars 1987 et mars 1988
  • 2008 :
    • Spéciale Claude François : 30 ans déjà… - Émission hommage de Mireille Dumas, diffusée sur France 3 le 5 mars 2008 et rediffusée le 29 février 2012
  • 2012 :
    • Claude François: une chanson populaire - Hommage produit par Jean Paul Boucheny et réalisé par Frédéric Fiol, diffusé sur France 3 dans l’émission Discographie le 5 mars 2012

Clins d'œil et hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Né à Ismaïlia, le 2 mars 1908 et mort à Nice dans les Alpes-Maritimes, le 19 mars 1961.
  2. Née à Ismaïlia le 20 février 1910, et morte le 22 décembre 1992 à Paris 8e.
  3. Josette François, Claude François, mon frère, Éditions Hors Collection, février 2008.
  4. Jusqu'en 1965, le baccalauréat comportait une première partie, et une deuxième partie. L'obtention de cette première partie était obligatoire pour passer en terminale et postuler au baccalauréat.
  5. Repris en italien sous le titre Piange il telefono par Domenico Modugno en 1975.
  6. La chanson serait inspirée d'une chanson américaine de 1968, The Telephone Call, sur CBS/COLUMBIA, cf. Topic: The Telephone Call / Tina & Daddy, sur SHS secondhandsongs.
  7. La chanson, enregistrée en 1977, est commercialisée en 45 tours le 15 mars 1978, soit quatre jours après ses obsèques.
  8. En 1975, Podium devient « le magazine no 1 des jeunes ».
  9. Décédée le 13 novembre 2011 à l'âge de 73 ans. Anglaise, Janet était née à Nottingham le 4 novembre 1939.
  10. Le patronyme se rencontre aussi orthographié « Forest » : cf. Christophe Chadefaud, Jérémie Renier : « Claude François était devenu ma drogue », L'Express, 15 mars 2012 : « Isabelle Forest, la mère de ses deux fils. » et La famille de Claude François bouleversée par « Cloclo », Le Parisien.fr, 19 février 2012 : « à l’issue de la projection privée de « Cloclo », Isabelle Forest ne cache pas son émotion. »
  11. Au volant de sa Mercedes 450 SEL 6.9.
  12. Il est notamment l'auteur du pont.
  13. Société d'édition créée par Claude François en 1967.
  14. 4 700 000 albums sont certifiés par la SNEP, qui décerne les certifications à la demande expresse de chaque société phonographique, après qu'un cabinet d'expertise comptable a lui-même certifié, une fois les comptes vérifiés auprès de la société, que le seuil des ventes requis est atteint. Ainsi, l'album Dix ans déjà est certifié Double platine (600 000 exemplaires) en 2001.
  15. Il n'y a pas de source actuelle fiable sur le nombre de disques vendus, toutefois, au 31 décembre 2007, Le Figaro Musique (cf. infra) évoque un total de 62 millions de disques et envisage 150 000 à 200 000 albums et un marché des DVD de 70 000 à 100 000 pour 2008.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sophie Majou, « L’arrière-grand-père paternel de Cloclo était Lyonnais ! », Le Progrès, 25 mars 2012.
  2. Biographie détaillée de Claude François, sur MesBiographies.com.
  3. Claude François, Mémoires inédites, Éditions Carrère & Michel Lafon, 1985, p. 11-12.
  4. a, b, c, d, e et f Biographie détaillée de Claude François, sur MesBiographies.com.
  5. Caillet, Sylvie & François, Claude Jr., Qui était Claude François ? (retranscription d'une interview), éd. Fernand Lanore, mars 1982, p. 13-14.
  6. Claude François, Mémoires inédites, Éditions Carrère & Michel Lafon, 1985, p. 18.
  7. Claude François, Mémoires inédites, Éditions Carrère & Michel Lafon, 1985, p. 19
  8. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, Albin Michel, 2012, p. 33-35.
  9. François Jouffa, François Claude (1939-1978), sur Encyclopædia Universalis.
  10. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 42.
  11. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., pp. 38-39 et 48-49.
  12. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Biographie, sur claudefrancois-lesite.fr, op. cit.
  13. Claude François, sur RFI musique : « Le début des années 1960 est une époque de grands bouleversements pour la variété française. Commence l’ère de Salut les Copains, émission de radio célèbre, des reprises en français de grands tubes américains, du twist et autres yé-yé. »
  14. Claude François, sur RFI musique : « Claude François se fait engager dans la formation d’Olivier Despax, les Gamblers. Mais la situation rester précaire. Les cachets ne sont pas très importants […]. »
  15. Biographie détaillée de Claude François, sur MesBiographies.com.
  16. Claude François (1939-1978), un mythe de la chanson française qui avait peur de tout, sur le site bilingue français-russe La langue française : « Un jour de l’automne 1962, dans les couloirs d’Europe 1, on voit, « un jeune inconnu, tenant dans sa main un disque 45 tours… Il s’accrochait à ce disque comme à une bouée de sauvetage. Il me dit qu’il ne quitterait pas cet endroit avant d’avoir rencontré Daniel Filipacchi1 ; c’était presque une question de vie ou de mort. Pendant que j’écoutais sa chanson (Belles ! Belles ! Belles !), je le regardais, tiré à quatre épingles, aussi nerveux que touchant… Daniel promit qu’il passerait son disque deux fois par émission tous les jours de la semaine... En 1962, l’émission de Daniel était la seule écoutée par toute la jeunesse du pays » (note 2 : Jean-Marie Périer, Mes années 60 (Ed. Fillipacchi, 1998)). »
  17. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 71.
  18. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 76.
  19. a, b, c, d, e, f, g et h Claude François, sur RFI musique.
  20. Michel Bourdais, Claude François à la recherche de son image ou l'histoire d'un dessin, Fan de Toi, 2008.
  21. Michel Bourdais nous parle de Claude François, sur le site Salut les sixties.
  22. Biographie, claudefrancois-lesite.fr
  23. a et b Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 77.
  24. Hommage à Claude françois, sur LEXILOGOS Claude François.
  25. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 88.
  26. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 89 : « Cette année-là, il bat tous les records de recettes établis par Édith Piaf et Gilbert Bécaud. [...] A chacune de ses apparitions, Claude déclenche de véritables hystéries collectives. »
  27. France Gall : le destin d'une star-courage par Grégoire Colard, son attaché de presse, senioractu.com, 5 octobre 2007 : « sa première grande passion commence en 1964, puisqu’elle va vivre une histoire impossible avec Claude François. »
  28. Michel Bourdais nous parle de Claude François, op. cit. : « Fin 1964, Claude François demande à Michel Bourdais de dessiner des sortes de BD pour divulguer les pas des danses dont il est le créateur. Durant une séance de travail, Michel souffle à Claude l’idée de monter un show avec des danseuses. Tous deux délirent alors en imaginant des danseuses plus que « court vêtues », style pin-up d’Aslan publiées chaque mois dans le magazine de charme « Lui ». Les Clodettes verront bientôt le jour après le séjour de Claude à Las Végas. »
  29. Michel Bourdais nous parle de Claude François, op. cit..
  30. Interview réalisée en 2006 dans le cadre de la Collection Claude François des Éditions Atlas.
  31. Claude François, Mémoires inédites, Éditions Carrère & Michel Lafon, 1985, p. 63-65.
  32. Richard Harris chante My Boy
  33. Claude François, Autobiographie, par Fabien Lecœuvre, Albin Michel, édition 2012, 393 p., p. 201.
  34. Claude François, Autobiographie, op. cit., p. 203.
  35. Claude François, Autobiographie, op. cit., p. 240-241.
  36. Et Giscard avait choisi Claude… (source : Josette Martin, Claude François. L'envers du décor, Éditions Carrère & Michel Lafon, mars 1987). Voir aussi Claude François, Mémoires inédites, Michel Lafon, Carrère, 1985, p. 186
  37. http://www.ina.fr/divertissement/chansons/video/I00010962/claude-francois-et-martine-clemenceau-quelquefois.fr.html
  38. Song artist 331 - Claude François
  39. Pochette de disque
  40. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 319.
  41. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 324.
  42. François Jouffa se souvient de Claude François, Le Post archives, 12/03/2011.
  43. La photographie érotique de Claude François, Le Journal de la Photographie, 23 mai 2013. Pour les 35 ans de sa mort, L'Hotel Drouot à Paris a organisé une vente aux enchères des diapositives originales.
  44. "Claude François s’est électrocuté". Par le major Bernard Jacquinot, Propos recueillis par Bertrand Tessier, Paris Match, 15 mars 2012.
  45. a et b « Trente ans après son décès, Claude François est toujours rentable », sur afp.google.com,‎ 11 mars 2008 (consulté le 22 novembre 2009).
  46. a, b, c et d Laurent Delahousse, Un jour, un destin, 21 octobre 2011.
  47. Claude François: le récit de sa dernière journée
  48. Claude François : une mort foudroyante
  49. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 334 : « À 16 heures, un flash spécial à la radio et à la télévision annonce le décès de Claude François. C'est la stupeur dans la France entière. L'événement est national et reste, aujourd'hui encore, d'après de nombreux sondages, l'un des plus marquants des années 70. »
  50. « Claude-François, vie hystérique » sur marianne2.fr.
  51. « Claude François a trahi mon amour » sur parismatch.com.
  52. Claude François (1939-1978), un mythe de la chanson française qui avait peur de tout, op. cit..
  53. Claude François, Autobiographie, op. cit., p. 202.
  54. Attentat Hilton Londres : interview Claude François, sur ina.fr.
  55. Retranscription d'une interview, Caillet, Sylvie & François, Claude Jr., Qui était Claude François ?, éd. Fernand Lanore, mars 1982.
  56. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., pp. 303-305.
  57. Cloclo, un business «forever» qui génère des millions, Le Figaro, 29 février 2008.
  58. La cave de Claude François mise aux enchères à Drouot, Journal d'Antenne 2, 3 mars 1982, archives de l'INA.
  59. Trente ans après sa mort, Claude François est toujours rentable, AFP, 11 mars 2008.
  60. Claude François Jr, op. cit.
  61. Détail précisé par Claude François Jr, ibid., Le Figaro.
  62. Ibid., Le Figaro, 2008.
  63. Léna Lutaud, « Cloclo, un business « forever » qui génère des millions », Le Figaro, 29 février 2008.
  64. Le label Because rachète les droits de l'œuvre de Claude François, Le Monde, 25 novembre 2009.
  65. a, b, c et d Bertrand Dicale, « Claude François forever, envers et contre tous », sur rfimusique.com,‎ 11 mars 2008 (consulté le 22 novembre 2009) : « il fut considéré longtemps, par une certaine critique et une partie du public, comme un véritable ennemi : trop de brillant, trop de sourires, trop de filles sexy autour de lui, trop peu de sens dans ses chansons. »
  66. Claude François - Elvis Presley et Re: Claude François - Elvis Presley.
  67. Parce que je t'aime mon enfant.
  68. Lexilogos sur Claude François
  69. [PDF] Louis Harris, « Claude François 25 ans après - Le palmarès de ses chansons », sur lh2.fr (consulté le 22 novembre 2009)
  70. Un unique 45-tours pour Nicolas Pinelli, disque Flèche Phonogram, Face A : J’ai entendu pleurer maman (P. Marfisi - F. Léandri), Face B : À la vie, à la mort (Claude François - Jean-Pierre Bourtayre - Noé Willer) en 1974, et Podium, numéros 27 à 31, 33 à 39, de 1974 à 1975.
  71. Marcela Iacub, Cloclo en VO, Libération, 13 avril 2012.
  72. Ludovic Dunod, Dans les pas de Claude François, Le rendez-vous des voyageurs, le blog de Si loin, si proche, RFI, 26 avril 2012.
  73. Ludovic Perrin, « Cloclorico », sur liberation.fr,‎ 11 mars 2008 (consulté le 22 novembre 2009).
  74. « Les Ventes par Artiste de 1955 à fin 2008 », sur infodisc.fr (consulté le 22 novembre 2009)
  75. « Claude François en quelques chiffres », sur nouvelobs.com,‎ 10 mars 2008 (consulté le 22 novembre 2009).
  76. « Les secrets de la carrière posthume de Claude François », sur lefigaro.fr,‎ 4 mars 2008 (consulté le 22 novembre 2009).
  77. Fabien Lecœuvre, Claude François, autobiographie, op. cit., p. 180 : « Ainsi, du 10 au 13 avril 1972, il enregistre son émission intitulée « Avec le cœur ». Ce show réalisé par Rémy Grumbach, est diffusé le mercredi 24 mai sur la première chaîne de télévision. »
  78. Claude françois et podium, interview par Philippe Bouvard, 9 décembre 1972
  79. Magnolias for ever, émission du 28 février 1978
  80. Alexandrie Alexandra (enregistrée le 9 mars) et I believe in Father Christmas (dernière apparition publique télévisée, enregistrée le 10 mars 1978) à Leysin en Suisse
  81. Claude François, Day Dreamer, 10 mars 1978 à Leysin
  82. Fiche de la chanson, sur le site Bide et musique.
  83. Marie-Christine Pouchelle, « Sentiment religieux et show business : Claude François objet de dévotion populaire », in Jean-Claude Schmitt (dir.), Les Saints et les stars : le texte hagiographique dans la culture populaire : études, Éditions Beauchesne, 1983, 302 pages, p. 283 : « Je ne suis pas mort, je dors : grâce à la chanson que Michel Sardou a implicitement dédiée à son ami et concurrent malheureux, nous savons que Claude François s'est engagé dans l'immortalité et le cycle éternel des réincarnations. »
  84. Fiche de la chanson, sur le site Bide et musique.
  85. Daniel Lesueur, L'Argus Johnny Hallyday, Éditions Alternatives, 2003, p. 147.
  86. « Nous sommes tous Claude François », Francofolies 2008.
  87. «X-Men, Days of Future Past» sort ses griffes, Le Parisien, 25 mai 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie de Claude François.

Liens externes[modifier | modifier le code]