Claude Dallemagne

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Claude d'Allemagne
Image illustrative de l'article Claude Dallemagne

Surnom Dallemagne
Naissance 8 novembre 1754
Peyrieu en Bugey
Décès 24 juin 1813 (à 59 ans)
Nemours
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17731813
Conflits Guerre d'indépendance américaine
Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Commandement Général en chef et
Gouverneur militaire de Rome (1798)
Faits d'armes Bataille de Savannah,
Bataille du pont de Lodi,
Siège de Mantoue (1796-1797),
Bataille de Lonato,
Bataille de Castiglione,
Siège de la forteresse d'Ehrenbreitstein
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur (26 novembre 1803)
Commandeur de la Légion d'honneur (14 juin 1804)
Ordre de la Couronne de Fer
• Commandant de l'Ordre de la Couronne de Fer (1807)
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
• Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis (10 juin 1792).
Hommages DALLEMAGNE est gravé au côté Sud (26e colonne) de l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.
Autres fonctions Député du département de l'Ain au Corps législatif (6 germinal an X : 27 mars 1802, renouvelé le 6 janvier 1813)

• Vice-président du Corps législatif (1805)
Questeur du Corps législatif (an XI).

Famille d'Allemagne, alias Dallemagne

Claude d'Allemagne, alias Dallemagne (8 novembre 1754 - Peyrieu en Bugey24 juin 1813 - Nemours), était un général de division français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses origines[modifier | modifier le code]

La famille d'Allemagne est originaire de Provence, selon des traditions familiales cependant non confirmées. Au XVIe siècle, une de ses branches se fixa en Bugey, alors savoyard. C’est de ce rameau qu’est issu Claude d’Allemagne. Il naquit en 1754 à Peyrieu, près de Belley et grandit à la Commanderie d'Accoyeux avant de poursuivre des études au collège de Belley. En 1773, après la mort de son père, il décide subitement de s'engager et rejoint le régiment de Hainaut alors stationné à Embrun et Montdauphin. À son arrivée, Claude d’Allemagne est incorporé dans la compagnie d'Escorbiac. Selon l'usage, il lui faut choisir un surnom. Notre jeune recrue prend alors le nom de guerre de Dallemagne (SHAT 1YC394), origine historique de la variation orthographique du patronyme familial.

Sa carrière[modifier | modifier le code]

Bataille navale de Saint-Christophe par Thomas Maynard.)

Avec un bataillon de son régiment, il prend part à la guerre d’indépendance américaine. Embarqué en 1777 à Toulon sur l'escadre de d'Estaing, il combat à la Dominique, à Saint-Vincent et participe à la prise de la Grenade. À Sainte Lucie, il est blessé d'un coup de feu au genou droit. Il est au siège de Saint-Christophe et à Savannah.

De retour en France, il suit son régiment à Grenoble, Sarrelouis et Montmédy. Cette unité fait partie en 1790 des troupes désignées pour réprimer les régiments mutinés de Nancy et placées sous les ordres du général marquis de Bouillé. Ce dernier, qui avait probablement déjà remarqué Dallemagne en Amérique, le nomme sous-lieutenant de grenadiers le 15 septembre 1791 en raison de sa conduite exemplaire dans cette affaire, et lui fait donner la croix de Saint-Louis le 10 juin 1792.

Son régiment est alors intégré à la 99e demi-brigade envoyée à l’armée d’Italie. Claude d'Allemagne, promu capitaine, s’illustre à la bataille du Moulinet où il est blessé. Puis il participe au siège de Toulon en 1793. Il est nommé général de brigade.

Bonaparte donnant ses ordres à la bataille de Lodi par Louis-François Lejeune

De retour en Italie, il est chargé de la prise du col de Tende (1794) puis de sa garde. En 1796, il accompagne Bonaparte, nouveau commandant en chef, dans sa campagne contre les Autrichiens. Il est blessé au passage du et à celui de l'Adda, décida la victoire à la bataille de Lodi et mérita d'être cité avec éloge dans les rapports de Napoléon Bonaparte, au siège de Mantoue et à la bataille de Lonato. « Le succès fut quelque temps incertain,  » dit le général en chef en parlant de cette dernière action, « mais j'étais tranquille, la brave 32e demi-brigade, commandée par Dallemagne, était là. »

Bonaparte donnant ses ordres sur le Mont Medolano par Victor Adam

Général de division en août 1796, il est nommé par Bonaparte gouverneur de la Lombardie : ses qualités de probité et d’autorité ainsi que ses talents d’organisateur y font merveille.

Sa santé s’étant altérée, il bénéficie d’un congé de quelques mois pour se reposer à Belley. Puis il est affecté à l’armée d'Angleterre en 1798. Le Directoire ayant, comme on le sait, abandonné l’idée d’une attaque contre les Britanniques, le général est rappelé par Berthier en Italie pendant que Bonaparte débarque en Égypte. Il participe donc à la conquête de Rome, accompagnée de pillages et d’exactions telles qu’elles révoltèrent vainqueurs et vaincus. C’est dans ce contexte que le général Dallemagne se trouve désigné par la troupe pour prendre la place de Masséna comme gouverneur de Rome. Une fois de plus, dans cette position délicate, il fit preuve de ses qualités de fermeté et de justice.

Il est ensuite appelé à l’armée de Mayence où il conduit avec succès le difficile siège de la place d’Ehrenbreitstein (Coblence), clef de l’Allemagne.

À 45 ans, il obtient enfin une mise à la retraite qu’il sollicitait depuis longtemps en raison de son état de santé. Mais à peine est-il rentré à Belley, qu’il est nommé au Corps législatif dont il devient vice-président en 1805, puis questeur an l'an XI. Il est commandeur de la Légion d'honneur en l'an XII.

En 1807 le général Dallemagne reçoit la croix de commandeur de l'ordre de la Couronne de fer, il est remis en activité à la Grande Armée à Berlin; au mois de mars 1809 il commande la 23e division militaire à Wesel, puis la 1e division de l'armée de Hollande qui fut opposée aux troupes britanniques commandées par lord Chatam. Il répondit encore en cette circonstance difficile à la confiance de l'Empereur.

Il se retire définitivement du service en 1810, avant d’être à nouveau nommé au Corps Législatif en 1812. Créé baron de l'Empire en 1813, il meurt épuisé la même année au cours d’un dernier déplacement de Paris à Belley. Décédé à Nemours, il y est enterré.

Son nom figure sur l’arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

État de service[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

Blessures[modifier | modifier le code]

Atteint d’un coup de feu au genou droit à Sainte-Lucie, il est blessé le 9 octobre 1779 à la bataille de Savannah, puis à la bataille du Moulinet et plusieurs fois au cours de la campagne d'Italie (1796-1797) notamment au passage du et de l’Adda.

Descendance[modifier | modifier le code]

Seul fils du légitime mariage de Balthazar d’Allemagne (7 mai 1710 - Peyrieu1772 - Peyrieu) et de Marie Lasalle (173120 fructidor an VII : 6 septembre 1799), Claude épouse à Belley (Bugey) le 30 pluviôse an VIII (19 février 1800) Jeanne Christine Gaudet (29 juillet 1785 - Belley31 janvier 1849 - Belley) qui lui donnera deux enfants :

  1. Clément (18019 mai 1825 - Belley), 2e baron d'Allemagne, sans alliance ;
    Claudius (1801 - Belley14 avril 1867 - Belley), 3e baron d'Allemagne, d'où postérité.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Nom du Baron et blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason Claude Dallemagne (1754-1813).svg
Armes du Baron Dallemagne et de l'Empire

Coupé : au I, parti a) d'azur, à la tour d'or maçonnée, ajourée et ouverte de sable, surmontée de trois étoiles d'argent rangées en fasce (la forteresse d'Ehrenbreitstein), b) de gueules, à l'épée haute d'argent ; au II, d'or, au pont de sable de quatre arches ajouré du champ, terrassé de sinople (le pont de Lodi).[1],[2],[3]

Blason à dessiner.svg Armes modifiées en 1817 :

Coupé au premier parti, à dextre d'azur à la tour d'or ouverte ajourée et maçonnée de sable, surmontée de trois étoiles en fasce d'argent, à senestre d'argent à l'épée de sable en pal ; au deuxième d'or au pont de quatre arches de sable soutenu d'une rivière en champagne de sinople.[3]

Seules les armes de l'Empire sont aujourd'hui portées.

Blason fam fr d'Allemagne.svg Famille d'Allemagne

écartelé, aux 1 et 4 d'azur à deux lions affrontés d'or soutenant une étoile du même ; aux 2 et 3 coupé mi parti en chef a) d'azur à la tour d'or ouverte ajourée et maçonnée de sable, surmontée de trois étoiles d'argent rangées en fasce, b) de gueules à l'épée haute d'argent ; c) d'or au pont à quatre arches de sable terrassé de sinople, qui est des barons de l'Empire.


Blason fam fr d'Allemagne de Provence.svg

Il s'agit d'un écartelé entre les armes de la famille de Varages (D'azur à deux lions affrontés d'or soutenant une étoile du même) et celles du Baron Dallemagne.


Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments sur www.euraldic.com et Nobiliaire de Provence, de René Borricand ; Armorial du Premier Empire - Révérend ; Grand Armorial de France - Jouglas de Morena ; Armorial général de Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc Lyonnais et Dombes - André Steyert (Waltenier 1842)
  2. Source : lesapn.forumactif.fr, Les Amis du Patrimoine Napoléonien
  3. a et b Source : Fiche de Claude d'Allemagne sur roglo.eu