Claude Arrieu

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Claude Arrieu

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Nom de naissance Louise-Marie Simon
Naissance 30 novembre 1903
Paris, Drapeau de la France France
Décès 7 mars 1990 (à 86 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Composistrice
Maîtres Marguerite Long
Ascendants Cécile Simon (décédée en 1970)

Claude Arrieu, de son vrai nom Louise-Marie Simon[1], est une compositrice française, née le 30 novembre 1903 à Paris où elle est morte le 7 mars 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de la pianiste et compositrice Cécile Simon[2], Claude Arrieu acquiert dès son plus jeune âge une formation classique et s'intéresse particulièrement aux œuvres de Bach et de Mozart. Puis, elle découvre la musique moderne avec Igor Stravinski. Mais ce sont Gabriel Fauré, Claude Debussy et Maurice Ravel qui l'attirent vraiment.

Rêvant d'une carrière de virtuose, elle entre en 1924 au Conservatoire de Paris et devient l'élève de Marguerite Long. En fait, elle suit les classes d'écriture de Georges Caussade, Noël Gallon, Jean Roger-Ducasse puis Paul Dukas. Elle obtient un premier prix de composition en 1932.

Dès lors, elle va développer un style personnel. Elle s'intéresse particulièrement à l'évolution du langage musical et des différents moyens techniques offerts. En 1935, elle entre au Service des programmes de la Radiodiffusion française, qu'elle quitte en 1947. Elle participe à l'aventure de la musique concrète en collaborant, notamment, à la série radiophonique expérimentale de Pierre Schaeffer, La Coquille à planètes (1943-1944). En 1949, elle remporte le prix Italia de la R.A.I. pour Frederic general.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Claude Arrieu écrit pour toutes les formations, compose des œuvres de « musique pure » et d'autres appropriées au théâtre, au cinéma, à la radio, au music-hall, ajoutant à ses dons habituels le sens dramatique ou comique ainsi que le goût du rythme et des images.

Elle compose des concertos pour piano (1932), pour deux pianos (1934), deux concertos pour violon (1938 et 1949), des concertos pour flûte (1946) et pour trompette et cordes (1965), dans lesquels elle manifeste le souci de mettre en valeur l'instrument soliste. Elle écrit également, une Petite Suite en cinq parties (1945), une Suite funambulesque (1961), un concerto pour quintette à vent et cordes (1962) et des Variations classiques pour cordes(1970).

Parmi les pièces de musique de chambre les plus importantes, il faut signaler son Trio d'anches (1936), sa Sonatine pour deux violons (1937), son Quatuor pour clarinettes (1964) ou encore sa Sonatine pour flûte et piano qui fait grande impression lors de sa création à la radio en 1944 par Jean-Pierre Rampal et H. Moyens.

Elle a laissé des œuvres instrumentales importantes et c'est cependant la musique vocale qui a marqué sa carrière : la voix l'a beaucoup inspirée et elle a mis en musique des poèmes de Joachim du Bellay, Louise de Vilmorin, Louis Aragon, Jean Cocteau, Jean Tardieu, Paul Éluard. Son premier opéra-bouffe, Cadet Roussel sur un livret d'André de la Tourasse et de Jean Limozin, est représenté à l'Opéra de Marseille le 2 octobre 1953. En 1960, La Princesse de Babylone, opéra-bouffe sur un livret de Pierre Dominique d'après Voltaire, est désignée comme le meilleur spectacle de la décentralisation lyrique.

De nombreuses mélodies sont écrites. On peut citer les Chansons Bas, pour chant et piano d'après les poèmes de Mallarmé (1937), Candide, musique radiophonique sur des textes de Jean Tardieu d'après Voltaire. À la Libération, sa Cantate des sept poèmes d'amour en guerre sur des poèmes de Paul Éluard est d'une grande sobriété dans son instrumentation.

Témoignage[modifier | modifier le code]

Pierre Schaeffer écrit : « Claude Arrieu est bien de son époque par une vertu de présence, un instinct d'efficacité, une audacieuse fidélité. Qu'importe les moyens, concertos ou chansons, les publics, l'élite des concerts ou la foule des spectateurs, pourvu que l'émotion au travers d'une technique impeccable et dans une spirituelle vigilance, trouve le chemin du cœur. »[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

« Claude Arrieu » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Radio France