Claude-Louis de Saint-Germain

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Claude-Louis de Saint-Germain
Comte de Saint-Germain
Claude Louis de Saint-Germain.
Claude Louis de Saint-Germain.

Naissance 15 avril 1707
au château de Vertamboz
Décès 15 janvier 1778 (à 70 ans)
à Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Flag of The Electoral Palatinate (1604).svg Palatinat du Rhin
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire romain germanique
Drapeau de l'Électorat de Bavière Électorat de Bavière
Drapeau du Danemark Royaume de Danemark
Grade Maréchal de camp
Conflits Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Autres fonctions Secrétaire d'État français à la Guerre

Claude-Louis-Robert, comte de Saint-Germain, né le 15 avril 1707 au château de Vertamboz (Jura) et décédé le 15 janvier 1778 à Paris, est un militaire et homme d'État français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mariage[modifier | modifier le code]

Il se maria le 1er octobre 1736 avec Ermgard Marguerite de la Osten.

États de service[modifier | modifier le code]

Après des études chez les jésuites, Saint-Germain envisagea d'abord de devenir prêtre, puis acheta un brevet de sous-lieutenant. Mais, selon des rumeurs, il dut quitter la France à la suite d'un duel et s'engagea successivement dans les armées de l'électeur palatin, dans l'armée autrichienne, puis dans l'armée de l'électeur de Bavière, lors de la guerre de Succession d'Autriche (1740), et il fit preuve de tant de bravoure sur le champ de bataille qu'il fut promu jusqu'au grade de maréchal de camp.

Il rentra alors en France et se distingua dans la guerre de Sept Ans. Mais alors qu'il fit preuve de plus de capacité que les autres commandants de l'armée et qu'il était admiré par les soldats, il fut victime d'intrigues, de jalousies, de critiques hostiles. Il avait dénoncé, en 1758 dans des mémoires les vices du système militaire français, grâce à son expérience des armées étrangères et pendant la guerre.

Il démissionna en 1760 et accepta le poste de maréchal de camp proposé par le roi de Danemark Frédéric V et fut chargé en 1762 de la réorganisation de l'armée danoise. À la mort de Frédéric V, en 1766, il retourna en France, acheta un petit domaine en Alsace, près de Lauterbach et se consacra à l'agriculture et à la religion.

Le ministre et ses réformes[modifier | modifier le code]

Une crise financière fit fondre les fonds qu'il avait pu économiser pendant son service au Danemark et le fit dépendre de la bonne volonté du ministre français de la Guerre. Saint-Germain fut alors présenté à la Cour par Turgot et Malesherbes et fut nommé ministre de la Guerre par Louis XVI, le 25 octobre 1775. Il s'efforça de réduire le nombre des officiers et d'établir ordre et régularité dans le service, rappela le général de Gribeauval en disgrâce pour réformer l’artillerie de campagne. Toutefois ses tentatives pour introduire la discipline prussienne dans l'armée française rencontrèrent une telle opposition qu’il démissionna le 23 septembre 1777 et fut remplacé par le prince de Montbarrey.

Il accepta une pension du roi de 40 000 livres et mourut dans son appartement de l'Arsenal, à Paris, le 15 janvier 1778.

Les idées et les méthodes de Saint-Germain, bien que très décriées au moment de leur introduction, furent reprises par la suite et exercèrent une profonde influence sur l'armée formée par la Révolution.

Source[modifier | modifier le code]

  • Encyclopædia Britannica, 11e édition, faisant partie du domaine public.