Clathrus ruber

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Clathrus ruber, de son nom vernaculaire, le clathre rouge est une espèce de champignon du genre Clathrus, dans la famille des Phallaceae. Comme son ancien nom l'évoque (cage grillagée), il se présente sous la forme d'une lanterne grillagée aux mailles polygonales, irrégulières, allongées, rouge-corail puis orangées. Le clathre rouge était également utilisé au moyenne âge par les sorcier et les jeteurs de sort.

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Clathrus cancellatus
  • Clathrus volvaceus[1]

Noms français[modifier | modifier le code]

  • Clathre rouge
  • Clathre grillagé
  • Clathre grillé
  • Cœur de sorcière
  • Lanterne du diable

Description[modifier | modifier le code]

Dessins du champignon par P. Micheli
Specimen adulte

On découvre le clathre rouge le plus souvent sur sols acides, dans les endroits dégagés ou aérés. Il affectionne les champs, les terrains incultes et les bords des chemins. On le trouve au printemps et jusqu'en automne (novembre en Corse), très souvent isolé. Il est fréquent dans le Sud de la France, Corse, littoral Atlantique, où on le rencontre presque toute l'année plus particulièrement de juin à septembre, sur feuilles, copeaux de bois, sciure, ou sous divers feuillus.

Il apparait en surface comme un œuf, légèrement marqué de sillons. Éclos, il montre son réceptacle, une structure en cage grillagée. Ce réceptacle (ou chapeau) forme une voûte ovoïde en grillage qui lui a valu son appellation. L'intérieur est visqueux, granuleux, à odeur fétide peu agréable, telle celle du satyre puant.

Ses spores se dispersent par la liquéfaction du carpophore[2].

Évolution[modifier | modifier le code]

Intérêt culinaire[modifier | modifier le code]

Sa toxicité n'est pas démontrée. Selon André Marchand, l'œuf une fois débarrassé de sa partie gélatineuse, peut être consommé ; il présenterait une saveur et une odeur de radis. Toutefois, et quoique « belle et singulière plante »[2], son aspect en fait un champignon délaissé des ramasseurs de champignons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie, notes et références[modifier | modifier le code]

  • André Marchand - Champignons du Nord et du Midi 1976 - tome 4 p. 162
  • R. Courtecuisse, B. Duhem - Guide des champignons de France et d'Europe, Delachaux & Niestlé, Lausanne 1994, p. 430.
  • J. Breitenbach & F. Kränzlin, - Champignons de Suisse, Tome 2, aphyllophoralles, Ed. Mykologia Lucerne 1986, p. 398.