Classe Impératrice Maria

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Classe Impératrice Maria
Image illustrative de l'article Classe Impératrice Maria
L'Impératrice Maria.
Caractéristiques techniques
Type Cuirassé
Longueur 169,8 mètres[1]
Maître-bau 27,9 mètres
Tirant d'eau 8,4 mètres
Déplacement 22 600 tonnes
Port en lourd 24 000 tonnes
Propulsion 20 chaudières
4 turbines directes
Puissance 26 500 ch
Vitesse 21 nœuds (39 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 12 canons de 305 mm (en)
20 canons de 130 mm (en)
8 canons de 75 mm AA
4 TLT de 457 mm
Autres caractéristiques
Équipage 1 220 hommes
Histoire
A servi dans Naval Ensign of Russia.svg Marine impériale de Russie
Naval Ensign of the Soviet Union.svg Marine soviétique
War Ensign of Germany 1903-1918.svg Kaiserliche Marine
Période de
construction
1911 - 1917
Période de service 1915 - 1920
Navires construits 3
Navires perdus 2
Navires démolis 1
Précédent Classe Gangut Empereur Nicolas Ier Suivant

La classe Impératrice Maria (Императрица Мария, Imperatritsa Mariya) est une classe de trois cuirassés construits pour la marine impériale de Russie durant la Première Guerre mondiale. En service dans la flotte de la Mer noire, les trois navires connaissent une carrière très brève, l'Impératrice Maria explosant dans le port de Sébastopol en 1916, l'Impératrice Catherine la Grande étant sabordée en 1918 dans le port de Novorossiisk et l'Empereur Alexandre III étant interné dans le port de Bizerte après la dissolution de la flotte de l'Armée blanche en 1922[2].

Conception[modifier | modifier le code]

La construction de la classe est autorisée par le programme de 1911. Le comité technique pose les bases suivantes : une classe de cuirassés d'un déplacement de 22 000 tonnes, d'une vitesse de 20,5 nœuds (38 km/h) et disposant de canons de 12 pouces (305 mm). Cependant, l'état-major demande plus : des canons de 14 pouces (356 mm) et une vitesse de 22 nœuds (41 km/h) afin de suivre la tendance de l'époque, et contrer les Turcs et leur classe Reşadiye (en). Malheureusement pour les Russes, les canons de 14 pouces n'en sont encore qu'au stade du développement aux usines Obukhov (en), et des canons de 12 pouces sont choisis afin d'éviter de trop longs délais[1].

Les plans sont largement basés sur ceux de la classe Gangut, mais les blindages sont améliorés, les navires de la classe Impératrice Maria étant des cuirassés au sens propre du terme. Au blindage de ceinture de 10,5 pouces (267 mm) est rajoutée une ceinture extérieure de 2 pouces (51 mm), formant ainsi une armure anti-torpilles. Si le blindage horizontal reste le même, une attention toute particulière est portée à celui des tourelles. Les batteries de calibre moyen de 130 mm (en) sont placées dans des casemates recouvertes de 5 pouces (127 mm) de blindage. La disposition de celles-ci est améliorée par rapport aux Gangut, même si des interférences avec les batteries principales subsistent[1].

Des problèmes financiers brident cependant les exigences de l'état-major ; la vitesse est réduite à 21 nœuds (39 km/h) et le déplacement à 21 500 tonnes. Finalement, le déplacement autorisé est augmenté de 1 100 tonnes afin de remplir le cahier des charges originel, n'empêchant pas l'Impératrice Catherine la Grande de voir son déplacement augmenté du double. Une telle différence entre cette unité et ses deux sister-ships est due aux différentes entreprises supervisant les chantiers Russud et Naval, ceux-ci étant encadrés respectivement par John Brown et par Vickers (en)[1].

Navires[modifier | modifier le code]

Nom Chantier[1] Quille Lancement Mise en service Destin
Impératrice Maria Chantier Russud, Nikolaïev 30 octobre 1911 1er novembre 1913 6 juillet 1915 Coulé le 20 octobre 1916 par une explosion dans le port de Sébastopol
Empereur Alexandre III Chantier Russud, Nikolaïev 15 avril 1914 28 juin 1917 Interné à Bizerte par les Français en 1920, démoli en 1936
Impératrice Catherine la Grande Chantier naval de Nikolaïev 6 juin 1914 18 octobre 1915 Sabordé le 18 juin 1918 pour empêcher sa capture par les Allemands

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Gardiner et Gray 1985, p. 303
  2. Gardiner et Gray 1985, p. 304

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) Robert Gardiner et Randal Gray, Conway's All the World's Fighting Ships (1906-1921),‎ 1985 [détail de l’édition]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]