Classe Georges Leygues

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Classe Georges Leygues
Image illustrative de l'article Classe Georges Leygues
La frégate Georges Leygues à Brest (19 mai 2004)

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Quille posée (Georges Leygues)
Lancement (Georges Leygues)
Armé (Georges Leygues)
Statut en service
Retiré du service (Georges Leygues)
Caractéristiques techniques
Type frégate de lutte anti-sous-marine
Longueur 139 mètres
Maître-bau 15 mètres
Tirant d'eau 10,8 mètres
Tirant d'air 31 mètres
Déplacement 4 830 tonnes
Propulsion CODOG ; 2 x diesels SEMT Pielstick PA6 V280 STD de 5 200 ch (3,82 MW) ; 2 x turbines à gaz Rolls-Royce Olympus TM3B de 52000 ch (38,24 MW) ; 2 x lignes d'arbre
Vitesse 30 nœuds avec les turbines à gaz (TG) et 21 nœuds avec les diesels
Caractéristiques militaires
Armement 1 x canon de 100 mm modèle 68
2 x canons Breda-Mauser de 30 mm
4 x missiles antinavire MBDA Exocet MM40
1 x lanceur EDIR pour 18 missiles sol-air Thomson-CSF/Matra Crotale
2 x systèmes SADRAL pour 2 missiles sol-air Mistral
2 à 4 mitrailleuses de 12,7 mm
2 x catapultes fixes pour 10 torpilles L5 Mod.4 ou MU90
Aéronefs 2 x hélicoptères Lynx HAS.4 en hangar
Rayon d'action 8 000 milles à 15 nœuds à l'origine [1]
Autres caractéristiques
Électronique 1 x radar de veille air Racal-Decca DRBV-26 A
1 x radar de veille surface-air basse altitude Racal-Decca DRBV-15 A (ou 51 C)
1 x radar de conduite de tir Racal-Decca DRBN-32 E
2 x radars Racal-Decca DRBN-34 ou Kelvin-Hugues 1007
1 x sonar actif de coque 4110 CL
1 x sonar remorqué DUBV-43C
2 x brouilleurs ARBB-36
1 x détecteur ARBR-16
2 x lance-leurres Syllex ou Dagaie Mk2 ou 4 x lance-leurres Replica
1 x bruiteur remorqué SLQ-25 Nixie
2 x conduites de tir DIBC-2 A
1 x système de veille infra-rouge DIBV-2 A VMB ou Thales Vigy
1 x système de combat SENIT 4 avec Liaison 11
systèmes de transmission satellitaires Syracuse et Inmarsat
Équipage (sauf D640, plus réduit) 22 officiers (dont 4 pilotes), 145 officiers mariniers, 77 quartiers-maîtres et matelots
Chantier naval DCNS (Brest)

La classe Georges Leygues (ou F70) est une classe de sept frégates de lutte anti-sous-marine (ASM) de la Marine nationale, admises au service actif entre 1979 et 1990. Avec la frégate de classe Tourville (F 67) De Grasse, elles sont aujourd'hui les seules frégates ASM de la Marine en service avant d'être remplacées par les 9 classe Aquitaine à partir de 2012.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1962-1963, 9 avisos-escorteurs de le la classe Commandant Rivière de 2 170 tonnes sont mis en service et ne seront désarmés que dans les années 1990. Bâtiment de transition avant l'arrivée de classe Georges Leygues, l' Aconit (F65) de 3 875 tonnes est mis en service en 1970. Les frégates de classe Georges Leygues augurent de changements majeurs, notamment avec les possibilités induites par l'hélicoptère ASM Lynx : « Un bâtiment seul face à un sous-marin n'a aucune chance. C'est la dualité entre l'hélicoptère et la frégate qui permet d'avoir au moins l'égalité, voire l'avantage », déclare le capitaine de vaisseau Luc-Marie Lefebvre, commandant le Montcalm[2]. Ainsi, la classe forme la composante intermédiaire d'un dispositif ASM de surface, aux côtés des 2 frégates de classe Tourville et des 9 avisos de classe Jean Moulin [3]. En particulier, l'État-major peut compter sur 8 frégates ASM : 5, basées à Brest, accompagnent principalement la sortie des SNLE de la Force océanique stratégique de la base de l'Île Longue ; 3 autres, basées à Toulon, assurent la protection du groupe aéronaval de l'aviation navale embarquée.

Remplacement[modifier | modifier le code]

Les frégates les plus récentes de la classe Georges Leygues devraient être conservées en service jusqu'aux alentours de 2020. Les premières unités de la Classe Aquitaine seraient mises en service en 2013 à raison d'une tous les 12 mois et remplaceraient au fur et à mesure les 2 frégates classe Tourville et les 7 frégates classe Georges Leygues, en commençant par les plus anciennes ou les plus usées. Le fait que le Lynx ne tiendra pas jusqu'en 2020 et que le hangar des Georges Leygues est trop étroit pour accueillir le NH90 risque d'obérer les capacités ASM de la classe. Aussi, les premiers appontages automatiques d'un drone Camcopter S-100 sur le Montcalm, les 9 et 10 octobre 2008[4], prennent tout leur sens[réf. souhaitée].

Navires de la classe Georges Leygues[modifier | modifier le code]

no  Nom Mise sur cales Mise à l'eau Mise en service Désarmée Base navale Destination
D640 Georges Leygues Brise-lame à Lanvéoc-Poulmic à partir de novembre 2014
D641 Dupleix Toulon
D642 Montcalm Toulon
D643 Jean de Vienne Toulon
D644 Primauguet Brest
D645 La Motte-Picquet Brest
D646 Latouche-Tréville Brest

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette classe transporte 596 tonnes de gazole, mais a subi un renforcement de la coque et l'injection de 210 tonnes de béton dans le fonds. Cela à induit une diminution de l'autonomie d'environ - 20 %
  2. (fr)Véronique Sartini, « Débusquer le monde du silence : Discussion avec les marins de la frégate anti-sous-marine Montcalm », Défense et Sécurité internationale, no 41,‎ octobre 2008, p. 70-75 (ISSN 1772-788X)
  3. (fr)Joseph Henrotin, « L'ASM en France », Défense et Sécurité internationale, no 41,‎ octobre 2008, p. 94-95 (ISSN 1772-788X)
  4. (fr) « Premier appontage automatique d'un drone sur une frégate française », sur Mer et Marine,‎ 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]