Classe Dresden

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Classe Dresden
Image illustrative de l'article Classe Dresden
Le SMS Dresden sortant du port de Kiel.
Caractéristiques techniques
Type Croiseur léger
Longueur 118,3 mètres
Maître-bau 13,4 m
Tirant d'eau 5,54 m
Déplacement 3 364 tonnes
Port en lourd 4 268 tonnes
Propulsion 12 chaudières au charbon
2 hélices
2 turbines à vapeur (Dresden)
2 machines à vapeur à triple expansion (Emden)
Puissance 16 350 ch (Dresden)
18 880 ch (Emden)
Vitesse 25,2 nœuds (Dresden)
24 nœuds (Emden)
Caractéristiques militaires
Blindage Pont : 13 mm
Ceinture : 51 mm
Château : 102 mm
Armement 10 canons de 10,5 cm
8 canons de 5,2 cm
2 tubes lance-torpilles de 450 mm
Rayon d’action 6 000 km
Autres caractéristiques
Équipage 361 hommes
Histoire
Constructeurs Blohm & Voss, Hambourg (Dresden)
Kaiserliche Werft Danzig (Emden)
A servi dans War Ensign of Germany 1903-1918.svg Kaiserliche Marine
Période de
construction
1907 - 1909
Période de service 1908 - 1915
Précédent Classe Königsberg Classe Kolberg Suivant

Les deux croiseurs légers de la classe Dresden furent une classe de transition pour la marine impériale allemande. Le Dresden embarquait des turbines à vapeur pour sa propulsion, tandis que l’Emden conservait des machines à vapeur classiques à triple expansion. Comme leurs prédécesseurs par contre, ils alignaient une batterie de canons à tir rapide de 105 mm, à raison de cinq par bord.

Conception[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Dresden[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SMS Dresden (1907).
Cloche du SMS Dresden au musée d'histoire militaire de Dresde.

À la déclaration de guerre, le Dresden était stationné aux Caraïbes[précision nécessaire] depuis un an, et se préparait au voyage de retour. On lui ordonna de pratiquer un raid contre le commerce des Alliés, en faisant route vers le cap Horn. En novembre, il rejoignit l'escadre de von Spee, à l'île de Pâques et participa alors à la bataille de Coronel où, aidé par le SMS Leipzig (1905), il endommagea le HMS Glasgow, le contraignant à la fuite. Dans cette bataille, la flotte anglaise perdit trois bateaux, ce qui déclencha un désir de vengeance à l'Amirauté britannique.

Un mois plus tard, il participa à la désastreuse bataille des Falklands, à l'issue de laquelle, grâce notamment à sa marche rapide du fait de ses turbines, ce fut le seul navire allemand rescapé. Il rebroussa chemin jusqu'au cap Horn, et se cacha dans le dédale de baies et chenaux du sud Chili. Il fut recherché sans succès par la Royal Navy, jusqu'en mars 1915. Il quitte sa cachette le 14 février 1915. Le 8 mars 1915, il posa l'ancre au large de l'île Robinson Crusoe, ses moteurs en panne, sans pièces de rechange.

Six jours plus tard, il y fut découvert par les navires britanniques, HMS Glasgow et HMS Kent de la classe Monmouth. Après quelques tirs violents, qui firent des blessés, dont l’officier de navigation Ernst Wieblitz, le Dresden hissa le drapeau blanc. Le capitaine envoya, comme parlementaire, Wilhelm Canaris, alors jeune lieutenant. Une version décrit son bombardement, par trois croiseurs britanniques dont le Kent et le Glasgow, malgré ses signaux de reddition. Dans tous les cas, il sombra, non loin du rivage de l'île chilienne de Juan Fernandez.

Emden[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SMS Emden (1908).

Son presque jumeau, l’Emden, le dernier navire de combat allemand à posséder des machines à vapeur à triple expansion, eut une brève et remarquable carrière dans la guerre de course, en particulier grâce aux grandes qualités de son commandant, Korvettenkapitän (capitaine de corvette) Karl von Müller. Il sème la zizanie dans l'océan Pacifique, coulant une trentaine de navires ennemis. Il participe au combat de Penang avant d'être coulé par le croiseur australien HMAS Sydney (en) lors du combat des îles Cocos, le 9 novembre 1914.

Les rescapés du naufrage réussissent à rejoindre Sumatra après un voyage de 600 milles à bord d'un vieux voilier[1]. Ils rejoignent successivement Padang, puis Hodeida à bord d'un charbonnier[2], avant d'arriver à Constantinople le 23 mai 1915 après un voyage épique. De là, ils regagnent l'Allemagne[3].

Le commandant von Müller reçut du Kaiser Guillaume II la Croix de fer de première classe, bien que lui et les rescapés de l’Emden passent le reste de la guerre en captivité à Malte. Les survivants eurent aussi le droit de suffixer leur nom de famille par « -Emden ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Mabire, « L'équipée des survivants de l'« Emden » », Les dossiers Histoire de la mer, no 8,‎ septembre-octobre 1979
  • Jacques Mordal, 25 siècles de guerre sur mer, t. 2, Robert Laffont, coll. « bibliothèque Marabout »,‎ 1959, 286 p.
  • Barrie Pitt, « La bataille du Jutland : l'« Emden » navire corsaire », HISTORIA magazine 20e siècle, no 117,‎ 12 février 1970