Classe Cassard

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Classe Cassard - FAA 70
Image illustrative de l'article Classe Cassard
la frégate Jean Bart (D 615)

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Quille posée septembre 1982
Lancement novembre 1983
Armé août 1986
Mise en service mars 1988
Statut en service
Caractéristiques techniques
Type Frégate
Longueur 139 m
Maître-bau 14 m
Tirant d'eau 6,5m
Tirant d'air 46m
Déplacement 4950 t en charge
Tonnage 4220t
Propulsion 4 diesels SEMT Pielstick 18 PA6 V280 BTC
2 hélices à 5 pales
Puissance 43200 ch (31760Kw)
Vitesse 29,6 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 1 système RIM-66 Standard-E, 40 missiles SM-1 Block VI
8 missiles Exocet MM40
2 systèmes SADRAL
1 canon de 100 mm
2 canons de 20mm Oerlikon
4 mitrailleuses M-2 HB Browning de 12.7mm
2 tubes lance torpilles L5 mod 4
Aéronefs 1 hélicoptère Panther
Rayon d'action 730 t de gazole
4665 milles nautiques
Autres caractéristiques
Équipage 27 officiers, 150 officiers-mariniers et 68 quartier-maîtres et matelots.
Chantier naval DCN

Les frégates de la classe Cassard sont des bâtiments de combat anti-aérien construits par la France. Leur code OTAN est DDG pour destroyer, leur indicatif visuel est précédé d'un D.

Genèse du programme[modifier | modifier le code]

Les études sont lancées à partir de 1972. Il faut en effet préparer le retrait des quatre escorteurs d'escadre Bouvet, Kersaint, Dupetit-Thouars et Du Chayla, à vocation anti-aérienne. Sept unités sont alors prévues. En 1978, le programme est officiellement bouclé, et pour des raisons économiques, la décision est prise de partir de la structure des frégates de classe Georges Leygues, et le nombre de navires à construire est réduit à quatre.

La première unité est commandée le 4 décembre 1979, la seconde en 1980. La fin de la fabrication des missiles SM-1 aux États-Unis réduit finalement le nombre d'unités construites à deux.

Construction[modifier | modifier le code]

La construction des unités est confiée au chantier naval de Lorient. Les deux systèmes d'armes RIM-24 Tartar qui équipaient les escorteurs d'escadre Bouvet (désarmé en 1982) et Kersaint (désarmé en 1983) sont démontés et envoyés aux USA pour être convertis en RIM-66 Standard pour équiper respectivement les frégates antiaériennes Cassard et Jean Bart.

La structure des navires est calquée sur celle des frégates de la classe Georges Leygues, tout en intégrant les modifications liées au système d'armes. Des leçons sont aussi tirées de la guerre des Malouines, notamment pour ce qui touche au domaine de la résistance au feu.

Même si on ne peut réellement considérer les frégates de classe Cassard comme « furtives », elles incorporent néanmoins des éléments structurels visant à réduire la portée de détection.

Chaque frégate représente 2 millions d'heures de travail (+1 million d'heures d'études), pour un coût de 600 millions d'euros.

Longtemps la possibilité d'ajouter un second canon de 100 mm a été envisagée. Cette hypothèse est abandonnée au profit d'un pont pour l'hélicoptère embarqué.

Lors des opérations d'entretien, des améliorations sont apportées aux frégates (mise à niveau de l'électronique et des armements...). Malgré un accroissement de leur poids, les frégates Cassard ont néanmoins conservé leur aptitude à filer environ 30 nœuds, ce qui les classe parmi les navires à propulsion Diesel les plus rapides au monde.

Bâtiments de la classe Cassard[modifier | modifier le code]

no  Nom Mise sur cales Mise à l'eau Mise en service Désarmée Base navale Destination
D614 Cassard Toulon
D615 Jean Bart Toulon

Équipements[modifier | modifier le code]

la frégate Cassard et le Jean de Vienne (D643).

Armement[modifier | modifier le code]

Depuis la mise à niveau du SENIT 6 (Système d'Exploitation Navale des Informations Tactiques) qui a consisté à intégrer la partie du SENIT 8 mettant en œuvre la Liaison 16, et plus particulièrement de la fonction CONTROL, la frégate, plate-forme C2 (Command&Control), applique les principes définis dans le concept de guerre en réseau ou NCW (Network Centric Warfare).

Électronique[modifier | modifier le code]

Détection :

  • 1 radar de de veille air tridimensionnel SMART-S-Mk2 conçu par Thales et IFF ;
  • 1 sonar de coque AMF DUBA-25 A/C.

Conduite de tir :

  • 1 radar multifonction tridimensionnel DRBC -33A.

Guerre électronique :

  • 1 détecteur de radars ;
  • 1 intercepteur-goniomètre de transmissions ;
  • 1 équipement de veille infra-rouge DIBV-2A ;
  • 1 brouilleur de radars ;
  • 1 brouilleur de communication ;
  • 1 système Nixie (en).

Communications[modifier | modifier le code]

Missions[modifier | modifier le code]

Avant l'entrée en service des Bâtiments de Projection et de Commandement de la classe Mistral, des FREMM de la classe Aquitaine et des frégates Horizon, les frégates de la classe Cassard sont parmi les navires les plus modernes de la Marine Nationale.

Une frégate anti-aérienne a pour mission principale d'assurer la protection contre les menaces émanant d'aéronefs ou de missiles. Les frégates de la classe Cassard sont donc amenées à évoluer seules ou au sein d'une flottille, qu'elle soit française, européenne voire internationale (dans le cadre de l'OTAN). Les missiles du RIM-66 Standard sont capables d'engager des cibles jusqu'à environ 50 km. Les affûts Simbad et le canon de 100 mm sont réservés à l'autodéfense rapprochée.

Lors des déploiements du groupe aéronaval, au moins l'une d'entre elles accompagne le porte-avions Charles de Gaulle. À ce titre, les deux frégates ont accompli de nombreuses missions en mer Adriatique et dans le golfe Persique. Plus récemment, elles ont participé à l'opération Baliste au large du Liban, évacuant des civils à leur bord.

L'hélicoptère embarqué (d'abord un Lynx, puis un Panther) permet d'accroître la portée de détection du navire, un atout exploité dans la lutte anti-surface et anti-sous-marine.

la frégate Jean Bart (D615) et le porte-aéronefs HMS Illustrious de la Royal Navy.

Avenir[modifier | modifier le code]

L'entrée en service des frégates Horizon (en 2008 et 2009) et le retrait du Duquesne en 2007 risquent de modifier le rôle des frégates Cassard. Celles-ci pourraient en effet servir d'escorte aux bâtiments amphibies de la classe Mistral, rôle tenu jusque-là par le Duquesne.

Contrairement à ce qui a été un temps envisagé, les deux frégates Cassard ne seront pas équipées du missile Aster, le coût de la refonte étant jugé excessif pour des bâtiment déjà anciens et difficile à mettre en place dans un flotteur sous-dimensionné.

Au départ, quatre frégates Horizon devaient remplacer les unités de classe Suffren et Cassard. Pour des raisons budgétaires, les deux unités de la classe Cassard seront remplacées par une version anti-aérienne des frégates multi-missions appelée FREDA (frégate de défense aérienne)[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Trois nouvelles frégates pour la Marine nationale »,‎ 8 octobre 2009 (consulté le 17 octobre 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Hors série La Marine Nationale 2004-2005 (tome 1) de la revue Navires et Histoire

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]