Classe Suffren
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| Classe Suffren | |
| Histoire | |
|---|---|
| A servi dans : | Marine nationale française |
| Commanditaire : | Délégation générale pour l'armement |
| Commandé : | 2002 |
| Lancement : | prévu pour 2017 |
| Statut : | en construction depuis le 19 décembre 2007 (Suffren); vie opérationnelle de 40 ans |
| Caractéristiques techniques | |
| Type : | Sous-marin nucléaire d'attaque |
| Longueur : | 99 m |
| Maître-bau : | 8,8 m |
| Tirant d’eau : | 7,3 m |
| Tirant d’air : | 8,4 m |
| Déplacement : | 3 650 t en surface ; 5 100 t en plongée |
| Propulsion : | 1 réacteur à eau pressurisée K15 de 150 MW ; 2 turbo-alternateurs ; 2 moteurs électrique de secours SEMT Pielstick de 480 kW ; 1 pompe hélice (hydroréacteur) |
| Puissance : | 150 MW (réacteur) ; 10 MW (turbo-alternateurs) |
| Vitesse : | plus de 23 nœuds (46 km/h) en plongée ; 14 nœuds (26 km/h) en surface |
| Profondeur : | plus de 400 m |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement : | 4 x tubes pour 20 torpilles Eurotorp FTL de 533 mm, 12 missiles de croisière MBDA SCALP Naval ; missiles antinavires MBDA Exocet SM39 |
| Autres caractéristiques | |
| Électronique : | 2 x radars, 1 x sonar de coque Thales UMS-3000, 2 x sondeurs, 2 x périscopes, 1 x mât optronique, 1 x détecteur de radar, 1 x détecteur de communications, 1 x flûte remorquée ETBF, 1 x récepteur SYRACUSE, 1 x système SYCOBS, Liaison 22, différents récepteurs |
| Équipage : | 8 officiers, 52 sous-officiers et quartiers-maîtres ; possibilité d'embarquement de 10 nageurs de combat |
| Chantier : | Cherbourg |
| Port d’attache : | Toulon |
Le Suffren est une classe de sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) française anciennement appelé classe Barracuda durant sa conception.
Sommaire |
[modifier] Historique
[modifier] Une collaboration franco-britannique ?
Des discussions ont lieu avec le Royaume-Uni dont le projet Future Attack Submarine (FASM), destiné à remplacer les SNA britanniques de la classe Astute, aurait pu s'accorder avec les besoins français. Cependant, des désalignements de calendriers mettent fin à cette perspective de collaboration[1].
[modifier] Le projet français Barracuda
La chute de l'URSS et le nouvel ordre mondialisé avec ses conflits de basse intensité et l'augmentation du trafic maritime ont revalorisé le rôle des marines. L'évolution des missions a considérablement retardé le calendrier de remplacement des six SNA de la classe Rubis par six Sous-marins d'attaque du futur (SMAF). Leur phase de définition débute en octobre 1998[2],[3] puis la conception en 2002 pour des essais alors prévus en 2008 et une entrée en service en 2010.
[modifier] Conception
[modifier] Spécifications
Conçu par DCNS, ce sous-marin aura les principales caractéristiques générales suivantes :
- furtivité ;
- embarquement de missiles de croisière ;
- système de propulsion nucléaire.
- Autonomie importante :
- 10 ans de fonctionnement (nucléaire)
- 50 jours de vivres
La conception de cette classe a débuté en 2002, elle est basée sur la technologie des sous-marins lanceurs d'engins classe Le Triomphant.
6 bâtiments sont prévus pour remplacer les SNA Rubis, le premier devrait entrer en service en 2017 et le dernier en 2028.
L'ensemble du programme devrait représenter 7,89 milliards d'euros.
La classe Suffren sera le premier type de sous-marins français équipés de barres arrière disposées en croix de saint André. Des combinaisons des quatre safrans permettent d'obtenir les changements de direction ou d'immersion. Cette configuration permet, grâce à un automate de pilotage, de pallier des dysfonctionnements sur l'un des safrans, ou plutôt sur un dysfonctionnement sur sa chaîne d'orientation (commande, actionneur…).
La classe Suffren sera le premier type de sous-marins français, et l'un des rares dans le monde, à embarquer des femmes. En effet, des quartiers spécifiques sont prévus dans la construction.
[modifier] Noms
La Marine nationale a choisi les noms des futurs sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda, bien que l'ordre d'attribution puisse encore évoluer. La tête de série s'appellera Suffren et sera mise en service en 2017. Elle sera suivie du Duguay-Trouin 2 ans et demi plus tard puis des Dupetit-Thouars, Duquesne, Tourville et De Grasse tous les 2 ans.
| N° | Nom | Construction | Lancement | Mise en service |
|---|---|---|---|---|
| S.. | Suffren | 2017 | ||
| S.. | Duguay-Trouin | 2019 | ||
| S.. | Dupetit-Thouars | 2021 | ||
| S.. | Duquesne | 2023 | ||
| S.. | Tourville | 2025 | ||
| S.. | De Grasse | 2027 |
[modifier] Autour du navire
[modifier] Livres
[modifier] Articles de référence
- Alain de Neve, « Le futur de la projection sous-marine en France et la classe Barracuda », dans Technologie & Armement (ISSN 1953-5953), no 3 (octobre-décembre 2006) [lire en ligne]
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- (fr) Barracuda, le sous-marin nucléaire d'attaque du XXIème siècle Dossier, Site de la Marine nationale
- (fr)Les barracudas seront des grands marins, 1er juin 2007, Marine nationale
[modifier] Notes et références
- ↑ Selon Navy Matters, la mise en service des FASM est reculée de 2012 à 2015 puis 2016-2017 et le projet est finalement annulé en mai 2001 pour être remplacé par la Maritime Underwater Future Capability (MUFC) [lire en ligne]
- ↑ En 1999, on parle du remplacement du Rubis par le premier SMAF en 2007 afin de conserver 6 SNA à l'horizon 2015 selon le site Aéronavale [lire en ligne]
- ↑ Selon le site Les Vaisseaux Noirs [lire en ligne]

