Classe Suffren (sous-marin)

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Classe Suffren
Image illustrative de l'article Classe Suffren (sous-marin)
Profil de la classe Suffren
Caractéristiques techniques
Type Sous-marin nucléaire d'attaque
Longueur 99,5 m
Maître-bau 8,8 m
Tirant d'eau 7,3 m
Tirant d'air 8,4 m
Déplacement 4 650 t en surface ; 5 300 t en plongée
Propulsion 1 réacteur à eau pressurisée K15 de 150 MW

2 turbo-alternateurs
2 moteurs électrique de secours SEMT Pielstick de 480 kW
1 pompe hélice (hydroréacteur)

Puissance 150 MW (réacteur) ; 10 MW (turbo-alternateurs)
Vitesse 25 nœuds (46 km/h) en plongée

14 nœuds (26 km/h) en surface

Profondeur plus de 400 m
Caractéristiques militaires
Armement 4 tubes pour 20 torpilles F 21 (ex FTL) de 533 mm

12 missiles de croisière MBDA MdCN
missiles antinavires MBDA Exocet SM39
mines

Autres caractéristiques
Électronique 2 radars

1 sonar de coque Thales UMS-3000
2 sondeurs
2 périscopes
1 mât optronique
1 détecteur de radar
1 détecteur de communications
1 flûte remorquée ETBF
1 récepteur SYRACUSE
1 système de combat SYCOBS
Liaison 22 et liaison 11

Équipage 8 officiers, 52 officiers-mariniers, quartiers-maîtres et matelots

possibilité d'embarquement de 10 nageurs de combat

Histoire
Constructeurs DCNS, Cherbourg
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale française
Commanditaire Délégation générale pour l'armement
Date début commande 2002
Période de
construction
19 décembre 2007 - présent
Période de service entrée prévue pour 2017
Navires prévus 6
Précédent Classe Rubis

La classe Suffren, issue du programme Barracuda, est une classe de sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) de la marine française.

Historique[modifier | modifier le code]

Une collaboration franco-britannique ?[modifier | modifier le code]

Des discussions ont lieu avec le Royaume-Uni dont le projet Future Attack Submarine (FASM), destiné à remplacer les SNA britanniques de la classe Trafalgar, aurait pu s'accorder avec les besoins français. Cependant, des désalignements de calendriers mettent fin à cette perspective de collaboration[1].

Le projet français Barracuda[modifier | modifier le code]

La chute de l'URSS et le nouvel ordre mondial, avec ses conflits de basse intensité et l'augmentation du trafic maritime, ont revalorisé le rôle des marines. L'évolution des missions a considérablement retardé le calendrier de remplacement des six SNA de la classe Rubis dans les forces sous-marines par six sous-marins d'attaque du futur (SMAF). Leur phase de définition débute en octobre 1998[2],[3] puis la conception en 2002 pour des essais alors prévus en 2008 et une entrée en service en 2010.

Le « programme Barracuda » concerne, bien sûr, la construction des 6 sous-marins de la classe Suffren. Il intègre également la coordination des industriels qui gèrent eux-mêmes de nombreux sous-programmes (comme ceux liés à la chaufferie nucléaire, aux nouvelles armes, au système de combat, etc.) et toutes les infrastructures liées à la mise en œuvre de ces bâtiments.

Le Service d’Infrastructures de la Défense (SID) assure la maîtrise d'ouvrage des chantiers d'aménagement des infrastructures, dont notamment[4] :

  • l'agrandissement de l'école de navigation sous marine (ENSM/BPN de Toulon), pour accueillir dès l’été 2015 six simulateurs[4] ;
  • les travaux dans les ports de Brest et Toulon, qui commencent dès 2014[4] ;

Conception[modifier | modifier le code]

Spécifications[modifier | modifier le code]

Conçu par DCNS, ce sous-marin aura les principales caractéristiques générales suivantes :

La conception de cette classe a débuté en 2002, elle est fondée sur la technologie des sous-marins lanceurs d'engins classe Le Triomphant.

Six bâtiments sont prévus pour remplacer les six sous-marins nucléaires d'attaque de classe Rubis, le premier devrait entrer en service en 2017 et le dernier en 2028.

L'ensemble du programme devrait représenter 8.2 milliards d'euros[6] avec un coût de série (hors développement) supérieur au milliard d'euros.

La classe Suffren sera la première classe de sous-marins français équipés de barres arrière disposées en croix de saint André. Les différentes combinaisons des quatre safrans permettent d'obtenir les changements de direction ou d'immersion. Cette configuration permet, grâce à un automate de pilotage, de pallier des dysfonctionnements sur l'un des safrans, ou sur sa chaîne d'orientation (commande, actionneur…).

De même, la classe Suffren sera le premier type de sous-marins français, et l'un des rares dans le monde, à pouvoir embarquer des femmes sous-marinier. En effet, des logements spécifiques sont prévus[7].

Le nouveau cœur combustible permet d'espacer les opérations de maintenance : tous les dix ans au lieu de sept ans pour les actuels SNA, ceux de type Rubis. La motorisation sera mixte : la vapeur produite par le réacteur anime non seulement une turbine qui entraîne directement l'hélice, mais aussi des turbo-alternateurs qui peuvent alimenter des moteurs électriques. Il en résulte des navires plus efficaces énergétiquement et plus silencieux[8].

Noms[modifier | modifier le code]

La Marine nationale a choisi les noms des futurs sous-marins nucléaires d'attaque du type Barracuda. Il s'agit d'honorer de grands marins. La tête de série s'appellera Suffren et sera mise en service en 2017. Elle sera suivie du Duguay-Trouin deux ans et demi plus tard puis du Tourville[9]. Les trois derniers se nommeront Dupetit-Thouars, Duquesne, et De Grasse[10].

Le Tourville est le troisième sous-marin nucléaire d'attaque du programme Barracuda. Il entre en phase de construction à l'automne 2011 pour une mise en service fin 2017. Le CEA en assure la conception et la fabrication des 6 chaufferies, comme pour le Suffren[11].

Nom Mise sur cale Lancement Mise en service
S.. Suffren 19 décembre 2007 fin 2016 fin 2017
S.. Duguay-Trouin 26 juin 2009 fin 2020
S.. Tourville 28 juin 2011 2022
S.. De Grasse[12] 2025
S.. Duquesne 2027
S.. Dupetit-Thouars 2029

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Navy Matters, la mise en service des FASM est reculée de 2012 à 2015 puis 2016-2017 et le projet est finalement annulé en mai 2001 pour être remplacé par la Maritime Underwater Future Capability (en) (MUFC) [lire en ligne]
  2. En 1999, on parle du remplacement du Rubis dans les par le premier SMAF en 2007 afin de conserver 6 SNA à l'horizon 2015 selon le site Aéronavale [lire en ligne]
  3. Selon le site Les Vaisseaux Noirs [lire en ligne]
  4. a, b et c « Programme Barracuda : Mer en vue pour le Suffren », colsbleus.fr,‎ 9 janvier 2014
  5. « Le Suffren, premier sous marin de classe Barracuda équipé de mât optronique 30 SMS de Sagem », sur http://www.defense.optronique.net,‎ 30 septembre 2011
  6. Le Sénat, « Opérer en milieu hostile, projet de loi de finances 2011 », sur www.senat.fr,‎ 2010 (consulté le 5 mai 2011)
  7. Mission d’évaluation et de contrôle sur le financement des projets d'équipement naval militaire, « Rapport d'informations n° 707 de l'assemblée nationale », sur Assemblée nationale française,‎ 13 février 2008 (consulté le 21 août 2009) [PDF]
  8. Défis du CEA no 145 de novembre 2009
  9. http://www.defense.gouv.fr/marine/a-la-une/le-3e-sous-marin-barracuda-s-appellera-tourville Le 3e sous-marin Barracuda s'appellera Tourville
  10. http://www.defense.gouv.fr/marine/actu-marine/barracuda-le-sous-marin-nucleaire-d-attaque-du-xxie-siecle
  11. Les Défis du CEA, no 163
  12. Le quatrième SNA du type Barracuda commandé

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain de Neve, « Le futur de la projection sous-marine en France et la classe Barracuda », dans Technologie & Armement (ISSN 1953-5953), no 3 (octobre-décembre 2006) [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]