Clarithromycine

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Clarithromycine
Clarithromycine
Identification
Nom IUPAC 6-o-méthyl érythromycine A
No CAS 81103-11-9
Code ATC J01FA09
DrugBank DB01211
PubChem 54688
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C38H69NO13  [Isomères]
Masse molaire[1] 747,9534 ± 0,0393 g/mol
C 61,02 %, H 9,3 %, N 1,87 %, O 27,81 %,
pKa 8.99 à 25 °C
Propriétés physiques
fusion 217 à 220 °C
Solubilité 0,342 mg·l-1 eau à 25 °C (estimation)
Précautions
Directive 67/548/EEC
Nocif
Xn


Écotoxicologie
DL50 1 230 mg·kg-1 souris oral
173 mg·kg-1 souris i.v.
>5 000 mg·kg-1 souris s.c.
850 mg·kg-1 souris i.p.
Données pharmacocinétiques
Métabolisme Foie
Considérations thérapeutiques
Grossesse C (États-Unis)
ou B3 (Australie)
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La clarithromycine est un antibiotique macrolide utilisé pour traiter les pharyngites, les angines, les sinusites aiguës maxillaires, en association avec d'autres antibiotiques pour traiter l'infection à helicobacter pylori (principal responsable de maladies ulcéreuses de l'estomac et du duodénum), les complications bactériennes aiguës de la bronchite chronique, les pneumonies (en particulier les pneumonies atypiques associées à Chlamydia pneumoniae), les infections cutanées, et, chez les patients porteurs de VIH, pour prévenir et traiter le Mycobacterium avium complex disséminé ou MAC.

De plus, on l'utilise parfois pour traiter les légionelloses.

Historique[modifier | modifier le code]

La molécule, d'invention japonaise en 1984[2], a été commercialisée en 1991 dans ce pays et en occident par le Laboratoires Abbott.

Formes disponibles[modifier | modifier le code]

Granules flottantes pour enfants, ou comprimés enrobés

Mécanisme d'action[modifier | modifier le code]

La clarithromycine est bactériostatique c'est-à-dire empêche la croissance bactérienne en interférant avec la synthèse des protéines bactériennes.

Métabolisme[modifier | modifier le code]

La molécule de clarithromycine est partiellement métabolisée au niveau du foie par le cytochrome P 450 3A4. La molécule de clarithromycine, inactive lors de l’absorption, est ensuite transformée par une réaction de phase 1 en 14-OH-clarithromycine, qui est le métabolite actif, donc celui qui a un effet pharmacologique au niveau tissulaire sur les ribosomes. Elle est aussi métabolisée par le foie dans une moindre mesure en descladinosyl-clarithromycine et N-déméthyl-clarithromycine. La biodisponibilité de la clarithromycine qui est d’environ de 50 % nous renseigne sur le fait que l’effet de premier passage hépatique sur cette molécule est généralement de façon modérée. Par contre, il a été établi que la clarithromycine inhibait l’isoenzyme 3A4 du cytochrome P450 du foie et de l’intestin, et donc les concentrations des médicaments qu’une personne prend et qui sont métabolisées par ce type d’enzyme s’en trouvent augmentées et prolongées lorsqu’on les administre avec de la clarithromycine. Il faut donc être vigilant et surveiller attentivement les concentrations sériques de ces médicaments.

La clarithromycine est aussi excrétée par les reins, la 14-OH-clarithromycine est le principal métabolite que l'on retrouve dans l'urine.

Effets secondaires[modifier | modifier le code]

Nausées, vomissements, douleurs d'estomac, diarrhée, candidose, manifestations cutanées allergiques, acouphène.

Comme d'autres macrolides, la clarithromycine est soupçonnée d'augmenter légèrement le risque de mort de cause cardiaque[3], probablement en favorisant la survenue de torsades de pointe, un trouble du rythme cardiaque[4].

Précautions[modifier | modifier le code]

Prendre avec de la nourriture. Ne pas couper ou écraser.

Contre-indications[modifier | modifier le code]

Allaitement...

Divers[modifier | modifier le code]

La clarithromycine fait partie de la liste des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013)[5].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) (en) Kumazawa J, Yagisawa M, « The history of antibiotics: the Japanese story », Journal of infection and chemotherapy, vol. 8, no 2,‎ 2002, p. 125-133 (PMID 12111564, lire en ligne [html]) modifier
  3. Svanström H, Pasternak B, Hviid A, Use of clarithromycin and roxithromycin and risk of cardiac death: cohort study, BMJ, 2014;349:g4930
  4. Hensey C, Keane D, Clarithromycin induced torsade de pointes, Ir J Med Sci, 2008;177:67-8
  5. WHO Model List of Essential Medicines, 18th list, avril 2013