Clansayes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Clansayes
vue sur le village
vue sur le village
Blason de Clansayes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Saint-Paul-Trois-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes Drôme Sud Provence
Maire
Mandat
Maryannick Garin
2014-2020
Code postal 26130
Code commune 26093
Démographie
Population
municipale
526 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 20″ N 4° 48′ 29″ E / 44.3722222222, 4.80805555556 ()44° 22′ 20″ Nord 4° 48′ 29″ Est / 44.3722222222, 4.80805555556 ()  
Altitude Min. 87 m – Max. 348 m
Superficie 14,47 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de Drôme
City locator 14.svg
Clansayes

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de Drôme
City locator 14.svg
Clansayes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Clansayes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Clansayes

Clansayes est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

On accède à Clansayes par la route RD 133, qui mène du Nord au Sud, par le "Col de la Justice", de Valaurie à Saint-Paul-Trois-Châteaux, longeant des collines tourmentées, ravinées, offrant une gamme surprenante de couleurs, des grès rouges et ocres, aux marnes gris bleu.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Drôme.
Blason ville fr Clansayes (Drôme).svg

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Écartelé : au premier et au quatrième d'or aux trois bandes d'azur, au deuxième et au troisième d'azur au donjon du lieu d'or ajouré de sable, sommé d'une statue de la Vierge aussi d'or ; à la croix pattée de gueules brochant sur le tout.

Devise : unitas fortitudo (l'union fait la force)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village étage ses maisons au flanc du rocher qui émerge d’une série de collines très intéressantes au point de vue géologique. Les Templiers y eurent une importante forteresse qui passa, en 1312, aux Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Un tremblement de terre dévasta le pays, en 1722, et causa à l’église les lézardes encore visibles, mais la tour resta indemne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Clansaye
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Maryannick Garin PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 526 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406 349 339 379 383 419 447 460 521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
478 518 506 516 490 440 432 439 431
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
405 409 369 317 313 281 253 230 227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
199 212 181 287 408 441 511 523 526
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour du donjon
église Saint Michel

La tour des Templiers : haute de 20 mètres, elle est bâtie sur la crête du rocher. De la terrasse on jouit d’un vaste panorama s’étendant jusqu’aux Cévennes. La tour est carrée, mais les contreforts qui flanquent ses quatre faces lui donnent une forme octogonale. Ces contreforts se terminent, dans leur partie supérieure, en mâchicoulis dont les extrémités viennent se rejoindre, sur les arêtes des angles, pour former, avec leurs retombaux, des T gigantesques. Cela prouve que la tour est bien contemporaine des Templiers et a servi de donjon à leur forteresse. Un arrêté du district de Montélimar, du 1er nivôse an II (12 février 1794), ordonna la démolition de la tour, mais les démolisseurs, après avoir abattu ses créneaux, reculèrent devant sa solidité. Elle est actuellement surmontée d’une statue de la Vierge. Elle est classée aux monuments historiques [3]

L’église : L'église romane est du XIIe siècle mais l’église principale était celle de Toronne dont on sait qu’elle a été reconstruite par le chapelain Ugolin en 1206. Toronne était une petite commanderie des Templiers qui fut cédée aux Chevaliers de Saint Jean de Jerusalem. En 1644, lors d’une visite à Clansayes de l’évêque François Adhémar de Monteil, celui-ci autorise la construction des deux chapelles de l’église. Son appareil extérieur ressemble à celui de l’église d’Aleyrac. À l’intérieur, tout y est simple. Ses deux chapelles latérales ont été ajoutées après. Elle est inscrite aux monuments historiques[4]

La chapelle de Notre-Dame de Torone : au sommet d’un monticule, au sud-ouest de Clansayes, la chapelle fait l’objet d’un pèlerinage annuel depuis 1928. Elle dépendait des Templiers qui, d’après Boyer de Sainte-Marthe (histoire de la cathédrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux), aurait servi de logement au commandeur de leur monastère de Clansayes. Après l’extermination des Templiers, leurs biens furent attribués aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui laissèrent tomber en ruines la maison de Torone. La chapelle survécut seule à cet abandon. M. Revol, curé de Clansayes, fit de grands efforts pour conserver à ce vestige du passé toute sa valeur historique et archéologique. C’est à lui que l’on doit le pèlerinage.

La Tour talutée

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le cinéaste Patrice Leconte (la série des "Bronzés") y a une maison. Il y vit près de six mois par an.

En 1853, l’abbé Monier avec ses paroissiens décide d’édifier une statue à la vierge sur le donjon, sculptée par 2 moines de l'Abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle.

En 2002 la mairie est restaurée et la place du village prend le nom de Bertrand de Clansayes, évêque-comte de Saint-Paul-Trois-Châteaux qui participa au concile de Lyon en 1274 et fit un pèlerinage à Jérusalem.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Un golf est a disposition des pratiquants[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boisse (Louis), Notre-Dame de Toronne à Clansayes (Drôme), avec des notes sur Clansayes, Notre-Dame de la Tour, les Templiers et les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem ou Ordre de Malte, Éditions de l'abbé Fr. Revol, Clansayes, 1941.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :