Claire Élisabeth de Vergennes

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Portrait de Claire Élisabeth de Vergennes par Guillaume Descamps, 1813

Claire Élisabeth Jeanne Gravier de Vergennes, comtesse de Rémusat, née le 5 janvier 1780 et morte le 16 décembre 1821, est une femme de lettres française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de l'intendant Charles Gravier de Vergennes, directeur des vingtièmes, et d'Adélaïde de Bastard, elle est la petite-fille de l'ambassadeur Jean Gravier de Vergennes qui fut ambassadeur de France en Suisse et la petite-nièce de Charles de Vergennes (+1787) qui fut un grand ministre de Louis XVI.

Son père et son grand-père sont guillotinés le 24 juillet 1794 peu avant la chute de Robespierre.

Avec sa mère et sa soeur, elle se réfugue à Saint-Gatien-des-Bois sous la protection du ci-devant comte Auguste de Rémusat, un ami de sa famille. Le 9 février 1796 à sain Gatien des Bois elle épouse à 16 ans le comte de Rémusat qui en a 34, veuf qui d'un premier mariage, a déjà une fille. le couple aura deux fils :

  • Albert Dominique (1801-1830)

La famille vit alors dans un certain dénuement mais trouve un certain soutien auprès d'une ancienne compagne d'emprisonnement Joséphine de Beauharnais. Celle-ci épouse bientôt le général Bonaparte qui en 1799 devient premier consul puis en 1804 empereur des Français.

Sous l' Empire, Claire de Rémusat est attachée à l'impératrice Joséphine comme dame du palais. La sympathie que lui acccorde la souveraine permet à son mari d' être nommé premier chambellan de l'empereur puis Grand-maître de la garde-robe puis en 1807 Surintendant des théâtres impériaux.

À la chute de l'empire, Le comte se rallie à Louis XVIII. Il perd néanmoins ses fonctions mais est nommé préfet de la Haute-Garonne où il fait montre de sentiments ultra-royalistes puis en 1817, préfet du Nord.

La comtesse meurt à Paris à l'âge de 41 ans sous la Restauration. Sa dépouille repose au Cimetière du Père-Lachaise.

Femme intelligente et subtile, admirée par Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, elle a laissé des Mémoires remarquablement bien écrits et un essai sur l'éducation à dispenser aux jeunes filles.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Confidences d'une impératrice (1893)
  • Essai sur l'éducation des femmes, publié par son fils Charles de Rémusat (1824) Texte en ligne
  • Lettres de Madame de Rémusat, 1804-1814, publiées par son petit-fils Paul de Rémusat (2 volumes, 1881)
  • Mémoires de Madame de Rémusat, 1802-1808, publiées par Paul de Rémusat (3 volumes, 1880) Texte en ligne 1 2 3

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Autres liens[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Les allusions sont les lettres anonymes de la conversation. »
  • « Pauvres femmes ! Celle qui n'aime pas languit ; celle qui aime frémit, celle qui n'aime plus périt. » (Essai sur l'éducation des femmes).
  • « Quand on connaît les femmes, il faut bien avouer qu'elles ont plus de regret de n'avoir pas commis une mauvaise action profitable, que de remords de l'avoir faite. » (Essai sur l'éducation des femmes).