Clérey-la-Côte

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Clérey-la-Côte
La fontaine
La fontaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Coussey
Intercommunalité Communauté de communes des Côtes et de la Ruppe
Maire
Mandat
Daniel Fresnais
2014-2020
Code postal 88630
Code commune 88107
Démographie
Gentilé Clercycurtiens
Population
municipale
34 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 02″ N 5° 45′ 28″ E / 48.4838888889, 5.75777777778 ()48° 29′ 02″ Nord 5° 45′ 28″ Est / 48.4838888889, 5.75777777778 ()  
Altitude Min. 272 m – Max. 427 m
Superficie 3,18 km2
Localisation

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Clérey-la-Côte

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Clérey-la-Côte

Clérey-la-Côte est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Clercycurtiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue depuis l’entrée du bois de Clérey-la-Côte

Clérey-la-Côte se situe au nord-ouest du département des Vosges, précisément à la frontière avec la Meuse et la Meurthe-et-Moselle, comme en témoigne le Site des 3 bornes situé dans la forêt. C’est curieusement le seul endroit où trois départements lorrains se côtoient.
Le village fait partie du canton de Coussey, dans une région rendue célèbre par Jeanne d’Arc puisqu’il est à 7 km de Domrémy-la-Pucelle. Il est aussi à 55 km de Nancy par Colombey-les-Belles, et à mi-chemin entre Toul et Neufchâteau. Le site gallo-romain de Grand se situe à 23 km.

De superficie modeste, la commune occupe une position à flanc de coteau exposée plein sud, sur une côte culminant à 427 mètres où s’ouvre un panorama unique sur la vallée. Elle fait partie des côtes de Meuse, considérées comme une véritable portion de Méditerranée en Lorraine, d’où la présence d’une faune et d’une flore parfois typiques du climat méditerranéen.

Ensuite, la forêt laisse place à des pelouses calcaires.

Des vergers de mirabelliers, pruniers, cerisiers, pommiers couvrent la colline, il reste également encore quelque vignes.

De nombreuses sources y prennent naissance, dont la source Saint Mathieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune

Les traces de la période préhistorique sont rares : quelques outils taillés découverts dans la région. Cependant, le village existait déjà à la période romaine, portant alors le nom de Clareium ad Rupem, la voie romaine allant de Lyon à Trèves passant à proximité.

Ce village, où le roi était seigneur haut justicier, et qui comptait également trois autres seigneurs, est mentionné dans un titre du 13 mai 1588, par lequel les habitants de Clérey, autrefois appelé Clairey-la-Côte, constituèrent à Jean, comte de Salm, et à ses successeurs seigneurs de Ruppes, une rente annuelle d’un bichet d’avoine par conduit, en reconnaissance du droit de bourgeoisie que le comte leur avait accordé.

Malgré sa faible population, ce village, autrefois nommé Clairey-la-Côte, avait deux châteaux dont des vestiges sont encore visibles rue du Bois et au-dessus de l’église. Deux seigneurs régnaient encore à la veille de la Révolution, M. de Cholet de Saint-Martin et le Baron de Saint-Amand.

Grâce à sa situation particulière, le village a été épargné lors de la Guerre de Trente Ans alors que les villages voisins en ont beaucoup souffert, le village de Moncourt qui se situe à proximité a été totalement détruit.

Une épidémie de choléra a fait de nombreuses victimes qui ont été entassées dans un trou muré dans la forêt encore visible aujourd’hui.

La production d’un vin bien apprécié (clairet) était la principale activité du village, grâce à ses coteaux exposés plein sud, avec une production de 500 hl pour 25 hectares de vignes en 1889, une rue porte même le nom d’un vigneron (Tysopin).

Mais au début du XXe siècle, les vignes furent abandonnées suite à la crise du phylloxera et à la concurrence des vins bon marché du sud. Certaines descentes de caves de maisons anciennes témoignent encore de ce passé viticole.

Les Allemands arrivèrent les 19 et 20 juin 1940 de la Meuse par la route de Sauvigny, à noter qu’une femme accoucha ce jour avec l’aide d’un médecin allemand. Les soldats furent peu présents dans le village pendant la guerre.

Aujourd’hui subsiste un bouilleur de cru très réputé dans la région: Georges Fresnais, également ancien maire du village.

La tempête de 1999 fit de lourds dégâts dans la forêt.

Le maire, Jean-Louis Schmit (décédé en cours de mandat en 2003), fit venir des bûcherons suédois et fut décoré dans l’ordre du mérite agricole.

Quelques dates 
  • 1763 : construction de l’église avec saint Mathieu pour patron
  • 1869 : les habitants se cotisent pour construire un beffroi et achètent les cloches
  • 1821 : construction du lavoir
  • 1851 : construction de la mairie/école

Monuments[modifier | modifier le code]

Le village se trouve à l’intersection des départements des Vosges, de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle, c’est à cet endroit précisément que se trouve le Site des 3 bornes, composée des bornes de chacun des départements.

L’église a été construite en 1763 avec pour patron saint Mathieu. En 1869, les habitants se cotisent pour construire un beffroi et achètent les cloches.

La place de l’église comprend également le cimetière et le monument aux morts.

La fontaine, le lavoir puis la mairie ont été rénovés récemment.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2003 en cours Daniel Fresnais    
  2003 Jean-Louis Schmit   Décédé en cours de mandat
Les données manquantes sont à compléter.

La mairie de Clérey est le siège de la communauté de communes des Côtes et de la Ruppe.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 34 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
189 210 208 214 216 213 215 188 194
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
178 167 132 120 127 121 131 119 105
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
86 71 77 72 73 68 78 71 72
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 - -
68 66 56 45 39 38 34 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Moncourt[modifier | modifier le code]

Près du village se situait l’ancienne localité de Moncourt, détruite lors de la guerre de Trente Ans et dont il ne subsiste aujourd’hui que la chapelle datant du XIIIe siècle.

Bien que située en Meuse sur le territoire de Sauvigny, la chapelle fut achetée par les habitants de Clérey-la-Côte comme bien national. Ce lieu de culte fut la demeure de nombreux ermites.

Cette chapelle dédiée à saint Gibrien était le centre d’un pèlerinage, saint Gibrien étant invoqué par ceux qui ont perdu un membre ou qui sont coupables d’insouciance religieuse.

La source qui y coule aurait des vertus contre les maladies intestinales, elle est au centre de nombreuses croyances : par exemple, si on posait un vêtement horizontalement sur la fontaine et qu’il tombait au fond, la guérison était assurée.

De nombreuses tombes mérovingiennes sembleraient se situer autour mais aucune fouille n’a été effectuée à ce jour.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011