Cléobule

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Statue de Cléobule près de Lindos

Cléobule (Kléoboulos) également appelé Cléobule de Lindos (né v. 630 av. J.-C. - mort v. 560 av. J.-C.), personnage à la fois historique et mythique, était un homme politique de la Grèce antique, souverain de Lindos, l'une des trois cités de l'île de Rhodes.

Cléobule était le fils d'Évagoras, auquel il succéda. Une légende fait descendre sa famille d'Héraclès. Il visita l'Égypte, où il étudia la philosophie, et d'où il rapporta le goût des énigmes. C'est sous son règne que Lindos connut son apogée : Il fit entièrement rénover le site et le temple d'Athéna Lindia grâce aux fonds récoltés après sa victoire sur la Lycie.

Il écrivit des maximes mémorables telles que :

  • « L’ignorance est le lot commun des hommes, avec l’abondance de paroles, mais le temps y pourvoira. »
  • « Ayez des pensées nobles, ne soyez ni vain ni ingrat. »
  • « Il faut marier les filles quand elles sont encore des jeunes filles pour l’âge, et déjà des femmes pour la raison. »
  • « De la mesure en tout. Faites du bien à vos amis pour vous les attacher davantage, et à vos ennemis pour en faire des amis. »
  • « La modération est la meilleure des choses. »
  • « Il y a deux choses à craindre : l'envie des amis et la haine des ennemis. »

Cléobule est mort à 70 ans, vers 560 av. J.-C., et eut, selon Diogène Laërce, cette épitaphe :

« Le sage Cléobule est mort, et sur lui pleure
Lindos sa patrie que la mer de toutes parts entoure. »

Cléobule est le père de Cléobuline, poétesse.

C'est l'un des Sept sages de la Grèce antique, dont la liste la plus ancienne fut donnée par Platon. Elle diffère au fil des siècles, mais comprend toujours Cléobule, Solon d'Athènes et Thalès de Millet.

Au XVIIe siècle, Madeleine et Georges de Scudéry le mirent en scène dans leur roman-fleuve « Artamène ou le Grand Cyrus » (1649-1653), notamment dans l'épisode du Banquet des Sept sages[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Madeleine et Georges de Scudéry, Artamène ou le Grand Cyrus, Paris, Augustin Courbé, 1656, partie 9, livre 2, p. 358 et suivantes
    Texte en ligne : sur le site « Artamene » de l'Institut de Littérature Française Moderne. Université de Neuchâtel. (page consultée le 19 Juillet 2007)