Clémentine Nzuji

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Clémentine Nzuji (devenue Faïk-Nzuji Madiya sous la zaïrianisation) est professeure, écrivaine et poétesse kino-congolaise, née le 21 janvier 1944. Elle est la sœur du romancier et poète Mukala Kadima Nzuji.

Biographie[modifier | modifier le code]

Clémentine Nzuji est née le 21 janvier 1944 à Tshofa dans la province du Kasaï-Oriental, en République démocratique du Congo. Elle fait ses études à l’institut religieux Sacré-Cœur, puis à l’École normale moyenne de Kinshasa. Au début des années 1960, elle obtient une licence en philologie africaine de l’Université nationale du Zaïre et débute sa carrière de poétesse. De 1964 à 1966, elle dirige le « cercle culturel de la Pléiade »[1] à l’Université Lovanium. Son amour pour la poésie l’amène en 1969, au Festival de Dakar où elle remporte le premier prix du concours de poésie Léopold Sédar Senghor. Elle va enseigner les littératures orales à l’Université nationale du Zaïre de 1972 à 1978 et à l’Université de Niamey de 1978 à 1980. Mais depuis 1980, elle vit avec son mari en Belgique où elle enseigne la linguistique et les littératures orales à l’Université catholique de Louvain[2]. Elle a fondé en 1986, le Centre international des langues, littératures et traditions d'Afrique au service du développement (CILTADE)[3] qu’elle dirige avec d’autres écrivains, notamment son frère, le poète Mukala Kadima Nzuji.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Anya:Roman initiatique, éditions Thomas Mols, 2007 - 193 pages[4].

Contes, mythes, épopées, mémoires, chroniques[modifier | modifier le code]

  • Kasalà. Chant héroïque luba, Lubumbashi, PUZ, 1974.
  • Énigmes luba-nshinga. Étude structurale, Kinshasa, Éditions de l’Université Lovanium, 1970.
  • Devinettes tonales tusumwinu, Paris, SELAF (56), 1976.

Récits et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Cité de l’abondance, inédit. Prix unique au Concours annuel de l’Académie royale des Sciences d’Outre-mer, Bruxelles, 1986. Frisson de la mémoire, Saint-Maur, Sépia, 1993, p. 203-229.
  • « Le masque ou Les variations inachevées sur un rêve », dans Littérature du Congo-Zaïre, Actes du colloque de Bayreuth (22-24 juillet 1993) réunis par P. HALEN - J. RIESZ, Amsterdam – Atlanta, Rodopi, 1995, p. 167-180.
  • Tout passe…, Louvain-la-neuve, Ciltade, 1999.
  • Tu le leur diras. Le récit véridique d’une famille congolaise plongée au cœur de l’histoire de son pays. Congo (1890-2000), Bruxelles, Alice Éditions, 2005.

Essais et Études[modifier | modifier le code]

  • Avec la coll. de MAMBE, ILUNGA K., « Au premier festival culturel panafricain d’Alger. Impressions du symposium », Congo-Afrique, 38 (1968), p. 383-399.
  • « L’art traditionnel au Zaïre. Noms amplifiés », Zaïre-Afrique, 108 (1976), p. 476-487.
  • « Parole et geste dans les médiations du sacré », dans Médiations africaines du sacré, Spécial Cahiers des religions africaines, p. 20-21 (1986-87), n.40-41, p. 73-93.
  • Éléments de phonologie et de morphologie des langues bantu, Leuven, Peeters, 1992.
  • « Mutanga ou corde de la sagesse des Balega », L’Africain, 155 (1992), p. 15-17.
  • Symboles graphiques en Afrique noire, Paris, Karthala – Ciltade, 1992[5].
  • La puissance du sacré. L’homme, la nature et l’art en Afrique noire, Bruxelles – Paris, La Renaissance du livre – Maisonneuve et Larose, 1993.
  • « Le symbole comme approche de Dieu et comme ressource de l’homme. Le Notre-Père et le Credo », Revue africaine des sciences de la Mission – African Review of Mission Studies, 3 (1996) n.4, p. 73-86.
  • Le dit des signes. Répertoire de symboles graphiques dans les cultures et les arts africains, Hull (Québec) – Louvain-la-Neuve, Musée canadien des civilisations – Centre International de langues, littératures et traditions d’Afrique, 1996.
  • La beauté des signes. Pistes et clés pour la pratique des symboles, Louvain-la-Neuve, Ciltade, 1996.
  • Arts africains, signes et symboles, Louvain-la-Neuve, De Boeck Université, 2000.
  • Avec la coll. de NGONGA-KE-MBEMBE Hubert, Les traces du Grand Signe. Une lecture sémiologique de symboles initiatiques ohendo, Bruxelles, P.I.E. – Peter Lang, 2004[6].

Poèmes[modifier | modifier le code]

  • Murmures, Kinshasa, Lettres congolaises, ONRD, 1968.
  • Kasala et autres poèmes, Kinshasa, Mandore, 1969.
  • Le temps des amants, Kinshasa, Mandore, 1969.
  • Lianes, Kinshasa, Mont Noir, 1971 (coll. « Jeune Littérature »,4).
  • Gestes interrompus, Lubumbashi, Mandore, 1976.

Critiques[modifier | modifier le code]

  • Clémentine Faïk-Nzuji et Tzvetan Todorov, « Un conte qui s’analyse lui-même », Fabula, 17 (1976), p. 182-188.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.faik-nzuji.com/initiatives/5-creation-de-la-pleiade-du-congo
  2. http://motspluriels.arts.uwa.edu.au/MP2403cmfn.html
  3. http://aflit.arts.uwa.edu.au/Ciltade.html
  4. http://books.google.ch/books?id=nvnEJngvuuoC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
  5. http://www.religiologiques.uqam.ca/recen/fai.html
  6. http://books.google.ch/books?id=CyQ-1aiAs84C&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false
  7. http://www.groupelavenir.cd/spip.php?article34283