Culture latine

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Dans le sens premier du terme, la culture latine est la culture des Latins, peuple habitant la région du Latium durant l'Antiquité. Par extension, la culture latine désigne la culture de la Rome antique et de l'Empire romain qui a diffusé dans la civilisation romaine sur toutes les provinces conquises.

Le Trophée des Alpes, édifié sous Auguste.

La culture latine[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, Rome était une importante puissance militaire. Au cours de plus de mille ans d'histoire, la cité et son empire développèrent une civilisation remarquable, gravant dans le marbre la référence des civilisations qui lui succédèrent en s'en réclamant.

Article détaillé : Rome antique.

Empire romain[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Province romaine et Empire romain.

Gouvernement romain[modifier | modifier le code]

Rome connut trois types de régimes :

Note : L'Empire romain survécut en Orient à la chute de Rome, en l'état de ce que les historiens modernes appellent Empire byzantin, jusqu'à la chute de Constantinople en 1453. Toutefois, leur religion, leur langue, et leur culture étaient essentiellement grecques plutôt que romaines.

Culture romaine[modifier | modifier le code]

Droit romain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Droit romain.

Religion romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : religion romaine antique.

Vie romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vie romaine.

Culture gréco-romaine[modifier | modifier le code]

L'origine de la culture latine réside dans la civilisation gréco-romaine. Cette civilisation, née de la rencontre entre la culture de la Grande-Grèce et celle de Rome, s'est implantée dans l'ensemble de l'Empire (tout du moins dans l'Empire romain d'Occident, l'Empire romain d'Orient ayant tôt fait de revenir à une pratique linguistique du grec).

Ces derniers avaient des habitudes alimentaires, vestimentaires, sociales, linguistiques, architecturales, etc. qu'ils ont transmises aux peuples occupant les territoires faisant partie de l'empire.

Écriture et numération[modifier | modifier le code]

La diffusion de l'alphabet latin et le maintien de l'alphabet grec font partie de l'héritage gréco-romain. L'alphabet latin avec quelques évolutions mineures s'est imposé dans la plupart des pays d'Europe et d'Amérique. De surcroît, les Romains dans les derniers siècles de l'Empire ont adopté une nouvelle forme du support écrit, le codex qu'ils nous ont légué sous la forme du livre relié.

Supplantés par les chiffres dits arabes mieux adaptés à la numération décimale, les chiffres romains sont encore souvent utilisés en Europe et en Amérique, plutôt pour des valeurs peu élevées.

Langues latines[modifier | modifier le code]

L'empire romain a laissé un héritage linguistique en dehors de l'Italie, bien que le mode de transmission nous soit encore inconnu. Ces langues sont devenues des formes locales de roman, avant de devenir les futures langues romanes actuelles. D'autres langues, souvent germaniques, possèdent une grande variété de mots d'origine latine et/ou d'une langue romane. L'alphabet des langues germaniques et de certaines langues slaves et turques est latin.

Article détaillé : Langues romanes.

Les créoles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Créole.

L'alimentation[modifier | modifier le code]

Les Romains, de par leurs techniques avancées et leur niveau de vie, avaient une alimentation plus variée que dans certaines régions périphériques, notamment dans le nord. La place des légumes et des céréales était notamment plus importante, en particulier les produits méditerranéens (huile d'olive, vin, blé...). Certains traits de ce mode de vie se sont exportés avec l'immigration en Amérique (Argentine, Chili, Uruguay et sud Brésil) dans la mesure où le climat est favorable à ces produits.

Vestimentaire[modifier | modifier le code]

Les Romains vivant majoritairement en région méditerranéenne, le style vestimentaire latin « traditionnel » a évolué vers des vêtements souvent légers. Le côtoiement des cultures arabes et latines (ex : occupation arabe de l'Espagne et de la Sicile) donna naissance à une panoplie de styles vestimentaires bordés de dentelles ou d'ornements de tissus.

Architecture latine[modifier | modifier le code]

La ville de Rome

L'architecture romaine est directement issue des influences méditerranéennes. On y retrouve souvent des villes très denses, organisées avec des îlots fermés et des systèmes de cours. L'espace public y tient un rôle bien plus important que dans les pays d'Europe tempérée. L'image première, diffusée à grande échelle, de l'architecture méditerranéenne fut celle de la Grèce antique, qui influença jusqu'en Inde et en Égypte certaines réalisations. À la suite de l'étalement de la culture des peuples grecs sur la «grande Grèce» (péninsule italienne) leurs techniques architecturales ont d'abord été reprises, puis améliorées, pour être enfin diffusées dans tout l'Empire romain. L'architecture étant le déterminant visuel majeur de la culture elle fut mise en place dans toutes les provinces de l'empire. Dans tout l'empire il y eut réaménagement et constructions de villes romaines à grande échelle. Par ce moyen l'empire devait s'imposer comme seule dominante du pouvoir public, instaurant leurs administration des services publics qui étaient à l'époque majoritairement des services d'infrastructures (aqueducs, égouts, routes).

Les aménagements d’égouts, d'aqueducs et des cours d'eau mineurs au sein d'une ville ou d'un quartier étaient souvent un héritage direct des Romains. Entre autres, l'aménagement de bains publics et l'exploitation des sources thermales dans tout le monde européen et maghrébin a de fortes influences latines.

L'aménagement des espaces publics latins est également à souligner. Depuis la place centrale au stade, en passant par les nombreux types de théâtres. La forme ronde (et parabolique) permet en effet la diffusion du son, et donc de le transporter sur une plus grande surface. L'amphithéâtre atteignit ainsi une plus grande proportion de la population. Les assemblées publiques d'ordres politique ou judiciaire étaient également plus accessibles.

Les routes romaines et les ponts arqués, disposés à l'origine pour le transport des troupes romaines, sont parfois encore en usage aujourd'hui. Leur conception exceptionnelle, très stratifiée, leur donnait une durée de vie difficilement calculable. Ces routes avaient également (et surtout) une fonction stratégique, notamment le déploiement rapide de forces armées sur de grandes distances.

Parlementarisme et sénat[modifier | modifier le code]

Le sénat romain, le parlementarisme et les préfets furent une structure antique de l'Empire romain. Les préfets étant les maîtres administratifs délégués pour une région, le parlement et le sénat romain étant des structures politiques, parfois influencés par les grecques, qui permirent à l'empire de promulguer le pouvoir suprême à l'empereur tout en laissant un conseil exécutif s'exprimer sur les décisions et les projets apportés.

Église politique[modifier | modifier le code]

La religion chrétienne catholique était la religion de l’État sous le bas-empire. Bien qu'elle n'en soit pas le berceau, les Romains ont permis la diffusion de la religion chrétienne, et lui ont donné des impulsions politiques décisives au IVe siècle après JC. avec les empereurs Constantin Ier et Théodose Ier.

Aujourd'hui encore, Rome continue à être à la fois le centre historique de l'Église catholique (caput mundi), monde universel qu'elle a prétendu diriger au travers de l'Occident chrétien. Le pape porte encore le titre romain antique de pontifex maximus, le souverain pontife.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]