Civaux

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Civaux
L’église Saint-Gervais-Saint-Protais
L’église Saint-Gervais-Saint-Protais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Arrondissement de Montmorillon
Canton Canton de Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Lussacois
Maire
Mandat
Hervé Jaspart
2014-2020
Code postal 86320
Code commune 86077
Démographie
Gentilé Civaliens
Population
municipale
1 023 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 43″ N 0° 40′ 01″ E / 46.4452777778, 0.66694444444446° 26′ 43″ Nord 0° 40′ 01″ Est / 46.4452777778, 0.666944444444  
Altitude 108 m (min. : 67 m) (max. : 149 m)
Superficie 26,39 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-civaux.fr

Civaux est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. La commune abrite une unité de production d'électricité, la centrale nucléaire de Civaux.

Ses habitants sont appelés les Civaliens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Civaux est située en bordure de la Vienne, dans le sud-est du département de la Vienne.

Elle est située à 45 minutes du Futuroscope.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et protohistoire[modifier | modifier le code]

Des pierres taillées datant de l’acheuléen (entre trois cent et cinq cent mille ans d’ancienneté), du moustérien (entre trente mille et trois cent mille ans d’ancienneté) et de l’époque magdalénienne (il y a dix à vingt mille ans) ont été retrouvées dans les sablières de Civaux et des communes environnantes.

Des sites datant de l'âge du bronze moyen et de l'âge du fer (époque gauloise) sont aussi présents sur la commune, certains ont été fouillés, d’autres sont simplement repérés par archéologie aérienne.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une bourgade profite du lieu de passage entre les cités des Pictons et des Lémovices et prospère tranquillement à l’abri de la Pax Romana.

Les Gallo-Romains y construisent quelques monuments :

  • théâtre (diamètre : 50 m) ;
  • un sanctuaire avec son fanum, petit temple typiquement gallo-romain, dans le bourg.

Quelques habitations, deux fours de potiers ont été retrouvés.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Nécropole mérovingienne de Civaux

À la fin de l’Empire romain, la ville ne décline pas. Ce maintien de la prospérité est dû à la propagation du christianisme, très tôt implanté à Civaux (dès la toute fin du IVe siècle, une église y est construite). Le sanctuaire est transformé en baptistère avec l’ajout de murs et la mise en place d'une cuve baptismale, ce qui atteste de l’importance de Civaux comme centre religieux. Les raisons pour lesquelles Civaux devint un foyer important d'implantation du christianisme en Poitou sont encore mal élucidées.

Une importante nécropole (elle couvrait près de trois hectares au XVIIIe siècle) de l’époque mérovingienne est située à proximité du bourg : dès 400, on y enterre les morts, et de nombreux sarcophages y sont retrouvés et sont encore visibles.
Une église est bâtie sur l'emplacement d'un ancien temple gallo-romain, elle est dédiée à Saint-Gervais et Saint-Protais.
Civaux devient le siège d’une viguerie (circonscription administrative) en 862, ce qui confirme et renforce son importance, qui dure jusqu’à la fin de l’époque carolingienne. N’étant au centre d’aucun fief, elle décline ensuite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Civaux fait, depuis 1793, partie du département de la Vienne, du district puis de l'arrondissement de Montmorillon, et du canton de Lussac devenu en 1801 Lussac-les-Châteaux.

Depuis le 1er janvier 2013, Civaux appartient à la Communauté de communes du Lussacois.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Civaux[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Hervé Jaspart    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Finances communales[modifier | modifier le code]

Civaux bénéficie des retombées financières et économiques de la présence de la centrale nucléaire qui a permis d'installer des équipements d'un niveau peu habituel dans une petite commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 023 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
743 616 756 873 860 909 914 950 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
936 980 1 024 951 958 1 000 989 918 957
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
954 967 958 964 935 853 798 819 791
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
734 683 650 683 682 851 933 958 1 023
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Civaux a connu une forte augmentation de sa population durant le XIXe siècle, un maintien puis une décroissance de 1920 à 1962 qui lui a fait retrouver sa population de 1800. À la suite d'un accroissement important, elle est à 5 % en dessous de son plus haut niveau en 1881.

La densité de population de la commune est de 36 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire de Civaux comprend 6 classes et accueille les enfants dès 3 ans dans la section petit moyen.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Un stade avec terrain d'honneur et terrain annexe.
  • Des terrains de tennis
  • Un skate-park
  • Une salle omnisports (tribune de 450 places assises) avec marquage au sol pour accueillir tous les sports de salle, handball, basket-ball, volley-ball, badminton, trois terrains de tennis et une salle de danse et de gym avec miroirs.
  • L'AS qui a pour but le développement du football, mais aussi les boules, le basket-ball, le volley-ball, le cyclisme, etc ...
  • Un complexe comprenant une piscine, un centre de plongée avec une fosse de 20 m de profondeur, un spa de remise en forme (Abysséa) et un bowling. Le centre aquatique Abysséa a accueilli 133 000 visiteurs en 2010, selon l'office départemental de tourisme.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[5], il n'y a plus que 8 exploitations agricoles en 2010 contre 19 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[6].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 270 hectares en 2000 à 915 hectares en 2010. 43 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement et orges), 17 % pour les oléagineux , 25 % pour le fourrage et 5 % reste en herbes. En 2000, un hectare (0 en 2010) était consacré à la vigne.

L'élevage d'ovins a complètement disparu en 2010 (1 708 têtes sur 11 fermes en 2000)[5]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[7].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Un camping avec des mobile-homes à louer.
  • La « Planète des Crocodiles » est ouverte depuis juillet 2008. Sous un dôme de verre et de métal, ce parc zoologique est entièrement dédié aux crocodiles. Les 18 espèces les plus emblématiques présentes sur terre sont visibles. Plus de 200 individus dont certains font près de 7 m de long pour un poids d'une tonne sont à découvrir dans des décors particulièrement soignés et ludiques : le Nil et sa cascade de fraîcheur, le bassin africain centré autour de sa hutte et d'un important squelette d'éléphant en béton, les bayous de la Louisiane avec un avion crashé... Tous les sujets sont nés en captivité. La Planète des Crocodiles a accueilli, en 2010, selon l'Office Départemental du Tourisme, 70 000 visiteurs.

La Centrale nucléaire de Civaux[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La nécropole mérovingienne[modifier | modifier le code]

Les tombes mérovingiennes se trouvent au milieu des tombes actuelles. C'est le cimetière communal. La clôture est constituée de couvercles de sarcophages dressés comme des menhirs. Cette clôture existe déjà au XVIIIe siècle. À l'origine, la nécropole était très importante et s'étendait sur trois hectares : on estime entre 7 000 et 15 000 le nombre de sépultures. De nos jours, il en subsiste 350 encore en place, tout près de la chapelle Sainte Catherine d'origine romane mais très remaniée aux XVe et XVIe siècles. Les couvercles sont souvent ornés d'une croix à trois branches. Cette accumulation de sarcophages n'est pas expliquée à ce jour. Une des hypothèses avancées est la suivante : à l'époque, beaucoup de gens attendaient le moment ultime pour se faire baptiser. Ils auraient été donc enterrés sur le lieu même de leur baptême.

Une légende raconte que furent enterrés dans ce cimetière les soldats tués lors de la bataille de Vouillé qui opposa, en 507, les Francs de Clovis aux Wisigoths.

Des visites guidées sont organisées par le musée.

Vestiges gallo-romains[modifier | modifier le code]

La première église a été construite vers 500-600 sur les vestiges d'un sanctuaire romain.

  • De ce lieu de culte ne sont visibles qu'un fanum (temple de tradition gauloise, à l'époque romaine) et le mur nord, ainsi qu'une partie des murs est et ouest. Le mur sud a été découvert en 1987 lors de fouilles archéologiques, de l'autre côté de l'église.
  • On soupçonne l'existence d'un autre fanum sous la nef de l'église. Le sanctuaire, dans son état actuel, est daté du IIIe siècle.
  • Un autre fanum a été identifié en 1990 entre le Bourg et la Vienne.
  • On connaît également sur le territoire de la commune : une villa de près de 7500 m², partiellement fouillée, ainsi que des structures de caves, des fours et un théâtre (non visible) d'une capacité estimée à 5000 places.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée archéologique de Civaux
  • La Tour-aux-Cognons est inscrite comme Monument Historique depuis 1927. C'est un donjon situé à proximité du bourg, sur la rive droite de la Vienne.

Patrimoine religieux : l’église Saint-Gervais-Saint-Protais[modifier | modifier le code]

L'église est une des plus anciennes de France.

Le culte de Saint Gervais et de Saint Protais parait s'être rapidement développé après la découverte de leurs reliques à Milan en 386.

L'église a été classée Monument Historique en 1913.

Façade[modifier | modifier le code]

La façade présente la forme d'un quadrilatère que surmonte un imposant pignon triangulaire. Le décor se limite à la corniche qui délimite le pignon. Il est constitué de petites arcatures reposant sur des modillons sculptés. La façade est, par ailleurs, soutenue par de puissants contreforts. Celui du nord a été refait au XIVe ou XVe siècle.

Au centre, le portail est sans tympan. Il est orné d'un simple rouleau. Il est surmonté d'une baie en plein cintre à voussures et couronnée d'un fin cordon qui repose sur des culots sculptés.

Chevet[modifier | modifier le code]

Le chevet polygonal aurait été construit vers les années 400. Il est en petit appareil cubique à joints épais, issu directement de la tradition romaine. Il est associé à des blocs allongés. Le tout est disposé en assises régulières. Les angles sont formés de pierres taillées à chaque assise.

Clocher[modifier | modifier le code]

Le clocher est placé au-dessus du chœur, ce qui est un positionnement rare. Il a été nécessaire, pour assurer la solidité de l'édifice, d'encombrer le chœur par d'énormes piles.

Les trois niveaux supérieurs du clocher sont matérialisés par des corniches. Le premier niveau est aveugle et massif. Aux angles, de puissants contreforts consolident l'ensemble. Les deux derniers niveaux sont éclairés par des baies libres. Celles du deuxième étages s'inscrivent dans un mur plat, tandis qu'au troisième étage, elles sont dotées de deux rangs de claveaux descendant le long des jambages et surmontées d'un cordon mouluré continu sur les quatre faces.

Le clocher est coiffé d'une élégante couverture pyramidale en pierre.

Chœur[modifier | modifier le code]

Le chœur est d'époque mérovingienne. Il est éclairé par trois fenêtres dont les arcs sont en plein cintre. Les arcs sont composés de minces claveaux extradossés d'un cordon de tuiles qui se prolonge en retour d'angle au niveau des impostes. D'autres tuiles séparent les claveaux. Le décor est complété par deux motifs en losange placés de part et d'autre de la fenêtre axiale.

Une stèle paléochrétienne est conservée dans le chœur (datée vers 400), représentant un chrisme et une épitaphe : « Aeternalis et Servilla Vivatis in Deo » soit « Vivez en Dieu ». Cette stèle est l'un des plus anciens témoignages de la présence d'une communauté chrétienne en Poitou. Elle est contemporaine de Saint Hilaire, évêque de Poitiers de 342 à 368 et de Saint Martin, fondateur de l'abbaye de Ligugé (360-370).

Nef[modifier | modifier le code]

La nef, les murs et le clocher datent du XIe siècle.

Les murs de la nef sont constitués de petits moellons irréguliers. Ils sont rythmés par l'alternance des contreforts plats et des baies hautes. Les baies sont étroites. Elles sont surmontées d'un linteau en hémicycle gravé de fines lignes qui simulent un arc appareillé dans un style très répandu avant l'an 1000, mais qui tend à disparaître au moment de la construction de l'édifice.

Au XIIe siècle, on implante des piles dans la nef afin de la voûter. Les chapiteaux qui l'ornent sont de la même époque, plus précisément du début du XIIe siècle. Ils rappellent ceux de Saint Pierre de Chauvigny mais en plus malhabiles. Toutefois, deux chapiteaux sont exceptionnels : celui dit du Mariage, et celui de la Tentation. Les autres chapiteaux sont ornés de végétaux stylisés ou de motifs géométrique ou d'un bestiaire fantastique ou d'oiseaux s'abreuvant à une coupe.

Cette image des oiseaux s'abreuvant à une coupe symbolise les âmes qui boivent à la source de la mémoire. C'est une référence à l'Eucharistie. "Vous puiserez l'eau avec joie aux sources du salut" (Isaïe 12-3). C'est une iconographie empruntée à la tradition romaine. On le retrouve dans de nombreuses églises de la région: à l'Église Saint-Pierre de Chauvigny, au prieuré de Villesalem, à l'église de Bonneuil-Matours ou à celle de Liniers ou encore à l'Église Notre-Dame de Lencloître.

Les voûtes et les enduits peints datent du XIXe siècle. Le décor associe des rinceaux et des motifs décoratifs au faux appareillage. En 1886, Honoré Hivonnait a peint à l'entrée du chœur Saint Gervais et Saint Protais tenant une palme, symbole du martyr.

Piscine baptismale[modifier | modifier le code]

Lors des fouilles archéologiques dirigées par François Eygun en 1960, une piscine baptismale mérovingienne a été mise au jour. Il est très rare d'en découvrir en dehors du siège épiscopal. Sa découverte souligne l'importance de Civaux à cette époque.

La piscine baptismale présente un type de construction similaire au chevet de l'église soit une structure polygonale avec l'emploi d'un appareil allongé, procédé caractéristique des constructions mérovingiennes poitevines.

Selon Brigitte Boissavit-Camus, archéologue responsable des fouilles conduites à la fin des années 80, l'ensemble du bâtiment pourrait avoir été ceint de murs hérités d'un temple antique, dont il reste des fondations. ces murs auraient délimités un espace de circulation réservé à l'exercice du culte.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt de Lussac est un massif forestier de près de 500 hectares qui occupe un plateau dont l’altitude voisine entre 120 à 140 m. C’est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Cette zone est sur les communes de Civaux et de Lussac-les-Châteaux. Elle est parcourue, en son centre, par un vallon au modelé modeste. C’est le vallon de Pérofin.

La forêt de Lussac domine la rive gauche de la vallée de la Vienne de près de 70 mètres. Ses versants pentus forment localement des escarpements. Les sols du plateau, issus du remaniement d’argiles déposées au Tertiaire, profonds, acides et hydromorphes dénommés « bornais ». Ils sont recouverts par une chênaie sessiliflore où le Hêtre apparaît de façon diffuse. Sur les pentes où affleurent les calcaires dolomitiques du Jurassique, la chênaie-charmaie domine. Au niveau des escarpements où le sol est le plus superficiel, la chênaie pubescente thermophile s’est largement installée.

Dans l’angle nord-est de la forêt, le secteur des Grandes Brandes plus de 500 excavations qui sont le témoignage de l’ancienne exploitation de pierre meulière. Ces excavations forment, de nos jours, des mares entourées de lambeaux de lande haute à Bruyère à balais en voie de boisement.

La forêt de Lussac offre grâce à la diversité de ses milieux forestiers et à l’originalité de certains de ses habitats (mares des Grandes Brandes, notamment) une grande richesse biologique.

Sur le plan de l’avifaune, la forêt de Lussac héberge une riche communauté de rapaces forestiers menacés en Europe. Elle abrite également plusieurs passereaux forestiers et landicoles rares comme le Gros-bec casse-noyaux ou la Fauvette pitchou.

Les mares des Grandes Brandes constituent un site de reproduction important pour de nombreux amphibiens menacés : on y observe notamment la présence de deux grandes espèces de tritons – le Triton crêté et le Triton marbré - accompagnés ici de leur hybride, le Triton de Blasius, ainsi que plusieurs espèces globalement rares en région Poitou-Charentes comme le Crapaud calamite, la Grenouille de Lesson, la Rainette verte, le Pélodyte ponctué.

D’un point de vue botanique, la zone est aussi très riche, tant dans le vallon où se localisent de grandes raretés comme le Lis martagon - ici tout proche de sa limite nord-occidentale en France - ou la Laîche ombreuse, dans son unique localité de la Vienne. Sur le plateau,la plante la plus remarquable est la Calamagrostide faux roseau, une graminée montagnarde, n’existant pas dans un autre endroit de la région Poitou-Charentes. Le pourtour des mares aux eaux pauvres en substances nutritives abrite également une flore rare et spécialisée, où se remarque surtout la Pilulaire à globules, une petite fougère semi-aquatique aux curieuses fructifications en forme de noisettes.

  • Calamagrostide faux roseau.
  • Canche sétacée.
  • Cicendie naine.
  • Corydale à bulbe plein.
  • Hêtre commun.
  • Laîche des montagnes.
  • Laîche ombreuse. Cette plante fait l’objet d’une protection au niveau national.
  • Laîche puce.
  • Lis martagon. C'est une Liliacée. Sa tige est haute jusqu’à 1,5 mètre. Elle s’orne d’une grappe de grandes fleurs rose violacé ponctuées de pourpre et qui penchent vers le sol. Elle possède en effet un tempérament montagnard qui lui fait éviter presque totalement les plaines atlantiques où elle ne peut subsister que dans des stations au microclimat particulier. Cette plante fait l’objet d’une protection au niveau national.
  • Marguerite en corymbe.
  • Orpin rougeâtre.
  • Pissenlit des marais.
  • Porcelle à feuilles tachetées. Cette plante fait l’objet d’une protection au niveau national.
  • Scille à deux feuilles. C'est, également, une Liliacée bulbeuse mais de taille beaucoup plus modeste car n'est haute que de 10 à 25 cm. Elle possède de petites fleurs bleues disposées en grappes lâches.
  • Vesce de Poméranie. Cette plante fait l’objet d’une protection au niveau national.

Equipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Une bibliothèque et un centre informatique.
  • Un centre socio-culturel et une salle des fêtes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Boissavit-Camus, Jean-Claude Papinot, Jean-Pierre Pautreau : Civaux, des origines au Moyen Âge, EDF, 1990.
  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « L'église romane de Civaux (Vienne) et son abside carolingienne », Bulletin monumental, Paris / Caen, A. Picard / H. Delesques, vol. 77,‎ 1913, p. 379-386 (ISSN 0007473X, lire en ligne)
  • Jean-Claude Papinot, Jean-Pierre Pautreau Le Val de Civaux, des origines à la fin du Moyen Âge, Geste éditions (Itinéraires du patrimoine n°307)- 2005 (ISBN 978-2845611979).
  • Jean-Claude Papinot, Civaux, Témoignages archéologiques de la préhistoire à l‘époque médiévale. Civaux : Société des amis de Civaux, 1983.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. a et b Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  6. Agreste – Enquête Structure 2007
  7. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013