Citadelle de Mayence

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Citadelle de Mayence
Image illustrative de l'article Citadelle de Mayence
La citadelle de Mayence

Lieu Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Mayence
Fait partie de Forteresse fédérale de Mayence
Construction 1620-1660
Architecte Adolph de Waldenburg
Utilisation Prison ou logement des troupes de la garnison
Utilisation actuelle Site touristique
Appartient à Ville de Mayence
Coordonnées 49° 59′ 35″ N 8° 16′ 27″ E / 49.9931, 8.2741749° 59′ 35″ Nord 8° 16′ 27″ Est / 49.9931, 8.27417  

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Citadelle de Mayence

La citadelle de Mayence en Rhénanie-Palatinat – anciennement Département du Mont-Tonnerre - est l'une des plus belles citadelles d’Allemagne. En excellent état de conservation, ce site touristique confère à la ville de Mayence et à son centre historique beaucoup de son caractère. La citadelle fait partie de la forteresse fédérale de Mayence.

Emplacement géographique[modifier | modifier le code]

L'édifice est situé vers la Gare Römisches Theater, près du théâtre antique de Mayence, sur un site dont l'importance stratégique est évidente. La Citadelle de Mayence a ainsi été construite sur le mont Saint-Jacob, une des sept collines qui forment les protections naturelles de la capitale de la Rhénanie-Palatinat. La figure de citadelle régulière est un carré plus ordinaire, quand le terrain le permet[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La citadelle servait dans l'Antiquité de lieu de rassemblement pour le culte public du chef militaire Drusus, dont le monument se dressait à l'emplacement de l’actuelle citadelle. À cet effet les représentants des 60 tribus gauloises s’y rassemblaient. Mogontiacum – capitale de la province romaine de Haute-Germanie – était par conséquent le lieu de pèlerinage politique pour les Germains et les Gaulois, où ils évoquaient chaque année leurs racines romaines communes.

Édification (1620-1660)[modifier | modifier le code]

Le Mont-Saint-Jacob voit s'établir à partir de l'année 1620 un ouvrage militaire dessiné par le chanoine Adolph de Waldenburg, le "Schweickhardtsburg". L'édification de cet ouvrage pentagonal, dont le nom vient de celui du Prince-Électeur régnant, Johann Schweikhard von Kronberg, dure neuf années.

Agrandissement (1655)[modifier | modifier le code]

À partir 1655, le prince-électeur Johann Philipp von Schönborn se lance dans l’agrandissement de toutes les fortifications de Mayence avec bastions à la française. En 1793, pendant le siège de Mayence, les Prussiens détruisent le cloître du Mont Saint-Jacob. Seuls les bâtiments de commerce et de l'abbé seront utilisés jusqu’en 1912.

Fonctions de la citadelle jusqu'à la période moderne[modifier | modifier le code]

Au cours des siècles suivants, la Citadelle sera assez peu utilisée pour résister à des sièges, mais restera toujours propriété de l’État et sera utilisée comme prison ou comme logement des troupes de la garnison, d’autant plus que les progrès de l’artillerie rendent les fortifications insuffisantes. Après la réorganisation de l’Europe suite au Congrès de Vienne, Mayence devient la capitale d'une des trois provinces du Grand-duché de Hesse.

Lors de la Première et Deuxième Guerre mondiale, Mayence restera à l’arrière du front et ne sera pas touchée par les combats de l'infanterie. La Citadelle sera donc surtout utilisée pour détenir les prisonniers de guerre, par exemple Sylvain Eugène Raynal, Salomon Gluck et Fernand Braudel. Après le traité de Versailles, qui ordonne le démantèlement des fortifications de Mayence, le rôle militaire de la citadelle disparaît mais, dans les derniers jours de la Deuxième Guerre mondiale, les habitants de Mayence se réfugient dans les vieux souterrains à l’intérieur de la Citadelle. Pour une courte période Félix Bertaux était proviseur du Lycée français de Mayence (1919/20) nommé d'après André Jeanbon Saint André[2].

Dans les années qui suivent la défaite nazie, de 1945 à 1955, la Citadelle est occupée par les Forces Françaises. Le Lycée Paul Tirard, nommé d'après Paul Tirard (1879-1945) président de la Haute Commission Interalliée des Territoires Rhénans, est érigé en 1950 par l'administration française pour les enfants des familles de militaires et du personnel civil de l'occupation[3],[4].

Utilisation actuelle[modifier | modifier le code]

En 1955, la ville de Mayence, nouveau propriétaire du site, dédie la forteresse au tourisme, à l'administration, à la culture et à la mémoire.

Dans la citadelle, on trouve plusieurs bâtiments :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Les musées[modifier | modifier le code]

→ A la rencontre de l'histoire– Le musée d'histoire de la forteresse de Mayence

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Initiative Zitadelle Mainz e.V.(Hg.): Zitadelle Mainz. 2000 Jahre Mainzer Geschichte auf engstem Raum. Mainz 2004.