Citadelle d'Arras

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Citadelle d'Arras
Polygone, citadelle d'Arras.jpg

La citadelle vue du ciel

Présentation
Architecte
Destination initiale
Destination actuelle
En projet
Statut patrimonial
Logo monument historique Classé MH (1920, chapelle)
 Inscrit MH (1929, reste de la citadelle)
Logo monument historique Classé MH (2012, citadelle en totalité)
 Patrimoine mondial (2008)
Géographie
Pays
Région
Département
Commune
Localisation
Coordonnées
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La citadelle d'Arras est construite par Vauban de 1668 à 1672, pour défendre la place d'Arras. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.

Historique[modifier | modifier le code]

La construction de la citadelle était projeté à cinq endroits différents d'Arras : dans la cité, à proximité de la grand-place, à la porte Ronville, dans l'ouvrage de Baudimont ou entre les portes d'Amiens et d'Hagerue. C'est ce dernier projet qui est choisi car il forme un angle droit entre la ville et la cité. La construction a lieu dès 1668 et se termine en 1670[1]. En parallèle, les remparts en pâtirent[2].

Lorsque Vauban définit son pré carré destiné à assurer la défense française contre les invasions, il définit une seconde ligne de défense au niveau d'Arras, et fait construire la citadelle de la ville. Jamais attaquée, cette citadelle est surnommée « la belle inutile »[3].

En 1715, certains souterrains servent de prison[4].

En 1830, après la charte constitutionnelle du 14 août, le temple de la citadelle est transformé en magasin. Celui-ci se délabre depuis[5].

Monument historique partiellement classé en 1920 et 1929, puis en totalité en 2012[6], la citadelle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2008[7], parmi l'une des douze principales fortifications de Vauban.

La citadelle est démilitarisée en 2010. L'État en confie alors la gestion à la Communauté urbaine d'Arras. Une consultation pour le schéma directeur d'aménagement est lancée en avril 2010[8].

Selon le projet annoncé en janvier 2011, la citadelle accueillera un pôle loisirs, un pôle logements et un pôle économique[9].

Dénomination[modifier | modifier le code]

La citadelle d'Arras est surnommée la « belle inutile ». Selon l'auteur Charles de Lalleau, le surnom vient du fait qu'il n'y avait pas de servitude entre Arras et sa citadelle. Les remparts ont été détruit tardivement et l'esplanade n'était pas formé[10].

Événement culturel[modifier | modifier le code]

La citadelle accueille en juillet le Main Square Festival.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Gentil 1877, p. 116.
  2. [Académie des sciences, lettres et arts 1891] Académie des sciences, lettres et arts, Mémoires de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras, t. XXII, Arras, Imprimerie Rohard-Courtin,‎ 1891, 364 p. (lire en ligne), p. 186.
  3. É. B.-R., « Arras célébrée pour sa « belle inutile » », Le Figaro,‎ 2008 (consulté le 11 décembre 2011).
  4. Jean-Claude Fichaux, « La prison d’Arras sous l’Occupation : des prisonniers témoignent », Histoire Pénitentiaire, vol. 4,‎ 2012, p. 6-37 (DOI 10.4000/criminocorpus.1834, lire en ligne).
  5. de Sède de Liéoux Gustave, Voyage de LL. MM. L'Empereur et l'Impératrice dans le Nord de la France : Arras, Lille, Dunkerque, Roubaix, Tourcoing, Amiens, Arras, Imprimerie d'Auguste Tierny,‎ 1867, 87 p. (lire en ligne), p. 54.
  6. « Notice no PA00107966 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « La Citadelle d'Arras, Patrimoine mondial de l'Unesco », sur le site de l'office de tourisme d'Arras (consulté le 11 décembre 2011).
  8. « Edito », sur http://www.citadellearras.fr/.
  9. Nord éclair, « La Citadelle du futur se dévoile », 11 janvier 2012.
  10. Charles de Lalleau, Traité des servitudes établies pour la défense des places de guerre et de la zone des frontières, Anselin,‎ 1836, 620 p. (lire en ligne), p. 367.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • [Le Gentil 1877] Constant Le Gentil, Le vieil Arras, ses faubourgs, sa banlieue, ses environs : souvenirs archéologiques et historiques, Arras, Eugène Bradier,‎ 1877, 751 p. (lire en ligne), « Citadelle », p. 116-117. Document utilisé pour la rédaction de l’article