Cire d'abeille
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| Cire d'abeille | |
|---|---|
| Cire d'abeille. | |
| Identification | |
| No CAS | (jaune) (blanche) |
| No EINECS | 2 EC |
| No E | E901 |
| FEMA | |
| Propriétés chimiques | |
| Indice d’iode | 8–11 (ordinaire), 7–11 (blanche) [1] |
| Indice d’acide | 17–21 (ordinaire), 17–24 (blanche) [1] |
| Indice de saponification | 87–104 [2] |
| Propriétés physiques | |
| T° fusion | 62 à 65 °C [2] |
| Solubilité | Insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool froid, soluble dans l'alcool chaud, le chloroforme, le benzène, l'éther, le disulfure de carbone[3] |
| Masse volumique | 0,95-0,960 g·cm-3 [3] |
| Point d’éclair | > 254 °C[4] |
| Propriétés optiques | |
| Indice de réfraction | 1.485-1.505 |
| Précautions | |
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La cire d'abeille est la cire particulière, sécrétée par les abeilles à miel, qu'elles utilisent pour construire les rayons à miel.
Sommaire |
Description [modifier]
La cire est réalisée à partir des écailles blanches et transparentes qui apparaissent à l'ouverture des quatre petites poches situées de chaque côté de l'abdomen de l'abeille. « Étrange sueur presque aussi blanche que la neige et plus légère que le duvet d'une aile », dont la production se réalise par une augmentation de température « au plus profond de la foule » agglomérée en un cône (Maurice Maeterlinck, La vie des abeilles, livre III, chap 12 et 13)[5].
Utilisation [modifier]
La cire d'abeille (notamment celle des opercules) est récupérée par fusion par les apiculteurs, parfois au moyen d'un four solaire[6]. Pour l'apiculture, elle est confiée à un « gaufreur » qui va la transformer en feuilles pré-imprimées d'alvéoles, qui inviteront les abeilles de la ruche à reconstruire leurs rayons à l'intérieur de cadres mobiles ;
La cire d'abeille est aussi utilisée par les industriels de la cosmétique pour les produits de beauté comme les crèmes, les lotions, les onguents et les rouges à lèvres.
Elle sert également à la fabrication de médicaments, des chandelles et parfois à l'imperméabilisation et traitement d'entretien de certains matériaux comme le bois, le cuir et même le métal. Elle est aussi autorisée comme additif alimentaire (numéro E901).
Ses propriétés hydrophobes et antibactériennes en faisaient l'un des principaux ingrédients de la momification par les embaumeurs de l'Égypte de l’Antiquité.
On utilise aussi la cire d'abeille pour traiter les sabots fendus chez les animaux. En Asie et en Afrique, la cire d'abeille sert à teindre les tissus en batik.
Elle est également utilisée pour faire la plupart des embouchures de didgeridoo.
Caractéristiques [modifier]
| Composition typique de la cire | Pourcentage |
| hydrocarbures | 14 % |
| monoesters | 35 % |
| diesters | 14 % |
| triesters | 3 % |
| hydroxy monoesters | 4 % |
| hydroxy polyester | 8 % |
| acide d'esters | 1 % |
| acide de polyesters | 2 % |
| acides | 12 % |
| alcool | 1 % |
| non identifié | 6 % |
La cire d'abeille peut se conserver très longtemps. Sa transformation est simple, un procédé de chauffage et de filtrage suffit à préparer la cire, qui peut être vendue en petits morceaux sans protection particulières. La cire fond à 64 °C. Toutefois ce procédé simple ne suffit pas et pose des problèmes dans certaines applications en particulier cosmétique et en bio surveillance environnementale par les abeilles. En effet, la cire d'abeille présente une forte affinité aux polluants industriels et aux pesticides. À ce jour, le procédé le plus abouti est celui développé et utilisé par le laboratoire de recherche sur les Cérides du réseau de bio-surveillance par les abeilles Bee-Secured. Ce réseau a besoin de cires extrêmement propre pour la détection de polluants absorbés dans les cires des ruches. Un procédé consiste en un nettoyage des cires par des solvants hypercritiques et des bactéries, l'autre utilise l'hydrocraquage des cires. Les méthodes Bee-Secured bien que très performantes en terme de décontamination des cires, présentent cependant le défaut d'être lentes et peu applicables dans le domaine industriel.
Production mondiale [modifier]
| 1964 | 1969 | 1974 | 1979 | 1984 | 1989 | 1994 | 1999 | 2004 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 30 | 37 | 41 | 44,5 | 47,5 | 47 | 52 | 57,5 | 60 |
Pollutions des cires d'abeilles [modifier]
Voir aussi [modifier]
- Apis mellifera
- Ester
- Encaustique
- Paraffine
- Cire de carnauba
- Batik
- Alvéole d'abeille
- Reine des abeilles
Notes et références [modifier]
- (en) J. G. Speight, Norbert Adolph Lange, Lange's handbook of chemistry, McGraw-Hill, 2005, 16e éd., 1623 p. (ISBN 0071432205), p. 2.808
- Beeswax, Comité mixte FAO/OMS d'experts des additifs alimentaires (JECFA)
- Merck Index, 13th Edition, 1021
- Beeswax, bleached, white, sur ull.chemistry.uakron.edu. Consulté le 24 octobre 2009
- La vie de la nature, par Maurice Maeterlinck, Jacques Lacarrière, Paul Gorceix
- Brouillon de document de certification/standardisation des fours solaires de fonte de cire d'abeille pour l'Afrique de l'Est (East african standard, n° CD/K/664:2010 - ICS 65.140), 1ère édition 2010, dans le cadre d'un système de qualité Apiary Industry Products ; Draft East African Standards for Apiculture and and Derived Products
- Livestock Primary, sur faostat.fao.org, FAO
1.485-1.505