Circuit routier électrique

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Slot Car sur sa piste
Piste 1/24ème montée

Le Circuit routier électrique est en quelque sorte l'application du principe du train électrique aux autos miniatures.

Le terme anglais, universellement utilisé par les amateurs, est slot racing (slot = rainure), bien que les puristes continuent de penser que Slot Racing est attribué aux pistes en bois, et Circuit Routier aux pistes plastiques.

Le principe est de faire rouler des véhicules munis d'un moteur électrique sur une piste qui sert à la fois au roulement, au guidage et à l'alimentation électrique.

Les types de véhicules que l'on peut voir évoluer sur une piste :

  • les voitures
  • les camions
  • les karts
  • les motos
  • les side-cars

D'autres types de véhicules plus marginaux ont existé.

Le système de guidage est une rainure dans la piste dans laquelle s'insère un plot de guidage ("guide") éventuellement solidaire de la direction du véhicule. De chaque côté de cette rainure, deux éléments métalliques permettent la captation du courant par les frotteurs du véhicule souvent appelés "balais" ou "tresses" (capteurs en fils de cuivre tressés).

Le système est donc constitué d'éléments de piste de roulement s'emboîtant les uns dans les autres à la manière de rails pour constituer un circuit.

Le but n'est pas uniquement de faire rouler des véhicules mais d'organiser de véritables courses entre un nombre de concurrents déterminé par le nombre de rainures disponibles. Les voies (aussi appelées "pistes") doivent offrir des développements les plus proches possible. Si ce n'est pas le cas, des "rotations" de joueurs sont instaurées.

De nombreux accessoires sont disponibles pour assurer le chronométrage, le comptage des tours et la désignation du vainqueur. L'utilisation de l'électronique permet de complexifier le pilotage des véhicules sur des pistes permettant, par exemple, le dépassement. Les systèmes digitaux apparus depuis peu permettent, tout en n'ayant que deux voies, de faire courir ensemble 4, 6 ou même 15 voitures en utilisant différents systèmes pour actionner les aiguillages. Les systèmes digitaux disponibles actuellement sont : Davic (du nom de ses inventeurs David et Victor), Scalextric digital, SCX, Carrera, Artin et Ninco.

C'est sans doute cet aspect de compétition, qui n'existe pas avec le train électrique, qui fait le succès de ce jeu.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premiers circuits électriques datent du début de siècle dernier, un Marklin en Allemagne vers 1909 et un circuit Lionel avec 1 ou 2 voitures en 1912.

De cette époque au milieu des années 1950, il y eut beaucoup de tentatives pour développer un circuit pratique, mais rien n'a vraiment réussi: Marklin en Allemagne, Marx et KoKoMo aux États-Unis, LR en France. Le premier système de circuit de voitures électriques pratique a été conçu par un club en Angleterre en 1955, mais utilisait un rail pour le guidage (rail racing) au lieu d'une rainure (slot), presque identique à nos systèmes actuels : moteurs 12VCC, échelle 1/32, carrosserie en plastique, etc.

  • Le système Scalextric a été présenté en Angleterre en 1957. les véhicules étaient approximativement à l'échelle du 1/27ème et en métal; par la suite, ils étaient au 1/30, puis au 1/32. La même année, une autre société britannique, VIP, sortait aussi son circuit au 1/32.

La vraie concurrence est apparue vers 1960, avec Strombecker, Aurora (échelle HO) et Eldon aux États-Unis, Minic et Wrenn en Angleterre. En France il y eut les circuits Miniamil Montlhéry de Joma dans les années soixante, et aussi les célèbres Circuit 24, aux voitures bruyantes.

Le circuit routier est devenu très à la mode vers 1963-64:

  • Carrera en Allemagne, Polistil en Italie, Revell aux États-Unis.
  • en France, le Circuit 24 est directement concurrent du Scalextric et le système Record64 est proposé par Jouef à l'échelle du 1/40ème, plus compact.

Surtout, à partir de 1964, commencent à ouvrir aux États-Unis les grands Raceways, des magasins avec 1 à 5 grandes pistes, de 4 à 10 voies, qu'on louait à l'heure pour se mesurer à d'autres passionnés. Ceci a encouragé la conception de voitures à une échelle plus grande, le 1/24. La France et d'autres pays en Europe ont connu ce phénomène qui ne durera que peu de temps, de 64 à 68 aux États-Unis et de fin 66 à 67 ou 68 en France, par exemple.

Cette taille au 1/24 existe toujours, mais peu diffusée en circuits domestiques, surtout aux États-Unis et dans quelques clubs des pays scandinaves. En plus, ces voitures ne ressemblent plus aux vraies voitures, mais sont aplaties et élargies pour donner plus de vitesse (le record du monde actuel est d'environ 1,4 seconde sur une piste Blue King de 50 mètres de développement, soit près de 130 km/h). L'obligation de disposer d'espace important pour installer des circuits suffisamment grands conduit à monter des sites spéciaux où ont lieu des compétitions. Aux États-Unis, l'United Slot Racers Association (USRA) organise régulièrement des championnats comparables à ceux d'autres sports mécaniques.

Les échelles du 1/32ème et du 1/87ème sont également courantes et cela pour diverses raisons. Le 1/87ème est, par exemple, l'échelle du train HO, et le slot racing a flirté à plusieurs reprises avec l'univers du train électrique. Mais depuis que Scalextric a fait son apparition sur le marché, la marque est restée constamment au premier plan, malgré des vicissitudes, et a fixé l’échelle du 1/32ème comme référence.

Depuis le début des années 1990, ce jeu revient à nouveau grâce, en particulier, aux fabricants espagnols Ninco et FLY qui fixèrent de nouveaux standards de qualité rapprochant les voitures électriques de circuit des modèles réduits statiques.

Les productions actuelles[modifier | modifier le code]

En Europe, on trouve couramment 4 fabricants principaux (Carrera, Scalextric, SCX, Ninco), offrant une gamme complète (pistes, accessoires, véhicules). On trouve en plus un grand nombre de fabricants de véhicules, d'accessoires, voire de pistes en bois et de systèmes numériques (Fly, Revell-Monogram, Slot-it, Davic, Powerslot, etc ...). Chaque année voit son lot de nouveaux arrivants proposant des produits de plus en plus réalistes et attractifs.


Carrera[modifier | modifier le code]

Fabricant Allemand, Carrera est une des plus anciennes marques sur le marché. Elle se caractérise par sa qualité, et la largeur de ses pistes, qui permet de faire rouler des modèles au 1/24ème.

Slot.it[modifier | modifier le code]

Fabricant italien de voitures modernes et anciennes le plus souvent très bien réalisées et très efficaces sur piste.

Nsr[modifier | modifier le code]

Autre fabricant italien connu pour ses voitures ultra efficaces sur piste.

Racer[modifier | modifier le code]

Encore un fabricant italien connu pour ses voitures en résine haut de gamme et plus récemment par ses voitures de la gamme Sideways qui sont en plastique et parmi les plus efficaces au monde ! (ex: Ford capri gr.5 ou la Lancia Beta monte carlo gr.5.)

Spirit[modifier | modifier le code]

Fabricant espagnol de voitures assez efficaces et plutôt abordables mais très jolies.

Hornby (Scalextric Anglais)[modifier | modifier le code]

Fabricant Anglais, Hornby est aujourd'hui propriétaire de la marque SCALEXTRIC pour l'ensemble du monde, sauf l'Espagne. En Espagne, pour des raisons historiques et de droits, Hornby commercialise sa production sous la marque SUPERSLOT. Autrement appelée « Scalextric Sport », la gamme analogique actuelle reste compatible avec l'ancienne gamme Scalextric « Classic » grâce à des rails adaptateurs. Même en numérique, on peut mixer avec d'autres fabricants, à condition que les aiguillages et accessoires numériques (comptes-tours, etc ...) soient tous Scalextric Digital.

Tecnitoys (Scalextric Espagnol ou SCX)[modifier | modifier le code]

Fabricant Espagnol, Technitoys vend ses produits dans le monde entier sous la marque SCX, mais sous la marque SCALEXTRIC en Espagne car il en détient les droits. Le risque de confusion est donc grand, d'autant plus que les deux SCALEXTRIC ne sont pas totalement compatibles, surtout en version numérique. En analogique, on peut mixer les 2 marques Scalextric (l'Espagnole et l'Anglaise), le "Classic", le "Sport" ou "Superslot", SCX, et même du Ninco grâce aux rails adaptateurs. En numérique, tout le système SCX digital est totalement spécifique et n'est compatible avec aucune autre marque, ni même avec du SCX analogique; En effet, le fond de rail est spécifique, les attaches sont spécifiques, et même les véhicules (au niveau du guide) sont spécifiques.

Cette confusion autour de la marque Scalextric peut sembler étrange, mais elle est l'héritage de l'histoire. Scalextric produisait à une certaine époque principalement en Espagne. Lors de la faillite de l'entreprise, celle-ci fut revendue d'un côté pour sa partie anglaise, et de l'autre pour sa partie espagnole, ce qui explique la coexistence des deux. Cette scission fût même à l'origine de la création d'une nouvelle marque, Ninco, par une équipe de Scalextric Espagne ayant à cette occasion lancé leur propre production.

Ninco[modifier | modifier le code]

L'autre fabricant Espagnol, né plus récemment, Ninco possède ses propres standards en analogique aussi bien qu'en numérique, mais a l'intelligence de proposer des rails adaptateurs qui permettent la compatibilité avec les autres marques en analogique. En numérique, on peut mixer avec d'autres fabricants, à condition que les aiguillages et accessoires numériques (comptes-tours, etc ...) soient tous Ninco Digital.

Fly slot car[modifier | modifier le code]

Cette marque espagnole a longtemps représenté la révolution du circuit routier puisqu'elle est la premiere marque à avoir produit industriellement des véhicules 1/32 de haute qualité, au point d'avoir des collectionneurs qui ne font plus rouler les modèles, mais les exposent en vitrine. Aujourd'hui, les autres marques ont comblé l'écart de qualité avec Fly, ce qui explique ses difficultés et son rythme de nouveautés plus réduit qu'à sa grande époque.

Analogique ou numérique[modifier | modifier le code]

Par principe de fonctionnement, un circuit routier analogique ne permet de faire rouler qu'un véhicule par voie. Pour chaque voie, on fait varier la vitesse d'une seule voiture en faisant varier la tension électrique. Si le plaisir recherché est de reproduire une compétition automobile, il faut bien admettre qu'avec 2 voies donc 2 voitures seulement, on limite beaucoup l'esprit de compétition et l'excitation de la course. Il faut donc augmenter le nombre de voies, ce que la plupart des fabricants permettent de faire (jusqu'à 8 voies), mais alors le circuit devient vite encombrant ! D'autre part, chaque voiture restant sur sa propre voie, on ne peut se rabattre devant un véhicule dépassé, les dépassements sont peu réalistes, etc. Enfin, il est difficile de garantir que chaque voie aura bien la même longueur que l'autre et présentera la même difficulté, et ce même sur la plupart des circuits en huit.

La solution à tous ces inconvénients : permettre à plusieurs véhicules de circuler sur n'importe quelle voie, en prévoyant un système qui leur permette de changer de voie sur commande. C'est ce qu'on appelle le numérique (ou « digital » par abus de langage ou anglicisation). Une électronique embarquée permet à chaque voiture de communiquer avec la base d'alimentation et de recevoir ses instructions spécifiques (accélérer, ralentir, freiner, changer de voie).

Malgré quelques tentatives durant le XXe siècle, ce n'est qu'à partir de 2004 que sont apparus les premiers systèmes numériques efficaces et satisfaisants.

Les premiers soucis de fiabilité sont maintenant résolus, et les 5 fabricants principaux proposent chacun leur système, malheureusement non compatibles entre eux. Cependant, il est possible d'adapter les véhicules de tous les fabricants à tous les circuits (excepté SCX Digital, qui exige des véhicules strictement spécifique) : il suffit d'ajouter la puce électronique qui permettra au véhicule de communiquer avec la base d'alimentation.

Le pilotage devient alors très amusant, et plus "sportif". On dépasse, on se rabat, on bloque le passage des autres concurrents. Certains systèmes numériques permettent par exemple de gérer fictivement la consommation en carburant et les ravitaillements, la voiture "manquant d'essence" rentrant aux stands au ralenti. On peut du coup imaginer différentes stratégies de course, tout ceci procurant un intérêt supplémentaire à la compétition, en se rapprochant de plus en plus des scenarios des "vraies" courses.

On peut dire que depuis 2009, le numérique est mature et comblera le "slotteur" frustré de se limiter à 2 voitures sur son circuit. Il reste encore à attendre une convergence des systèmes proposés par les fabricants, à l'instar de ce qui s'est passé dans le modélisme ferroviaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]