Cinqueux

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Cinqueux
La nouvelle mairie, rue de Liancourt.
La nouvelle mairie, rue de Liancourt.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Arrondissement de Clermont
Canton Canton de Liancourt
Intercommunalité Communauté de communes des Pays d’Oise et d’Halatte
Maire
Mandat
Philippe Barbillon
2014-2020
Code postal 60940
Code commune 60154
Démographie
Gentilé Cinquatiens
Population
municipale
1 511 hab. (2011)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 10″ N 2° 31′ 39″ E / 49.3194, 2.5275 ()49° 19′ 10″ Nord 2° 31′ 39″ Est / 49.3194, 2.5275 ()  
Altitude Min. 31 m – Max. 118 m
Superficie 6,79 km2
Localisation

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Cinqueux est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Cinquatiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes.

À vol d'oiseau, la commune se situe à 66 kilomètres au sud d'Amiens, à 34 kilomètres au sud-est de Beauvais, à 24 kilomètres au sud-ouest de Compiègne et à 52 kilomètres au nord de Paris[1]. Le territoire s'étend sur 675 hectares[a 1].

Communes limitrophes de Cinqueux
Rosoy Sacy-le-Grand
Angicourt Cinqueux Monceaux
Rieux Brenouille

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Paysage au sud du village : la montagne de Rocq se trouve à gauche, la montagne de Moymont à droite.

Cette commune occupe une partie des coteaux qui constituent la région méridionale du canton de Liancourt. Elle s'étend vers le nord jusqu'aux marais de Sacy-le-Grand. Le chef-lieu est situé dans une gorge qui sépare les collines dites de Rocq, de Moymont, de Verderonne (ou montagne de Berthaut[2]) et de Catiau[3]. La commune s'étend entre 31 mètres dans les marais de Sacy-le-Grand et 118 mètres d'altitude au sommet de la montagne de Berthaut[2]. Voici quelques altitudes : 33 mètres au-dessus du niveau de la mer dans le marais, à la rencontre de la D75 et de la grande allée Coutard, 41 mètres à la ferme Mauvinet, 50 mètres au centre du village, 62 mètres à la butte des Montilles, 76 mètres au sommet de la butte Aigumont (limite orientale du territoire), 105 mètres au point culminant de la montagne de Rocq, 112 mètres à la montagne de Moymont et 115 mètres à Catiau. Les deux monts Berthaut et Catiau sont proches l'un de l'autre, mais sont séparés par une dépression dite Entre-deux-Monts[a 2]. Les collines isolées faisaient partie du massif comprenant ces coteaux eux-mêmes et les montagnes de Liancourt et de Cambronne-lès-Clermont avant les derniers boulversements auquel la contrée a été soumise[a 2]. Les collines de Verderonne, de Moymont, de Rocq et de Catiau présentent un ensemble et une disposition de couches conformes en tout à celles du plateau de Liancourt. Il existe des fossiles à Cinqueux même et dans plusieurs autres lieux. On remarque sur les pentes, notamment à Moymont, de gros blocs de roche descendus des bancs supérieurs, lorsque le sable sur lequel ils reposaient a été enlevé. Des coquilles brisées pareilles à celles qui accompagnent les lignites du Soissonnais se retrouvent en fragment au bas du village. Toutes ces couches appartiennent au calcaire grossier inférieur et moyen[4]. Le terrain de la commune est tourbeux dans l'ancien lac de Longa Aqua. Les terres de transport et les argiles à lignite se situent vers Monceaux, les sables glauconneux avec fossiles sur les pentes, et le calcaire grossier constitue la charpente des monticules[a 3]. La commune se situe en zone de sismicité 1[5]. Une cavité souterraine se trouve en limite de Cinqueux et de Brenouille, sous la montagne de Rocq[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les marais de Cinqueux, compris dans les marais de Sacy-le-Grand.

Il n'y a pas de rivière traversant le village. La Fontaine Saint-Martin est tarie. Elle s'écoulait dans un ruisselet qui se réunit à un autre également de peu d'importance pour rejoindre près de Monceaux le fossé des Champs Baron, lequel se déversant dans le ruisseau de Popincourt peu avant son confluent avec l'Oise. Mais délimitant la commune au nord, coule en ligne droite sur 1,5 km la Frette[7]. Elle traverse la zone des marais dits de Sacy-le-Grand, laissant sur Cinqueux une centaine d'hectares de marais et étangs[a 2]. Les zones les plus basses du territoire se situent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[8]. La commune a donné son nom au syndicat intercommunal des Eaux qui groupe Angicourt, Brenouille, Cinqueux, Rieux et Monceaux. Le puits fournissant cette eau potable se trouve à Brenouille. Il a une profondeur d'environ 50 mètres. Les réservoirs sont sur la montagne du Rocq, voisins de la ferme de ce nom, en limite sud du territoire de Cinqueux[a 1]. Les zones les plus basses du territoire sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[9].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La D75 à l'entrée sud du village.

Le territoire est traversé par deux routes départementales, se croisent au centre du village : la route départementale 29, de Liancourt à Pont-Sainte-Maxence et la route départementale 75 de Rouvillers à Rieux, par Sacy-le-Grand[a 2]. La D29 traverse le chef-lieu par la rue de Liancourt et la route de Pont-Sainte-Maxence, la D75 arrive depuis le nord par la rue de Sacy-le-Grand, s'arrête à la D29 puis repart par les rues Wilfried Pol, Yvonne Drouin et de Rieux. Les rues de l'image et de Rosoy se dirigent vers Hardencourt, la rue des Aigumonts vers Monceaux. Les rues de la Saune et de la montagne de Rocq relient le village à la ferme de Mauvinet. La route départmentale 200 de Creil à Compiègne passe à quelques centaines de mètres au sud du territoire communal, et les échangeurs les plus proches se situent à Rieux et Brenouille[2]. Cinqueux ne dispose pas d'une gare sur la commune, mais la gare de Rieux - Angicourt n'est éloignée que de 2 km du village[10]. Cette gare se situe sur la ligne de Creil à Aulnoye-Aymeries et est desservie par des trains TER Picardie de la relation Paris-Nord - Compiègne. Existe en outre une ligne d'autocars du réseau départemental Sud-Oise du Conseil général de l'Oise, la ligne n° 2 Creil - Pont-Sainte-Maxence. La plupart des services sont limités à la section Brenouille - Cinqueux - Creil et ne fonctionnent qu'en période scolaire. Deux aller-retours Brenouille - Creil (un le samedi) sont assurés toute l'année. Une ligne de transports scolaires relie Cinqueux au collège de Brenouille [11]. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle est situé à 37 km au sud[12] et l'aéroport de Beauvais-Tillé à 34 km au nord-ouest[13]. Il n'existe aucune liaisons par des transports en communs entre la commune et ces aéroports.

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Les marais de Sacy-le-Grand

Hormis les surfaces agricoles et urbanisées, la commune comprend des zones boisées et marécageuses. Les bois se trouvent sur les coteaux des collines de Rocq, Moymont, Catiau, Berthaut et des buttes d'Aigumont et des Montilles ainsi que dans le fond de la vallée de Cinqueux et au nord du village (bois des Petimbré) jusqu'au marais de Sacy-le-Grand. Ces marais, qui occupent le nord du territoire, font partie du réseau natura 2000[14], en ZNIEFF de type 1[15] ainsi qu'en zone importante pour la protection des oiseaux (ZICO)[16]. Les collines de Verderonne, de Berthaut et de Catiau sont égalament inscrites en zone ZNIEFF de type 1[17]. La commune est traversée par quelques corridors écologiques potentiels[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de hameaux. La ferme dite du Moulin de Rocq (dont les bâtiments sont en partie sur Brenouille), celle de Mauvinet et une maison de garde sise au marais constituent les écarts[a 4].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village comprend trois rues principales décrivant par leur ensemble une sorte de demi-cercle depuis le Catiau jusqu'à la montagne de Rocq[3]. Une statistique de 1831 indiquait 224 maisons, dont 174 couvertes en chaume, 45 en tuiles, 4 en tuiles et chaume et une en ardoises[a 1]. Cinqueux entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Creil composée de vingt-deux communes totalisant 116 662 habitants en 2009[19],[20]. À l'est en particulier, la limite de la commune ne correspond à aucun élément topographique, et les villages de Cinqueux et de Monceaux se confondent : Rue des Aigumonts, près du centre de Monceaux, les maisons au nord de la rue se trouvent à Cinqueux, et celles au sud de la rue à Monceaux[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de cet ancien vicus se trouve mentionné pour la première fois dans une charte de Robert II de France, datant de l'an 1014[21], ensuite dans un diplôme de Philippe Ier, de 1060, sous la dénomination de Senquatium. Parmi plus de cinquante autres, voici quelques formes anciennes postérieures au XIe siècle : Senquer en 1157, Saint-Quez en 1276, Sinqueux en 1373, Sanctus Cueus au XIVe siècle, Sainct Qieux près Creil en 1571, Cinqueux sur une carte de 1630, Saint-Queux sur une autre carte de 1667, Saint-Queux également sur celle du diocèse de Beauvais de 1710, Cinqueux à nouveau sur celle de carte de Cassini de 1756.

L'origine et la signification du nom demeurent obscures. Selon Paul Lebel (1950) il est vraissemblable que le nom primitif soit celui d'un dieu gaulois, Sinquatis. D'autres auteurs disent qu'il s'agit d'un nom romain. Une autre origine a été avancée : Cinqueux indiquerait « un golfe tranquille » jadis formé par les lacs de la Grande Mer entre Cinqueux et Monceaux. Mais les érudits considèrent cette origine comme fantaisiste. Cependant, la désignation sous la forme Saint-Queux est une erreur. Pareille méprise s'est reproduite en d'autres lieux où la première syllabe du nom a été modifiée par analogie avec le mot saint. Ainsi ont été cités des noms de saints qui n'ont jamais existé[a 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cinqueux par la carte de Cassini.

La charte de 1014, émanant de Robert le Pieux, que les historiens ont cité comme étant le plus ancien document écrit constatant l’existence de Cinqueux, concernait également Rosoy et Verderonne. En 1060 Philippe Ier donnait à l'abbaye Saint-Lucien de Beauvais tous les droits qu'il possédait sur les trois mêmes paroisses. Cet établissement avait encore ces biens en 1699. Mais il ne figurait plus sur la liste des propriétaires lors de la vente des biens nationaux sous la Révolution française. D'autres communautés religieuses possédaient aussi des fiefs à Cinqueux : les prieurés de Saint-Christophe-en-Halatte et Saint-Leu-d'Esserent, les abbayes de Chaalis, du Moncel et de la Victoire, le couvent des Carmes de Senlis et la prévôté d'Angicourt. Emmanuel Lambert a établi que 24 communautés avaient eu des biens sur la commune. Louis X le Hutin, qui régna de 1314 à 1316, avait commencé à émanciper les serfs qui vivaient sur le domaine royal. Cependant, en 1334, Béatrix de Bourbon, comtesse de Clermont et dame de Creil, mariée à Jean de Luxembourg, roi de Pologne et de Bohême, avait encore des serfs à Cinqueux et aux Ageux. Il existait au moyen-âge une forteresse dépendant du domaine royal, qui fut démantelée puis rasée sous Charles VII. À cette époque du XVe siècle, le village (comme Rieux et d'autres lieux), était presque vide d'habitants par suite de guerres. Ce fut le siège d'une juridiction particulière sous le nom de Mairerie royale, qui ressortait de la châtellenie de Creil, elle-même mouvant du puissant comté de Clermont. Toutefois les droits de la Mairerie, en particulier la basse justice, ne s'appliquaient qu'à une partie de la paroisse. La ferme de Mauvinet, qui avait appartenu à l'abbaye de la Victoire et relevait directement de la seigneurie de Soisy-lez-Catenoy (Choisy-la-Victoire) avait constitué le fief de Mauvinet-Longueau. Celui-ci passa sucessivement aux sieurs d'Harbonnières, de Boulainvillers et de La Boissière. Les La Boissière possédaient aussi, vers 1602, Brenouille et Verderonne. La terre de Cinqueux fut acquise en partie, le 31 décembre 1719, par Louis IV Henri de Bourbon-Condé, prince de Condé, qui décéda le 27 janvier 1740. Son fils Louis V Joseph de Bourbon-Condé la possédait encore en 1789. Elle faisait partie du comté de Clermont. Signalons que la caisse d'Épargne, dès sa création en 1836, ouvrit une succursale à Cinqueux. Elle la supprima le 17 juin 1850, la commune fut alors desservie par la Caisse de Liancourt[a 5].

La commune a appartenu au canton de Liancourt depuis sa constitution, en 1790, sauf au cours de la période du 15 octobre 1801 au 22 février 1802, pendant laquelle elle fut rattachée au canton de Mouy[a 1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1907 Gaston Guerlin    
1907 1908 Charles Tribout    
1908 1911 Eugène Duvivier    
1911 1919 Camille Morelle    
1919 1935 Charles Tainturier    
1935 1941 Henri Commien    
1941 1942 Marcel Morot    
1942 1944 Chanoine Pierre Gires    
1944 1945 Lucien Roussillon    
1945 1947 Henri Fouan    
1947 1953 Roger Bertrand    
1953 1977 André Cocu    
1977 2001 Raymond Moriconi    
2001 2008 Marc Teinturier    
2008 2014 Bernard Fricker    
2014 en cours Philippe Barbillon    

Marcel Morot et le chanoine Pierre Gires étaient présidents de la Délégation Spéciale chargée d'administrer la commune sous l'Occupation.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Lors du recensement ordonné en 1303 par Philippe le Bel, la localité était mentionnée avec 660 roturiers. Elle en avait 564 en 1720 et 817 en 1806, 486 en 1906 (la plus faible) et 749 en 1962[a 1].

En 2011, la commune comptait 1 511 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
768 772 817 762 740 735 712 730 691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
655 631 652 613 617 553 521 530 523
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
486 508 532 546 523 539 525 604 646
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
749 825 1 108 1 306 1 521 1 561 1 618 1 605 1 523
2011 - - - - - - - -
1 511 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 26,2 %, plus de 60 ans = 18,3 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 15,4 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 25,2 %, plus de 60 ans = 21,7 %).
Pyramide des âges à Cinqueux en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,5 
3,6 
75 à 89 ans
6,4 
14,3 
60 à 74 ans
14,8 
26,2 
45 à 59 ans
25,2 
19,5 
30 à 44 ans
22,5 
16,2 
15 à 29 ans
15,2 
19,8 
0 à 14 ans
15,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[25]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La « grande chapelle » de l'église de Cinqueux, ruinée.
Intérieur de l'église de Cinqueux - Nef romane du XIe siècle et chœur du XIIIe siècle.

Cinqueux ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Martin de Cinqueux.
  • La « grande chapelle » latérale du chœur de l'église, dont il ne subsiste aujourd'hui que des restes inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[26] était la partie la plus remarquable de l'église. Elle était composée de deux allées séparées par deux colonnes cylindriques. Les restes inscrits ont permis de préserver l'ensemble des éléments architectoniques qui composaient cette chapelle (sauf les deux colonnes centrales) : fenêtres à double division, chapiteaux sculptés, colonnes, série d'arcades en tiers points sur la partie inférieure du mur sud, tête humaine sur le pilier nord-ouest du clocher. La grande chapelle a été détruite par l'effondrement du pilier sud-est du clocher et par le dynamitage du reste du clocher en 1910 (voir ci-dessous)[27].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église de Cinqueux est placée sous le patronage de saint Martin. La nef, partie la plus ancienne, a été bâtie au XIe siècle. Elle présente à l'intérieur, sur chaque mur, quatre arcades en plein cintre dont la base est réceptionnée sur des tailloirs ornés de motifs géométriques assez rares (triangles, étoiles de raie, oiseaux affrontés...). Les collatéraux ont été remaniés. Ils conservent cependant du XIe siècle une corniche torsadée (collatéral nord) et une petite porte romane dont l'archivolte est ornée de billettes (collatéral sud). La façade occidentale de l'église de Cinqueux a conservé ses ornements romans : partie supérieure de la porte principale (exceptée l'archivolte), fenêtre centrale ornée de billettes, contreforts. La rosace ornant le pignon a été ajoutée au XIIIe siècle. Le transept, le croisillon nord et le chœur ont été élevés dans le premier quart du XIIIe siècle à l'emplacement de l'ancien chevet roman dont la disposition demeure inconnue. La voûte du transept est réceptionnée sur une série de colonnettes aux chapiteaux ornés de feuillages. L'aspect actuel de l'église (clocher et restes de la grande chapelle) a été occasionné par l'effondrement du pilier sud-est du clocher le 17 février 1910 et au dynamitage du reste du clocher par le génie de Versailles les 23 et 24 février 1910. Les travaux de reconstruction de l'église ont débuté en 1919 grâce à l'important don de la famille Drouin, originaire de Paris. C'est pour cette raison que Cinqueux conserve la mémoire de la famille Drouin à travers le nom d'une rue du village. L'église, en partie reconstruite fut rendue au culte le 18 juillet 1920. Par manque de moyens, le clocher ne fut pas réédifié et les matériaux de la grande chapelle servirent à la reconstruction de l'église[27].

Le village compte deux lavoirs : Le premier, le lavoir de Salifeux, est en réalité situé sur la commune d'Angicourt. Il a été acquis et reconstruit par la municipalité de Cinqueux dans la première moitié du XIXe siècle. Le second, le lavoir des Granneurs que l'on peut apercevoir dans le vallon à droite au sortir de Cinqueux vers Angicourt, a été construit en 1885 pour des raisons pratiques, le lavoir de Salifeux n'étant pas aisément accessible pour les ménagères.

Un château-fort a jadis couronné le sommet de la butte Catiau, signal du village. Incendié et pillé lors de la Jacquerie de 1358 et lors des guerres avec les anglais, il a été entièrement démoli sous ordre de Charles VII en 1431.

L'ancienne mairie-école, de style Louis-Philippe (car construite sous le règne de ce dernier) a été construite en 1848 par l'architecte Weil.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

[[Image:|120px|center|Armes de Cinqueux]]

Les armes de Cinqueux se blasonnent ainsi :
Cinqueux, écartelé en sautoir.

Au 1 : de sinople chargé de cinq monts de sables, qui sont la butte Catiau, la butte des Aigumonts, la montagne de Roc, la montagne de Berthaut et la montagne Moimont.

Au 2 : de gueules au moulin d'or et ailes de sable qui représentent les moulins à vent de Roc, de Berthaut et de Moimont.

Au 3 : de gueules à l'église d'or, couverte de sable qui est l'église Saint Martin.

Au 4 : Parti à dextre d'azur au roseau de sable sur ondes d'azur et d'argent, que sont les marais. Parti à senestre d'or aux cerises de gueules et feuilles de sinople que sont les fruits rouges.

Sur le tout : Ecartelé au 1 et au 4, d'azur aux trois fleurs de lys d'or. Au 2 et au 3, d'argent aux trois lions de gueules, lampassés de même, qui sont la Picardie.

Les Armes de Cinqueux sont issues d'un concours lancé par la municipalité de Cinqueux en 2003 et remporté par M. Liennard de Clermont[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire,‎ 1968, 560 p., p. 207-217
  1. a, b, c, d, e et f p. 207.
  2. a, b, c et d p. 208.
  3. p. 210.
  4. p. 207-208.
  5. p. 211-212.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 16 février 2013)
  2. a, b, c et d Carte 1/25 000e sur Géoportail.
  3. a et b Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 145 pages, p. 53-54.
  4. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 145 pages, p. 14-15.
  5. « Risques naturels majeurs : Cinqueux », sur le portail de la prévention des risques majeurs, partenariat avec le ministère de l'Écologie et du Développement durable (consulté le 16 février 2014).
  6. « Cavités souterraines à Cinqueux », sur www.cavites.fr (consulté le 16 février 2014).
  7. « La rivière de la Frette », sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (SANDRE) (consulté le 16 février 2014).
  8. « Carte de remontée des nappes », sur le site innondationsnappes.fr du BRGM et du ministère de l'Écologie et du Développement durable (consulté le 16 février 2014).
  9. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 15 mars 2014)
  10. « Orthodromie entre Cinqueux et Rieux », sur le site lion1906 (consulté le 16 février 2014).
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  21. Il s'agit d'une date communément adoptée, situé entre 996 et 1018.
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  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
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