Cinétose

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Cinétose
Classification et ressources externes
CIM-10 T75.3
CIM-9 994.6
OMIM 158280
DiseasesDB 11908
MeSH D009041
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La cinétose est une situation dans laquelle un trouble se manifeste entre la perception visuelle et le système vestibulaire. Selon la cause, elle peut entraîner un mal de mer ou un mal des transports[1].

L'étourdissement, la fatigue et les nausées sont les symptômes les plus fréquents de la cinétose[2]. Le syndrome de Sopite, dans lequel l'individu ressent de la fatigue, est également associé à la cinétose. Nausée en grec signifie « mal de mer » (naus signifiant bateau)[3],[4]. Si les causes de la nausée ne sont pas résolues, le patient vomira fréquemment. Contrairement à une maladie ordinaire, le vomissement durant la cinétose ne soulage pas la nausée[1].

Traitement[modifier | modifier le code]

Des traitements pour soigner ou enrayer la cinétose ont été proposés.

Symptômes[modifier | modifier le code]

Les symptômes de la cinétose sont quasiment les mêmes, retrouvés chez tout individu susceptible de souffrir du mal du transport. On retrouve les principaux :

  • nausées et vomissements
  • somnolence
  • pâleur
  • sueurs
  • maux de tête
  • vertiges

Activité[modifier | modifier le code]

Lorsqu'on ne peut pas s’arrêter, il est conseillé de regarder par la fenêtre du véhicule en mouvement, à l'horizon et dans la direction du voyage. Cela permet d'aider l'équilibrioception.

Dans la nuit, ou dans un bateau sans fenêtre extérieure, il est conseillé de fermer les yeux ou, si possible, de prendre du repos. Cela résout le conflit interne entre le système visuel et le système vestibulaire. Le repos permet également d'éviter les effets négatifs de la maladie (par exemple, la manifestation de la maladie lorsqu'un individu pense à celle-ci).

Une simple méthode pour empêcher le mal des transports est de mâcher. Le chewing-gum posséderait un effet positif chez les patients atteints de cinétose. Le chewing-gum, cependant, n'est pas la seule chose qu'un individu puisse mâcher.

De l'air frais peut légèrement diminuer les risques de vomissement pour éviter tout type d'odeur qui pourrait causer une nausée[5].

Médicaments[modifier | modifier le code]

Des médicaments et substances médicamenteuses, appelés antinaupathiques ou anti mal de mer, sont disponibles pour ce type de maladie tels que la Dramamine (dimenhydrinate)[6], le Stugeron (cinnarizine) (interdit à la vente en France) et la Bonine/Antivert (méclozine).

La Scopolamine est efficace[7] et est souvent utilisée en guise de patch (1,5 mg) ou de tablette (0,4 mg). La sélection des patchs ou des tablettes de scopolamine est déterminée par un médecin après considération de l'âge et du poids du patient ainsi que la durée du traitement.

Certains traitements pharmaceutiques sont efficaces pour les nausées et les vomissements, mais ils ne le sont pas pour les symptômes de la cinétose. Par exemple, la metoclopramide et la prochlorpérazine, malgré leur utilisation pour les nausées, sont inefficaces dans la prévention et le traitement de la cinétose.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Environ 33 % des patients sont susceptibles de ressentir des effets de cinétose dans de légères circonstances comme sur un bateau naviguant dans des eaux calmes, bien que 66 % seraient susceptible de ressentir ses effets dans de sévères circonstances[1],[8],[9]. Les individus et animaux sans système vestibulaire fonctionnel ne sont pas exposés à la cinétose[10].

Dispositif médical[11][modifier | modifier le code]

La société reading[12] à mis au point un dispositif médical (Label CE, classe 1) permettant de synchroniser perception visuelle et le système vestibulaire. Le dispositif se présente sous forme de lunettes possédant quartes anneaux, à moitié rempli d'un liquide coloré, disposés autour des yeux. À l'instar des cristaux dans le système vestibulaire, le liquide informe l’œil des mouvement subit.

Réalité virtuelle[modifier | modifier le code]

Les premiers casques de réalité virtuelle imposaient un grand délai (pour des raisons techniques) entre le mouvement de la tête (perçu par l'oreille interne) et l'affichage dans le casque. Cela produisait de la cinétose, accentué par d'autres défauts (faible résolution de l'écran, pas de détection des translations de la tête...). De nos jours, la technique a tellement évolué que les systèmes récents ne provoquent de la cinétose que chez une minorité de sujets.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) [PDF] Benson, AJ, Motion Sickness. In: Medical Aspects of Harsh Environments, vol. 2, Washington, DC,‎ 2002 (lire en ligne), « 35 »
  2. (en) Motion Sickness Prevention and Treatment
  3. (en) Woodhouse's English-Greek Dictionary Page 745
  4. Woodhouse's English-Greek Dictionary Page 766
  5. (en) FAA Medical Certification / Alcohol / Substance / Drugs - Motion Sickness
  6. (en) Weinstein SE, Stern RM, Comparison of marezine and dramamine in preventing symptoms of motion sickness, vol. 68,‎ octobre 1997, 890–4 p. (PMID 9327113)
  7. (en) Spinks A, Wasiak J, Villanueva E, Bernath V, Scopolamine (hyoscine) for preventing and treating motion sickness,‎ 2007, CD002851 p. (DOI 10.1002/14651858.CD002851.pub3, PMID 17636710)
  8. (en) PC Today Article - Motion Sickness
  9. (en) So, R.H.Y., Finney, C.M. and Goonetilleke, R.S., "Motion sickness susceptibility and occurrence in Hong Kong Chinese." Contemporary Ergonomics 1999, Taylor & Francis, pp.88-92.
  10. (en) General Medical Officer (GMO) Manual: Clinical Section: Motion Sickness
  11. http://www.voilesetvoiliers.com/equipements/boarding-ring-des-lunettes-anti-mal-de-mer/
  12. ref manquante