Cimetière militaire allemand d'Andilly

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Cimetière militaire allemand d'Andilly
Deutscher Soldatenfriedhof 1939-45 Andilly
Image illustrative de l'article Cimetière militaire allemand d'Andilly
Cimetière militaire allemand d'Andilly
Pays Drapeau de la France France
Département Meurthe-et-Moselle
Ville Andilly
Nombre de tombes 33085
Coordonnées 48° 45′ 16″ N 5° 54′ 21″ E / 48.754444, 5.905833 ()48° 45′ 16″ Nord 5° 54′ 21″ Est / 48.754444, 5.905833 ()  

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Cimetière militaire allemand d'Andilly

Le Cimetière militaire allemand d'Andilly se trouve à 10 kilomètres au nord de Toul et trois kilomètres hors d'Andilly (Meurthe-et-Moselle). Avec 33 085 soldats morts, c'est le plus grand cimetière militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale en France.

Les morts[modifier | modifier le code]

Au début du mois de septembre 1944, les troupes alliées se pressaient en direction de l'Allemagne. De la vallée du Rhône jusque sur la crête des Vosges et à la vallée du Rhin, les combats contre les troupes de repli allemandes ont causé des deux côtés des pertes énormes.

Cimetière commun provisoire[modifier | modifier le code]

En 1944, les Américains établirent ici un cimetière provisoire pour leurs ressortissants ainsi que pour les troupes allemandes en fuite, tombées au combat[1]. Ce cimetière provisoire comprenait 5 000 sépultures.

Après la guerre, les Américains ont relevé leurs soldats et les ont réinhumés dans le cimetière militaire américain de Saint-Avold. Andilly est alors devenu un cimetière militaire allemand où reposaient à l'époque 5 000 victimes.

Nécropole militaire Allemande[modifier | modifier le code]

De Saint Avold, on regroupait 575 et d'Èpinal-Dinoze 4 891 soldats allemands morts vers Andilly. En somme le chiffre des morts à Andilly s'augmentait à 11 000. Après l'accord franco-allemand sur les sépultures militaires en 1954, le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (Service d'Entretien des Sépultures Militaires Allemandes) a été chargé par le gouvernement allemand d'aménager cette nécropole militaire de regroupement pour les victimes de la Seconde Guerre Mondiale au début des années 1960. Ses membres et bienfaiteurs en ont financé l'entretien avec leurs cotisations et dons.

À partir de 1957, le Volksbund a commencé à rechercher et à regrouper à Andilly les corps des soldats allemands tombés à l'ouest de Metz et dans onze départements : Nièvre, Saône-et-Loire, Côte-d'Or, Haute-Marne, Jura, Doubs, Haute-Saône, Vosges, Territoire de Belfort, Meuse et Meurthe-et-Moselle. On trouvait dans les Vosges 2000 soldats allemand morts inconnus qui étaient transférés vers Andilly. C'est ainsi qu'avec 33 085 sépultures, la plus grande nécropole militaire allemande pour la Seconde Guerre Mondiale en France a été créée. Au printemps 1961, on transformait le cimetière au point de vue jardinier. Il résultat un terrain d'atmosphère solennelle entouré de buissons et d'arbres. Le cimetière a été ouvert au public en 1962[2].

Pour la paix[modifier | modifier le code]

Voici le texte qui se trouve affiché à l'entrée de la Nécropole Militaire Allemande d'Andilly :

"Les tombes de soldats sont les grands prédicateurs de la Paix" (Albert Schweitzer, Prix Nobel de la Paix)

Dans le cadre de camps de jeunesse internationaux, des jeunes gens de toute l'Europe aident toujours à l'entretien, et jettent ainsi les bases d'une compréhension mutuelle[3].

Les défunts de ce cimetière appellent à la Paix.

Sources[modifier | modifier le code]

  1. (en) Cimetière Andilly à tracesofwar.com
  2. (de) Site internet du «Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge» (le travail du Service d'Entretien des Sépultures Militaires Allemandes et description du cimetière à Andilly (Meurthe-et-Moselle))
  3. (de) Deutscher Soldatenfriedhof in Frankreich. (Cimetière d'Andilly) En: Wochenspiegel du 1er juillet 2012

Liens internes[modifier | modifier le code]

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