Cimetière des Invalides

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

52° 31′ 55″ N 13° 22′ 16″ E / 52.53194444, 13.37111111

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Invalides.
Monument funéraire de la famille von Boyen

Le cimetière des Invalides (Invalidenfriedhof) est l'un des cimetières les plus anciens de Berlin, fondé en 1748. Situé dans le quartier de Berlin-Mitte, c’est le lieu du dernier repos des militaires prussiens et un lieu historique protégé.

Historique[modifier | modifier le code]

Plan de l'Hospice des Invalides avec les jardins de 1748 , et du Cimetière des Invalides (1882) à droite de cet Hospice.
La partie primitive du Cimetière des Invalides (section A), avec au second plan le secteur des généraux.

C'est le roi Frédéric II qui ordonna en 1746 d'établir un Hospice des Invalides sur un terrain vague du nord-est de la barrière d'octroi de Berlin, non loin de l'hôpital de La Charité. À dater de son inauguration le 15. novembre 1748, on y amena désormais les soldats mutilés (lahme Kriegsleut) : ils devaient autant que possible non seulement y pourvoir à leurs propres besoins, mais aussi participer au jardinage dans ce que les Berlinois appelaient le « Sahara ». Des plans avaient déjà été dressés pour l'Hospice des Soldats Invalides sous les règnes de Frédéric Ier et de Frédéric-Guillaume Ier ; mais ce n'est qu'avec l'afflux des nombreuses victimes militaires des deux guerres de Silésie (1740–1742 et 1744/1745) que Frédéric le Grand se décida à mettre en application ce projet[1].

Le legs royal consistait en un domaine de quelques 134 ha. Le cimetière se trouvait au nord de l'hospice des Invalides, sur un terrain mis en commun avec un moulin à vent de la Kirschallee (rebaptisée « rue Scharnhorst » en 1860). Le premier hôte de ce cimetière militaire aura été, le 20 décembre 1748, un sous-officier catholique du nom de Hans-Michael Neumann, originaire de Bamberg (cette sépulture a disparu[2]).

À l'origine, le « Cimetière de la Communauté des Invalides » ne comprenait que la Division A au Nord-est du terrain, où l'on inhuma par la suite aussi les généraux affectés à la commanderie de l'Hospice des Invalides (division dite des Kommandantengräber). Elle se trouve à côté de l’actuel économat et du lapidarium. En 1769, les autorités militaires décidèrent d'aménager l’actuelle Division B, à l'ouest du premier cimetière. Le reste du cimétière faisait encore partie des champs cultivés au XVIIIe siècle ; le secteur qui s'étend au sud-est jusqu'aux tombeaux des officiers de la Landwehr (auj. occupés par le canal Berlin-Spandau) était alors couvert de prairies[3].

Personnalités inhumées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Klaus von Krosigk (éd.): Der Invalidenfriedhof. Rettung eines Nationaldenkmals. L-und-H-Verl., Hambourg 2003, p. 11–12. Laurenz Demps: Der Invalidenfriedhof. Ein Denkmal preußisch-deutscher Geschichte in Berlin. Brandenburgisches Verlagshaus, Berlin 1996, p. 13–22.
  2. Krosigk (éd.): Der Invalidenfriedhof. p. 11–12. Demps: Der Invalidenfriedhof. p. 45.
  3. Krosigk (éd.): Der Invalidenfriedhof. p. 12. Demps: Der Invalidenfriedhof. p. 51.