Chu Yo-han

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Chu Yo-han (hangeul :주요한, 14 octobre 1900 - 17 novembre 1979) est un poète sud-coréen[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Chu est né à Pyongyang, qui faisait encore partie de la Corée unifiée à l'époque. Il a fréquenté l'école primaire de Pyongyang, puis l'Académie Meiji au Japon. En mai 1919, il s'exile à Shanghai, où il a été journaliste pour le quotidien du gouvernement provisoire en Chine intitulé Indépendance (Dongnipsinmun). Il rencontre à cette période An Changho et Lee Gwangsu. En exil à Shanghai, il entre à l'université Hujiang pour étudier la chimie. Il sort diplômé de cette université en 1925. Il fut rédacteur en chef pour le magazine culturelle et littéraire "Création"[2], et a été l'une des figures de proue du mouvement de la nouvelle poésie en Corée[3]. En 1979, le gouvernement sud-coréen lui a conféré le titre honorifique de la rose Sharon à titre posthume[4]. Il a aussi composé plusieurs chansons, notamment des musiques religieuses pour la chrétienté et les églises.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Chu est considéré comme un poète représentatif des années 1920 et des années 1930[5]. Son travail peut être divisé entre ces poèmes composés avant son exil à Shanghai et ceux écrit après son exil. Ses tous premiers poèmes, écrits pendant ses années au Japon, reflètent l'influence de la poésie occidentale et de la poésie japonaise moderne sur ces récits. L'influence du poète symboliste français Paul Fort se fait ressentir dans des pièces telles que Feu d'artifice (Bullori) : dans un style clair, limpide, il enregistre avec sensibilité les moindres impressions qui se présentent à lui et parvient à leur prêter une immédiateté sensuelle[6].

Le travail de Yo-han dans son ensemble reflète un tournant progressif dans le style d'écriture en Corée. Un style d'écriture qui s'est rapproché de la poésie occidentale tout en préservant les éléments de la poésie traditionnelle coréenne. Comme Kim Eok, il est une figure majeure de la littérature coréenne, pionnier dans la volonté de préserver les éléments traditionnels de la poésie coréenne face à la modernisation de la littérature. Il énonce les raisons de cette volonté dans sa pièce critique A celui qui écrirait une chanson (Noraereul jieusillyeoneun iege), récit dans lequel il accorde la plus haute valeur à la création de la beauté et à la vitalité de la langue coréenne pour créer une toute nouvelle conception de la poésie. Après 1930, Yo-han s'est concentré sur l'écriture de sijo, une forme poétique traditionnelle coréenne[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Poésies

  • Feu d'artifice (Bullnori)
  • L'histoire de Shangai (Sanghae iyagi)
  • Fille chinoise (Chaina sonyeo)
  • Dans le parc (Gongwoneseo)
  • A celui qui écrirait une chanson (Noraereul jieusillyeoneun iege)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Fiche biographique de "Ma Jonggi" sur le site du Korea Literature Translation Institute
  2. « Korean Literature Savor Korea's Finest Writing », sur http://www.koreanlitinfo.com/chu-yohan/,‎ 6 avril 2012 (consulté le 11 novembre 2013)
  3. (en) Jaihiun J. Kim, Korean Poetry Today 450 Poems Since the 1920's, Seoul, Hanshin,‎ 1987, « Chu Yohan », p. 16
  4. "김덕련, 발굴/ 주요 친일명단 120명 중 34명 해방후 훈·포장·표창 서훈 - 김성수는 2등급, 유관순은 3등급" 《Ohmynews》 (2005.8.31)
  5. (en) Twentieth-Century Korean Literature, EastBridge Signature Books Series,‎ 2005, « 1900 - 1945 : The Rise of Modern Literature », p. 7
  6. a et b (en) Fiche biographique de "Joo Yohan" sur le site du Korea Literature Translation Institute

Lien interne[modifier | modifier le code]