Chronophotographie

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La chronophotographie est le terme historique qui désigne une technique photographique qui permet de prendre une succession de photographies à intervalles réguliers permettant d'étudier le mouvement en décomposé de l'objet photographié.

Le principe est d'impressionner une portion vierge de plaque ou de pellicule à chaque intervalle de temps. Plusieurs systèmes furent utilisés comme les appareils à objectifs multiples à déclenchements successifs mais la solution finalement apportée fut la synchronisation de la fermeture de l'obturateur et du déplacement de la surface sensible impressionnée.

Le cheval au galop de Muybridge

Histoire[modifier | modifier le code]

L'invention de cette technique revient à Eadweard Muybridge qui photographia en 1878 le galop d'un cheval à l'aide d'une succession d'appareils disposés le long du trajet.

À la suite d'un pari avec le milliardaire Stanford sur la véracité des expériences menées par Étienne-Jules Marey, qui avait décomposé le mouvement du cheval au pas de course avec son capteur pneumatique, provoquant le scepticisme des spécialistes, Muybridge s'emploie dans l'entreprise très coûteuse de reconstituer le mouvement du cheval au pas de course, la question étant « à un moment de son galop, le cheval n’a-t-il aucun pied en contact avec le sol ? »

Il aligne ainsi 12 appareils photographiques sur le côté d'une piste où doit courir le cheval. Les 12 appareils s'enclenchent quand les fils sur la piste se tendent au passage du cheval. Une fois l'ensemble des images rassemblées sur un même support, Muybridge met au point le zoopraxiscope capable de projeter la reconstitution du mouvement (et gagne ainsi son pari sur la véracité du travail de Marey.)

En France, Étienne-Jules Marey utilise des techniques analogues (au début Muybridge et Marey ignorent qu’ils travaillent sur les mêmes sujets), il commence par l'utilisation d'une plaque unique et c'est l'obturateur qui est zoopraxiscope, obtenant ainsi des clichés de mouvement décomposé en surimpression, puis aboutit à l’invention du « fusil photographique » en 1882, produisant cette fois une série de clichés instantanés distincts, pour décomposer le mouvement des oiseaux en vol.

Le fusil photographique utilisait une plaque circulaire, qui avançait d'un angle constant à chaque fermeture d'obturateur. En 1889, Marey utilisa la pellicule souple.

Georges Demenÿ et Albert Londe utilisaient également ce procédé.

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