Chrono Trigger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chrono Trigger
image

Éditeur Super Famicom / Nintendo
JP Square Co., Ltd.
AN Square Soft, Inc.

PlayStation
JP Square Co., Ltd.
AN Square Electronic Arts

Nintendo DS
Square Enix

Console virtuelle (Wii)
Square Enix
Développeur Square Co., Ltd.
Concepteur Takashi Tokita, Yoshinori Kitase, Akihiko Matsui (directeurs)
Kazuhiko Aoki (producteur)[1]
Musique Yasunori Mitsuda, Nobuo Uematsu[1]

Date de sortie Super Famicom / Nintendo
Icons-flag-jp.png 11 mars 1995
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 22 août 1995

PlayStation
Icons-flag-jp.png 2 novembre 1999
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 29 juin 2001

Nintendo DS
Icons-flag-jp.png 20 novembre 2008
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 25 novembre 2008
Icons-flag-eu.png 6 février 2009

Console virtuelle (Wii)
Icons-flag-jp.png 26 avril 2011
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 16 mai 2011
Icons-flag-eu.png 20 mai 2011

PlayStation Network (PS3)
Icons-flag-jp.png 20 septembre 2011
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 4 octobre 2011

Appstore (IOS)
Icons-flag-jp.png 25 avril 2011
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 9 décembre 2011
Icons-flag-eu.png 9 décembre 2011
Genre Jeu de rôle
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Super Famicom
Super Nintendo
PlayStation
Nintendo DS
Console virtuelle
PlayStation Network
iOS
Média Cartouche, CD-ROM, Téléchargement
Contrôle Manette de jeu
écran tactile

Évaluation Super Famicom / Nintendo
AN ESRB : Kids to Adults (K-A)

PlayStation
AN ESRB : Teen (T)
JP CERO : All Ages (A)

Nintendo DS
AN ESRB : Everyone 10+
JP CERO : All Ages (A)
EU PEGI : 12+

Console virtuelle (Wii)
AN ESRB : Everyone 10+
EU PEGI : 7+

Chrono Trigger (クロノ・トリガー, Kurono Torigā?) est un jeu vidéo de rôle, développé par Square Co., Ltd. (aujourd'hui Square Enix Co., Ltd.), sorti sur Super Famicom le 11 mars 1995 au Japon et le 22 août de la même année en Amérique du Nord sur la console homologue de Nintendo: la Super Nintendo. Le scénario du jeu suit un groupe de jeunes aventuriers transportés accidentellement dans le temps, qui, découvrant que le monde court à sa destruction, cherchent les moyens de le sauver.

Au moment de sa sortie, certains aspects de Chrono Trigger sont vus comme révolutionnaires, notamment ses fins multiples, ses quêtes secondaires scénarisées et centrées sur la caractérisation des personnages, son système de combat unique, et ses graphismes détaillés[2]. Il est considéré comme étant l'un des meilleurs jeux de tous les temps[3].

Le jeu est adapté sur PlayStation en 1999 au Japon par la compagnie TOSE. En 2001, il ressort en Amérique du Nord dans la compilation Final Fantasy Chronicles, qui comprend également Final Fantasy IV. En novembre 2008, Chrono Trigger paraît sur Nintendo DS au Japon puis en Amérique du Nord, avant de sortir en février 2009 pour la première fois en Europe. Le jeu connaît une nouvelle réédition sur Console virtuelle en avril 2011 au Japon puis en mai de la même année en Amérique du Nord et en Europe. Il sera ensuite adapté sur appareil portable équipé d'IOS le 25 avril 2011 au japon, puis le 9 décembre de la même année en Amérique du Nord et en Europe.

Trame[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Chrono est un jeune garçon dont les passe-temps consistent à dormir ou à s'entraîner avec son katana en bois. Il vit dans la ville de Truce dans le paisible royaume de Gardia.

Un beau matin de l'an 1 000 a lieu la foire du millénaire, une fête unique en son genre puisqu'elle célèbre les mille ans du royaume. Elle se déroule sur la place de Lynne, nommée en hommage à une ancienne reine de Gardia. Lucca, une amie d'enfance de Chrono, passionnée par les machines, y présente sa dernière invention. Chrono s'y rend comme de nombreux habitants du royaume et y bouscule par mégarde une jeune fille, Marle, faisant tomber son pendentif[4]. Chrono le lui rapporte et les deux jeunes gens font connaissance. Ils se rendent ensuite ensemble au stand de Lucca voir son invention, un téléporteur, qui permet de se déplacer de quelques mètres. Chrono l'essaie et se retrouve téléporté instantanément d'un point à l'autre de la machine. Mais lorsque vient le tour de Marle, le pendentif qu'elle porte se met à réagir étrangement avec l'engin et la jeune fille disparaît dans un vortex. Chrono ramasse alors le pendentif encore présent et décide de partir la secourir. Il se retrouve 400 ans en arrière au Moyen Âge où Marle, qui s'avère être en fait la princesse Marledia, est confondue avec la reine Lynne, disparue, par les habitants. Celle-ci accueille Chrono au château de Gardia avant d'être apparemment effacée du continuum espace-temps. En effet, en prenant la place de son ancêtre, Marle a modifié involontairement le cours de l'histoire et compromis sa propre existence. Chrono part alors à la recherche de la véritable Lynne et avec l'aide de Lucca, qui l'a rejoint entre temps, parvient à la sauver, ramenant Marle parmi eux. Les trois amis retournent alors dans leur époque grâce à un dispositif mis au point par Lucca. Cependant, ils se retrouvent bientôt obligés d'emprunter un nouveau vortex qui les conduit cette fois jusqu'à un futur post-apocalyptique. Ils décideront alors d'essayer de changer le cours de l'histoire, comme ils l'avaient fait au Moyen Âge, pour empêcher le cataclysme de se produire.

L'histoire navigue ensuite entre sept époques et autant de cartes différentes. Les conséquences des changements temporels y sont exploitées, nourrissant une trame narrative d'une grande richesse. Chrono et ses camarades y découvrent un ennemi qu'ils tentent de vaincre: Lavos. Celui-ci semble être lié à l'ensemble de l'histoire de la planète, depuis la Préhistoire jusqu'à un futur lointain.

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Chrono Trigger.

Les sept personnages jouables de Chrono Trigger proviennent de différentes époques historiques du monde du jeu.

Chrono, un personnage silencieux, est un jeune homme brave et courageux, habile dans l'art de manier le katana. Il est également le personnage que le joueur contrôlera pendant la majorité de la partie.

Marle est la princesse du royaume de Gardia ; son tempérament entier, de garçon manqué, l'oppose souvent à son père le roi.

Lucca est un génie de la mécanique qui étant plus à l'aise avec des machines qu'avec les gens a peu d'amis en dehors de Chrono. Elle est passionnée par les sciences depuis qu'un accident avec une machine a rendu sa mère paralysée motrice quelques années plus tôt. Sa maison est remplie d'équipements de laboratoire et de machinerie. Tout comme Chrono et Marle, elle est originaire du Présent (an 1000 après la création du Royaume de Gardia)

Originaire de l'an 2 300, RoBo est un androïde à la personnalité avisée et curieuse créé pour assister les êtres humains. Tout d'abord inopérant, il rejoint le groupe après être réparé par Lucca[5].

Originaire de l'an 600, Gren est un écuyer anciennement appelé Glenn, transformé en grenouille par le sorcier Magus. Depuis la mort de son ami Cyrus lors de son combat contre Magus et sa propre transformation, Gren voue sa vie à protéger la reine de Gardia. Dans la version nord-américaine du jeu, Gren est dépeint comme un être chevaleresque mais plein de regrets face au passé.

Originaire de l'an -65 000 000, Ayla est une femme brusque, à l'assurance et à la force inégalée. Elle est la chef du village Ioka en conflit avec les Sauriens, des dinosaures humanoïdes en lutte pour la survie de leur espèce.

Magus, est le chef des Mystiques, une race de créatures intelligentes maîtrisant la magie et ayant déclaré la guerre à l'humanité durant le Moyen Âge. Né pendant l'Antiquité sous l'identité de Janus, le prince de l'antique royaume de Zeal, Magus, alors enfant, fut propulsé au Moyen Âge lorsque la créature nommée Lavos détruisit son royaume en l'an -12 000. Cherchant à se venger en éliminant Lavos et préoccupé exclusivement par le sort de sa sœur disparue, Shala, Magus est doté d'un caractère cynique et morbide[5]. Il est le seul personnage que le joueur pourra choisir de ne pas recruter.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Chrono Trigger possède à la base un gameplay de jeu vidéo de rôle standard. Le joueur dirige le héros et ses compagnons dans un monde fictif en deux dimensions. L'exploration se fait par le biais d'une carte du monde représentant en petite échelle les lieux susceptibles d'être visités. Dans ces lieux, dépeints à échelle normale, le joueur peut parler aux personnages non-joueurs, se procurer des objets, résoudre des épreuves ou affronter des ennemis pour faire avancer l'histoire. Le gameplay de Chrono Trigger se distingue néanmoins des jeux de rôle console de l'époque par l'absence de combats générés aléatoirement : les ennemis sont visibles en nombres limités sur l'écran et se déplacent librement. Entrer en contact avec ceux-ci fait démarrer l'affrontement sur l'écran d'exploration et non dans un écran de combat distinct[6]. Ce concept, déjà présent dans les jeux de rôle d'action tels que Mystic Quest ou Secret of Mana, est à l'époque inhabituel pour un jeu vidéo de rôle classique.

Les combats de Chrono Trigger sont gérés par une version améliorée du système Active Time Battle de la série Final Fantasy, rebaptisé ici « Active Time Battle ver.2 ». Ce système permet à chaque personnage ou ennemi d'exécuter une action indépendamment des autres combattants, à chaque fois qu'un compteur individuel d'action atteint son maximum. Le joueur ne peut pas déplacer ses personnages pendant les phases de combats, mais choisit leurs actions par le biais d'un menu. Les magies et les techniques physiques de combats, par exemple les techniques à l'épée, sont regroupées dans une option du menu appelée « Solos » et requiert la dépense de points de magies pour être utilisées[7]. Certaines compétences possèdent une zone d'effet particulière : elles peuvent affecter tous les ennemis se trouvant à l'intérieur d'une zone circulaire, ou encore les ennemis disposés sur le terrain en ligne droite. À la différence des personnages contrôlés par le joueur, les ennemis changent souvent de positions pendant les combats, permettant de ce fait au joueur d'utiliser ses compétences à zone d'effet de manière stratégique. Une autre innovation du système de combat de Chrono Trigger est la possibilité d'utiliser des techniques de combat collectives[6],[7]. Chaque personnage peut apprendre huit compétences individuelles, qui peuvent être combinées avec celles des autres personnages pour former des Duos ou de Trios aux effets plus importants. Par exemple, l'attaque d'épée tournoyante « Cyclone coupant » de Chrono peut être combinée avec l'attaque de feu « Lance-flammes » de Lucca pour créer la combinaison « Cyclone enflammé ». Lorsque des personnages possèdent les techniques nécessaires et assez de points de magie pour pouvoir les utiliser, la commande « Solos » se change en « Combos » et le menu liste automatiquement les combinaisons de compétences disponibles[7].

Un autre aspect central du gameplay de Chrono Trigger est le voyage dans le temps. Le joueur a accès à sept époques du monde fictif du jeu (la Préhistoire, l'Antiquité, le Moyen Âge, le Présent, le Cataclysme, le Futur et la Fin des temps[8]), et les actions qu'il prend dans les époques passées affectent les évènements futurs. À travers l'Histoire, le joueur découvre de nouveaux alliés, recherche ses adversaires et peut compléter des quêtes secondaires. Les voyages temporels se font grâce à des vortex appelés « Portails temporels » et avec une machine baptisée Ibis (Epoch en version U.S et Silvard -jeu de mot de Silver Bird- en version originale japonaise). En conséquence du thème de voyage temporel, le joueur a la possibilité inhabituelle d'affronter le boss final à différents moments d'avancement du scénario[9]. L'avance du joueur par rapport à l'instant final « canonique » du scénario où il était censé affronter le boss final détermine laquelle des treize fins est obtenue[4]. Une fois terminé une première fois et en ayant complété le Songe Obscur (dernier donjon du jeu), le jeu donne accès à un mode « Nouvelle Partie ★ », qui permet de recommencer l'aventure en conservant les attributs de ses personnages, les compétences' apprises et les objets collectés, mais pas l'argent et certains objets importants du scénario. Certaines fins ne peuvent être vues que dans le mode Nouvelle Partie ★, dans laquelle le boss final peut être affronté à n'importe quel moment du jeu, y compris immédiatement après le début. Après Chrono Trigger, Square réutilisa le concept de Nouvelle Partie ★ dans de nombreux titres, comme Parasite Eve, Chrono Cross, Vagrant Story, Final Fantasy X-2, ou Radiata Stories.

À plusieurs reprises dans le jeu, le procédé de texturisation Mode 7 de la console Super Nintendo est utilisé dans des scènes cinématiques ainsi que dans un mini-jeu de course de moto.

Réalisation[modifier | modifier le code]

Chrono Trigger fut développé par une équipe connue pour l'occasion sous le nom de Dream Team et composée de Yuji Horii, Hironobu Sakaguchi, Akira Toriyama, Yasunori Mitsuda et Nobuo Uematsu[4].

Le jeu fut produit par Kazuhiko Aoki et réalisé par Akihiko Matsui, Yoshinori Kitase et Takashi Tokita. Le développement fut supervisé par Hironobu Sakaguchi, créateur et producteur de la série des Final Fantasy, et Yuji Horii, créateur et réalisateur de la série des Dragon Quest. Yuji Horii rédigea le plan général du scénario du jeu ; en tant que fan d'histoires de voyages dans le temps comme celle de la série télévisée Au cœur du temps, Horii se concentra sur le thème des voyages temporels[10]. Le plan fut ensuite étoffé et complété par le scénariste Masato Kato, qui créa notamment l'ensemble des évènements de la période de l'an -12 000 du jeu. Enfin, Yoshinori Kitase et Takashi Tokita créèrent les différents sous-scénarios du jeu[11].

Les personnages du jeu furent dessinés par Akira Toriyama, le créateur du manga Dragon Ball, connu également pour ses travaux pour la série des Dragon Quest. Parmi les autres designers qui participèrent au développement, on trouve notamment Tetsuya Takahashi au poste de directeur graphique, et Yasuyuki Honne, Tetsuya Nomura et Yusuke Naora, travaillant parmi d'autres aux postes de field graphic designers[12].

Bande son[modifier | modifier le code]

Le visage de Yasunori Mitsuda.
Yasunori Mitsuda compose la plupart des mélodies du jeu.

La bande son de Chrono Trigger a été réalisée par Yasunori Mitsuda et le compositeur vétéran de la série Final Fantasy, Nobuo Uematsu. Le jeu est le premier pour lequel Mitsuda a la fonction de compositeur, mais après avoir contracté un ulcère de l'estomac pour cause de surmenage, il est remplacé par Uematsu qui aide le projet et écrit dix pistes, dont une en collaboration avec Noriko Matsueda[13]. Au moment de la sortie du jeu, la quantité de pistes et d'effets sonores est sans précédent[2], et la bande son est publiée sous forme d'un triple album. Un album d'arrangement acid jazz appelé The Brink of Time est également publié. Plus tard, un album, intitulé Chrono Trigger Original Soundtrack est produit pour le portage du jeu sur PlayStation et contient les musiques orchestrales utilisées dans les nouvelles cinématiques. Yasunori Mitsuda a en outre composé quatre nouvelles pistes pour le portage, bien qu'elles ne soient incluses dans aucun des albums publiés. En 2006, Mitsuda réorchestre des musiques de Chrono Trigger et de Chrono Cross, pour la tournée de concerts de musiques symphoniques de jeux vidéo Play! A Video Game Symphony[14]. Un dernier album, Chrono Trigger Orchestra Extra Soundtracks contenant deux pistes audio a été offert aux personnes ayant pré-commandé l'édition japonaise de la version Nintendo DS du jeu[15],[16]. Une vidéo de l'enregistrement de ces deux pistes fut par la suite incluse dans le DVD accompagnant la réédition de Chrono Trigger Original Soundtrack sortie le 29 juillet 2010[17].

La bande son du jeu est énormément remixée par ses fans, avec plus de 300 compositions disponibles sur Internet[18] et une poignée d'albums de reprises vendus dans le commerce ou téléchargeable sur Internet. Parmi ces albums se trouvent notamment Time & Space - A Tribute to Yasunori Mitsuda et Chrono Symphonic: A Cinematic Interpretation. Ce dernier est publié par le site web de remix OverClocked ReMix, et a pour but originel de promouvoir une bande son orchestrale pour un script amateur rédigé à la création d'un hypothétique film adapté de Chrono Trigger. Par ailleurs, un groupe baptisé Compromised publie sur le web un album de bastard pop nommé The Chrono Trigger Mixtape, Vol. 1, album réalisé en mixant des pistes-voix de chanson rap avec des versions instrumentales de musiques de Chrono Trigger[19]. Les fans japonais de Chrono Trigger vendent souvent leur travaux de remix dans des albums compilations amateurs appelés dōjin.

Accueil[modifier | modifier le code]

Ventes[modifier | modifier le code]

Chrono Trigger s'est vendu à plus de 2,36 millions d'exemplaires au Japon, 200 000 en Amérique du Nord, et 90 000 en importation dans les pays utilisant la norme PAL, ce qui l'établit comme un des quatre seuls titres de Square Enix en dehors des franchises Dragon Quest et Final Fantasy à s'être vendu à plus d'un million d'exemplaires en 2003[20]. Les deux premiers millions de cartouches sont délivrés au Japon en moins de deux mois après la sortie du jeu[21]. Le titre rencontre un franc succès à sa sortie en Amérique du Nord[22], et son portage six ans plus tard sur PlayStation dans la compilation Final Fantasy Chronicles reste au sommet des classements de ventes NPD TRSTS PlayStation pendant plus de six semaines consécutives[23]. Ce portage reparaît une nouvelle fois en 2003 dans la collection Greatest Hits de Sony. La version Nintendo DS s'est quant à elle écoulée à plus de 790 000 unités au 31 mars 2009 avec près de 490 000 exemplaires vendus au Japon, 290 000 vendus en Amérique du Nord et 60 000 vendus en Europe[24].

Réactions et critiques[modifier | modifier le code]

Chrono Trigger apparaît dans l'ensemble des trois « Top 100 des jeux de tous les temps » du site multimédia IGN : d'abord en quatrième place en 2002, puis en sixième place début 2005, enfin en treizième place fin 2005[3]. Le jeu est également inclus dans la liste de GameSpot des « Plus grands jeux de tous les temps » publiée en avril 2006[25], et apparaît en vingt-huitième place dans un sondage « Top 100 de tous les temps » conduit par le magazine japonais Famitsu[26]. En outre, le titre apparaît également à la 37e place du top 50 des licences les plus appréciées, réalisé par l'édition 2010 du Guinness Book of World Records Gamer’s Edition[27]. Enfin, John Romero, créateur du jeu de tir subjectif Doom, cite Chrono Trigger comme étant son « jeu vidéo favori de tous les temps »[28].

Au succès populaire de Chrono Trigger s'ajoute le succès auprès des critiques de la presse vidéoludique. Nintendo Power qualifie le titre dans sa version originale de « plus grand jeu jamais réalisé », citant les graphismes, le son et le gameplay comme innovants par rapport aux jeux vidéo de rôle précédents[2]. L'Official PlayStation Magazine décrit le jeu comme « original et extrêmement captivant », et exprime une réaction particulièrement favorable à ses graphismes, son ambiance sonore et son histoire[29]. Toujours à propos du jeu dans sa version PlayStation, IGN écrit qu'« il est peut-être rempli de tous les clichés imaginables de RPG console, mais [que] Chrono Trigger arrive à se démarquer parmi la masse » avec « une histoire [captivante] qui ne se prend pas trop au sérieux » et « une des meilleures bandes son jamais produite »[30]. La version Nintendo DS reçoit elle aussi un bon accueil de la part des médias. Gameblog.fr note avec enthousiasme les ajouts apportés à ce portage et souligne « la qualité de la traduction »[31] tandis que Gamekult.com qualifie de « bien vu » l'ajout de l'un des tout nouveaux donjons du jeu qui permet de « retrouver du challenge massif »[4]. Les sites Metacritic et GameRankings quant à eux lui attribuent respectivement un score de 92 et 91.82%, lui faisant ainsi prendre respectivement la troisième et la seconde place de leurs classements des jeux Nintendo DS[32],[33]. Criticator.fr, leur équivalent français n'est pas en reste, attribuant au titre une note de 93, lui faisant prendre la première place du classement des « Meilleurs jeux sur DS » pour l'année 2009 ainsi que la seconde place du classement des « Meilleurs jeux de 2009 », des classements établis par le site[34],[35].

Néanmoins, un certain nombre de critiques, comme les rédactions des sites d'informations de jeux vidéo RPGFan et Cubed³, critiquent la durée de vie du jeu, cette dernière étant plus courte que dans la plupart des jeux vidéo de rôle d'époque, et notent que le niveau de difficulté du jeu est léger[36],[37]. Globalement, ces derniers voient toutefois la durée de vie de Chrono Trigger comme grande, due à la présence de fins multiples ; le gameplay comme simple mais innovant ; et l'histoire comme « fantastique mais pas excessivement complexe ». Dans sa critique de la version Nintendo DS du jeu, Gameblog.fr note également que « la difficulté générale se révèle assez peu élevée »[31].

Différentes versions[modifier | modifier le code]

Avant la sortie commerciale de Chrono Trigger, une version bêta est livrée aux magazines de la presse vidéoludique. Cette version non terminée du jeu possède de nombreuses différences vis-à-vis de la version finale, par exemple des musiques inédites et un lieu d'exploration appelé Singing Mountain[38] (Mont chantant en version française). Des fans curieux analysent plus tard l'image ROM de cette version bêta, découvrant deux sprites non utilisés d'un personnage prévu pour apparaître sur l'écran de carte du monde, ainsi que des sprites additionnels pour certains personnages non-joueurs. Ces découvertes ont conduit un certain nombre de fans à penser qu'un huitième personnage jouable était initialement prévu, tandis que d'autres affirment qu'il y a peu de preuves concrètes pour appuyer cette théorie[39]. La version finale du jeu — encore vendu communément sur les sites de ventes aux enchères[40] — inclut dans sa boîte d'origine deux affiches. Au Japon, les acheteurs ayant pré-commandé le titre recevaient également des cartes holographiques à collectionner. La version finale du jeu est une cartouche de 32 mégabits qui utilise une mémoire vive couplée à une pile pour conserver les sauvegardes de parties.

Un portage de Chrono Trigger pour la PlayStation est publié au Japon en 1999, puis en Amérique du Nord en 2001 où le jeu est vendu conjointement au portage de Final Fantasy IV sous le titre Final Fantasy Chronicles. Cette version présente des cinématiques animées réalisées par Bird Studio, l'équipe du character designer originel Akira Toriyama, ainsi que quelques fonctions omake accessibles au fur et à mesure que les différentes fins du jeu sont obtenues. Le portage reçoit toutefois des critiques négatives pour ses temps de chargement longs et non présent sur la version Super Nintendo[29].

Nintendo DS ouverte et vue de dessus.
Fin 2008-début 2009 sort un portage du jeu sur la console portable Nintendo DS.

Il existe deux tentatives notables de groupes de fans pour recréer non officiellement le jeu avec des moteurs 3D : Chrono Resurrection par Resurrection Games, et Chrono Trigger Remake Project par la CTRP Team. Les deux projets sont néanmoins stoppés en 2004 et 2005 respectivement par Square Enix, par voie de lettres de cease and desist[41],[42]. En Europe, où Chrono Trigger n'a jamais été publié avant la sortie de la version DS, les projets de ROM hacking se concrétisent notamment par des versions localisées du jeu. La première localisation non officielle est réalisée en français par Terminus Traduction en 2000[43], viennent ensuite d'autres localisations européennes par d'autres groupes de traduction[44].

Un portage du jeu sur Nintendo DS est sorti le 6 février 2009 en Europe dans des versions traduites[45]. Il contient les cinématiques de la version PlayStation (sans les temps de chargement qui vont avec), des donjons bonus, une fin supplémentaire et un mode « Arène » où l'on peut entraîner des monstres et les faire combattre (il n'est pas possible de conserver son monstre dans une partie new game+). De plus, une partie « Bonus » permet de regarder les cinématiques comme on le souhaite et d'écouter les différentes musiques du jeu à loisir. Elle contient aussi un bestiaire, une galerie d'images, une encyclopédie pour les objets trouvés ainsi qu'un dojo permettant de visualiser les différentes techniques du jeu. Deux autres parties bonus sont à débloquer dont des plans des différents lieux, ainsi qu'un récapitulatif des différentes fins possibles du jeu. Il existe dans cette version une configuration permettant de restituer l'affichage original, ou de répartir les informations sur les deux écran de la console. L'utilisation du stylet est possible, mais pas obligatoire[31].

Le jeu fut également porté sur la Console virtuelle de la Wii en 2011 sur laquelle il sortit le 26 avril au Japon, le 16 mai en Amérique du Nord et le 20 mai en Europe[46]. Néanmoins, ce dernier portage ne bénéficie pas de toutes les traductions réalisées pour la version Nintendo DS, les joueurs européens devant se contenter des textes de la version américaine[47] car l'adaptation est un portage de la version super NES et non un portage de la version PlayStation ou Nintendo DS.

Le 15 décembre 2011, Square Enix a mis en ligne une adaptation iPhone de Chrono Trigger, elle-même reprise depuis l'adaptation de la Nintendo DS. À noter que le jeu est sorti entièrement traduit en français. Malheureusement le résultat final n'a pas eu l'effet escompté auprès des fans de la série[48].

Suites du jeu[modifier | modifier le code]

Quatre applications sont disponibles au téléchargement sur le Satellaview de Nintendo de 1995 à 2000. Les trois premières, publiées en 1995, sont Chrono Trigger: Jet Bike Special, portage du mini-jeu de course présent dans le jeu originel, Chrono Trigger: Character Library, qui liste et décrit les différents personnages et monstres du jeu, et Chrono Trigger: Music Library, qui permet d'écouter l'ensemble des musiques du jeu.

Logo du jeu Chrono Cross.
Logo du jeu Chrono Cross.

La quatrième application, Radical Dreamers: Nusumenai Hōseki, est publiée en 1996 et constitue une histoire annexe à Chrono Trigger, écrite pour expliquer un point non résolu du scénario de son prédécesseur[49]. L'atmosphère particulière de ce jeu d'aventure textuel repose sur des graphismes discrets et peu nombreux, ainsi que sur des musiques d'ambiance. Des éléments de son scénario, notamment certains personnages et lieux géographiques, sont modifiés en 1999 pour être adaptés dans une autre suite de Chrono Trigger, Chrono Cross. Les évènements de Radical Dreamers sont mentionnés dans Chrono Cross comme se déroulant dans une dimension parallèle inexplorée[50].

En outre, un anime de seize minutes nommé Nuumamonja: Time and Space Adventures est disponible sur l'Internet. Son origine, date et attribution restent inconnues car aucune source officielle, au moins en dehors du Japon, ne semble rapporter son existence[51].

En 2001, Hironobu Sakaguchi affirme que l'équipe de développement de Chrono Cross veut créer un nouvel épisode et que des idées de scripts sont en considération[52]. La même année, Square dépose les marques commerciales Chrono Brake au Japon et Chrono Break aux États-Unis. La marque déposée américaine est néanmoins abandonnée en 2003[53], et aucun titre de la série n'est en développement au terme de l'année 2005.

De nombreuses tentatives furent conduites par les fans de la série pour donner une nouvelle suite à Chrono Trigger et ce en tentant généralement d'établir un parallèle entre les évènements de ce jeu et ceux de Chrono Cross. Une des tentatives les plus notables consiste en un projet de ROM hacking mené de 2004 à 2009 par Kajar Laboratories à travers le Chrono Compendium, un important site de fans anglophones[54]. À cette occasion fut développé un logiciel, Temporal Flux, qui devait permettre la réalisation du jeu, nommé Chrono Trigger: Crimson Echoes. Au cours de la période de développement, Kajar Laboratories produisit également un court jeu nommé Chrono Trigger: Prophet's Guile destiné à montrer les performances de Temporal Flux. Le projet fut néanmoins stoppé le 8 mai 2009, à vingt-trois jours de la sortie de Chrono Trigger: Crimson Echoes, sur ordre de Square Enix via une lettre de cease and desit[54],[55],[56].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sites officiels[modifier | modifier le code]

Autres sites[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Games Credits for Chrono Trigger », MobyGames
  2. a, b et c (en) Alan Averill, Nintendo Power, n° 74 (juillet 1995), p. 52
  3. a et b (en) IGN, IGN's Top 100 games, IGN, 2005 (page consultée le 2 juillet 2006)
  4. a, b, c et d (fr) Puyo, Chrono Trigger, le test sur Nintendo DS, Gamekult.com, 2 février 2009 (page consultée le 6 septembre 2010)
  5. a et b (en) Square Enix, Final Fantasy Chronicles Instruction Manual, Square Enix, 2001 (SLUS-01363), p. 32-33
  6. a et b (en) Alan Averill, Nintendo Power, n° 74 (juillet 1995), p. 53
  7. a, b et c (fr) Square Enix, Combats, Chrono Trigger Mode d'emploi (version Nintendo DS) p. 33
  8. (en) Square Enix, Worlds, officiel européen de la version Nintendo DS (page consultée le 6 septembre 2010)
  9. (en) Alan Averill, Nintendo Power, no 73 (juin 1995), p. 37
  10. (en) Play, Interview with Yuji Horii, play Magazine Online, Fusion Publishing, Inc. (page consultée le 3 mars 2007)
  11. (en) Procyon Studio, Interview with Masato Kato, Chrono Compendium, novembre 1999 (page consultée le 3 mars 2007)
  12. (en) Chrono Trigger Credits, Chrono Compendium (page consultée le 3 mars 2007)
  13. (en) Chris Kohler, Power-Up: How Japanese Video Games Gave the World an Extra Life, DK Publishing, 2004, (ISBN 0-7440-0424-1)
  14. (en) Brandon Driker, Play! A Video Game Symphony, N-Sider, 30 mai 2006 (page consultée le 30 mai 2006)
  15. (fr) drik, Chrono Trigger DS: Bonus pour la sortie japonaise, Le Journal du Gamer, samedi 30 août 2008 (page consultée le 28 août 2010)
  16. (en) Jayson Napolitano, Something extra for Japan: Crono Trigger Orchestra Extra Soundtrack, Original Sound Version, 29 août 2008 (page consultée le 28 août 2010)
  17. (fr) RaHaN, Chrono Trigger : la bande originale réédité, Gameblog.fr, 16 juin 2009 (page consultée le 23 octobre 2010)
  18. (en) Music (Chrono Trigger), Chrono Compendium, 2006 (page consultée le 8 mai 2006)
  19. (en) Compromised, Chrono Trigger Mixtape vol. 1, Chrono Trigger Mixtape, 2005 (page consultée le 7 mai 2006)
  20. (ja) Square Enix, Square Enix IR Roadshow Document, Square Enix, 4 août 2003 (page consultée le 6 juillet 2006)
  21. (en) Alan Averill, Nintendo Power, no 73 (juin 1995), p. 36
  22. (en) Chrono Trigger Reviews, Game Rankings (page consultée le 7 mai 2006)
  23. (en) Alex Wollenschlaeger, Final Fantasy Chronicles Tops Sales Charts Six Weeks in a Row, RPGamer, 15 août 2001 (page consultée le 8 mai 2006)
  24. (en) Square Enix, « Results Briefing Session for the Nine-Months Period of the Fiscal Year ending March 31, 2009 », sur Site officiel de Square Enix,‎ février 2009 (consulté le 16 décembre 2010)
  25. (en) GameSpot, The Greatest Games of All Time, GameSpot, 17 avril 2006 (page consultée le 6 mai 2006)
  26. (en) Colin Campbell, Japan Votes on All Time 100, Next Generation, 3 mars 2006 (page consultée le 7 mai 2006)
  27. (fr) Benjamin Morin, « Et les 50 franchises de jeux vidéo les plus appréciées sont… », sur Le Journal du Gamer,‎ 7 mai 2010 (consulté le 9 août 2010)
  28. (en) Verbosity, John Romero Interview, Verbosity (page consultée le 20 août 2006)
  29. a et b (en) Sam Kennedy, Official PlayStation Magazine, Ziff Davis Media, n° 47 (août 2001), p. 107
  30. (en) IGN, IGN: Final Fantasy Chronicles Review, IGN, 4 juillet 2001 (page consultée le 7 mai 2006)
  31. a, b et c (fr) Julien C, Chrono Trigger, le test sur DS : Une aventure à l'épreuve du Temps, Gameblog.fr, 24 février 2009 (page consultée le 3 septembre 2010)
  32. « Chrono Trigger DS », sur Metacritic (consulté le 6 mai 2011)
  33. « Chrono Trigger for DS », sur Game Rankings (consulté le 6 mai 2011)
  34. (fr) Chrono Trigger, Criticator.fr (page consultée le 9 août 2010)
  35. (fr) Les meilleurs jeux sortis en 2009, Criticator.fr (page consultée le 9 août 2010)
  36. (en) « RPGFan Review - Chrono Trigger », sur RPGFan,‎ 30 octobre 2001 (consulté le 22 juillet 2006)
  37. (en) Adam Riley, Chrono Trigger Review, Cubed³, 29 janvier 2003 (page consultée le 27 juin 2006)
  38. (en) « Singing Mountain », sur Chrono Compendium (consulté le 7 mai 2006)
  39. (en) « Extra Playable Character (CTP) », sur Chrono Compendium (consulté le 9 mai 2006)
  40. (en) Digital Press - Chrono Trigger, Digital Press (page consultée le 22 juin 2006)
  41. (en) Resurrection Games, Project discontinued, Chrono Trigger: Resurrection, 6 septembre 2004 (page consultée le 7 mai 2006)
  42. (en) CTRP Team, CTRP closes it's door (page consultée le 7 mai 2006)
  43. (fr) Terminus Traduction, Chrono Trigger, Terminus Traduction (page consultée le 21 août 2006)
  44. (en) Chrono Trigger Translations, Chrono Compendium (page consultée le 20 juin 2006)
  45. (ja) Site officiel de Chrono Trigger DS, Chrono Trigger DS, (page consultée le 8 juillet 2008)
  46. « Chrono Trigger - Console Virtuelle », sur Gamekult,‎ 2011 (consulté le 17 août 2011)
  47. (fr) Benjamin Morin, « Chrono Trigger arrive sur Console Virtuelle ce vendredi », sur Le Journal du Gamer,‎ 16 mai 2011 (consulté le 31 août 2011)
  48. http://www.applicationiphone.com/2011/12/jeux-iphone-test-chrono-trigger/
  49. (en) Weekly Famitsu, Chrono Compendium (page consultée le 3 juillet 2006)
  50. Kid: Radical Dreamers...!? And me name's on here, too! What the bloody hell is goin' on? [...] Kid: ......This seems to be an archive from a different time than our own. Aside from the two worlds we already know about… there may be other worlds and times which exist… (Chrono Cross, Square Co., 2000)
    (Kid : Radical Dreamers...!? Et mon nom est là, aussi ! Bon sang qu'est-ce qui s'passe ? [...] Kid : ......Ça a l'air d'être une archive d'un temps différent du nôtre. En dehors des deux mondes qu'on connait déjà… il y a peut-être d'autres mondes et temps qui existent...)
  51. (en) Chrono Trigger OAV, Chrono Compendium (page consultée le 20 août 2006)
  52. (en) Ahmed Shahed, New Chrono game in planning stages, GameSpot, 3 juillet 2001 (page consultée le 20 août 2006)
  53. (en) Latest Status Info, Trademark Applications and Registrations Retrieval, 13 novembre 2003 (page consultée le 20 août 2006)
  54. a et b (en) Crimson Echoes, 12 août 2009 (page consultée le 2 juillet 2010)
  55. (en) Cease and Desit: Chrono Compendium, Crimson Echoes,Crimson Echoes, 8 mai 2009 (page consultée le 2 juillet 2010)
  56. (en) Bob Mackey, Posthumous Cult Gaming, p. 2-3, 1UP.com (page consultée le 27 août 2010)
Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 17 juillet 2007 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.