Chronique d'une mort annoncée

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Chronique d'une mort annoncée
Auteur Gabriel García Márquez
Genre Roman
Version originale
Titre original Crónica de una muerte anunciada
Éditeur original Oveja Negra
Langue originale espagnol
Pays d'origine Drapeau de la Colombie Colombie
Lieu de parution original Bogota
Date de parution originale 1981
Version française
Traducteur Claude Couffon
Lieu de parution Paris
Éditeur éditions Grasset
Date de parution 1981
ISBN 2-253-03045-7

Chronique d'une mort annoncée (titre original : Crónica de una muerte anunciada) est un roman de langue espagnole, écrit par le romancier, nouvelliste et journaliste colombien Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature en 1982. Il fut publié pour la première fois en 1981 à Bogota en Colombie, avant d'être édité en France par les Éditions Grasset[1]. Il a été adapté au cinéma par Francesco Rosi en 1987.

Résumé[modifier | modifier le code]

Gabriel García Márquez en 1984.

Plusieurs années après l'événement, un homme — le narrateur du récit — recueille les témoignages et raconte les circonstances du meurtre du jeune Santiago Nasar, son ami, dans un village d'Amérique du Sud.

La veille du meurtre a lieu un mariage, celui de Bayardo San Roman et d'Angela Vicario. Toute la nuit, la plupart des villageois, Santiago, le narrateur et d'autres amis participent à la fête donnée à cette occasion. Alors que Bayardo ramène Angela dans sa famille car la jeune femme n'est pas vierge, elle livre à sa famille le nom de son séducteur : Santiago Nasar.

Les deux frères d'Angela, les jumeaux Pedro et Pablo, doivent donc venger l'honneur de leur sœur. Ils prennent deux couteaux et s'installent dans la boutique située en face de la maison de Santiago (en face d'une sortie qu'il n'utilise presque jamais), tout en déclarant à qui veut les entendre leur intention de le tuer, car : « il sait pourquoi ». Mais personne ne les prend au sérieux. Un policier avertit cependant son supérieur qui se contente de confisquer les couteaux sans emprisonner les deux frères, puisqu'on n'arrête personne sur de simples soupçons. Il a l'intention d'avertir Santiago mais oublie de le faire. Mis à part Santiago et sa mère, beaucoup connaissent les intentions de Pedro et Pablo qui reviennent bientôt avec d'autres couteaux.

Pendant ce temps, Santiago et les villageois assistent à l'événement du jour : la venue de l'évêque qui, sur le fleuve, passe devant le village et, sans s'arrêter, leur donne sa bénédiction. Alors qu'il va rentrer chez lui, Santiago est tué devant la porte par laquelle il n'entre jamais habituellement, et que sa mère vient de fermer.

Les deux jumeaux passent trois ans en prison puis sont finalement acquittés puisqu'ils ont tué pour venger l'honneur de leur sœur. Des témoins confient au narrateur leur impression que les deux frères ont tout tenté pour échapper à cette obligation, et tout fait pour qu'on les en empêche, mais tous ont cru à des paroles d'ivrognes. Bien qu'Angela (sa cousine éloignée) le lui confirme, le narrateur doute que Santiago ait vraiment été son séducteur.

Quelques années après, Bayardo et Angela se retrouvent ; ils termineront leur vie ensemble.

Incipit[modifier | modifier le code]

« Le jour où il allait être abattu, Santiago Nasar s'était levé à cinq heures et demie du matin pour attendre le bateau sur lequel l'évêque arrivait[1]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gabriel García Márquez, Chronique d'une mort annoncée, Le Livre de poche, (ISBN 2-253-04397-4).

Article connexe[modifier | modifier le code]