Chris Christie

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Chris Christie
Christopher Christie en 2011
Christopher Christie en 2011
Fonctions
55e gouverneur du New Jersey
En fonction depuis le 19 janvier 2010
(4 ans, 7 mois et 13 jours)
Prédécesseur Jon Corzine
Biographie
Nom de naissance Christopher James Christie
Date de naissance 6 septembre 1962 (51 ans)
Lieu de naissance Newark, (New Jersey, États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Parti politique Parti républicain
Conjoint Mary Pat Christie (née Foster)
Enfant(s) Andrew (né en 1993)
Sarah (née en 1996)
Patrick (né en 2000)
Bridget (née en 2003)
Religion Catholique

Signature

Chris Christie
Gouverneur du New Jersey

Christopher James Christie, dit Chris Christie, né le 6 septembre 1962 à Newark, est un homme politique américain, membre du parti républicain. Il est depuis le 19 janvier 2010 le gouverneur de l'État américain du New Jersey.

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Christopher James Christie est né le 6 septembre 1962 dans un hôpital de la ville de Newark, dans l'État du New Jersey. Sa mère, Sondra A. Christie née Grasso, est d'origine sicilienne, tandis que son père, Wilbur James Christie dit Bill Christie, a des origines écossaises et irlandaises. Il grandit dans la ville de Livingston et fréquente le lycée public de Livingston. Après le lycée, il entre à l'université du Delaware d'où il sort diplômé en 1984 d'un baccalauréat ès lettres en science politique, puis à l'École de droit de l'université Seton Hall d'où il sort diplômé d'un Juris Doctor en 1987.

En 1986, il se marie à Mary Pat Foster, étudiante qu'il a rencontrée à l'université du Delaware. Après leur union, ils partagent un petit appartement d'une pièce situé dans la commune de Summit. Mary Pat Christie débute sa carrière dans une banque d'investissement, et travaillera pour l'institution Cantor Fitzgerald, qu'elle quitte après les attentats du 11 septembre en 2001. Ils ont quatre enfants de cette union : Andrew né en 1993, Sarah née en 1996, Patrick né en 2000 et Bridget née en 2003.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

De 2002 à 2008, il est procureur des États-Unis pour l'État du New Jersey.

Gouverneur du New Jersey[modifier | modifier le code]

En 2009, il se porte candidat à l'investiture républicaine pour le poste de gouverneur du New Jersey. Il remporte l'investiture républicaine le 2 juin avec 55 % des suffrages contre 42 % à Steve Lonegan et 3 % à Rick Merkt[1]. Le 3 novembre 2009, Christie est élu gouverneur du New Jersey avec environ 48 % des voix contre 45 % au gouverneur démocrate sortant Jon Corzine et près de 6 % pour l'indépendant Chris Daggett[2], dans un bastion démocrate[3], qui a voté à 57 % pour Barack Obama l'année précédente. Il est le premier républicain à remporter une élection sur l'ensemble de l'État depuis 1997[2].

Christie avec Obama, après le passage de Sandy.

Lors du passage de l'ouragan Sandy sur les côtes de l'État, en 2012, il se rend avec Barack Obama sur les lieux sinistrés. À quelques jours de l'élection présidentielle, il rend hommage au président démocrate sortant pour sa gestion de la crise. Des proches du candidat républicain Mitt Romney, entre autres, s'interrogent sur ce soutien, alors que beaucoup pensent que Christie pourrait être candidat à la prochaine élection présidentielle[3].

Il est aisément réélu gouverneur le 5 novembre 2013 avec 60,4 % des voix face à la démocrate Barbara Buono[2].

En janvier 2014, plusieurs polémiques le touchent. Tout d'abord, le Bridgegate : son entourage est accusé d'avoir orchestré des embouteillages monstres à Fort Lee, ville située à l'entrée de ce pont, en septembre 2013, en fermant certaines voies d'accès du George Washington Bridge, reliant l'État à New York. Il s'agirait de représailles contre Mark Sokolich, le maire démocrate qui a refusé de le soutenir lors des élections. Christie présente ses excuses et assure ne pas avoir été mis au courant[4] et licencie sa chef de cabinet adjointe Ann Kelly. Mais sa défense est mise à mal en janvier quand David Wildstein, ami d'enfance de Christie que celui-ci avait nommé au Port Authority of New York and New Jersey, organisme chargé entre autres des ponts, le lâche et affirme qu'il était au courant de la fermeture[5]. Des usagers du pont ont déposé une plainte collective demandant un procès.

La semaine suivante, il est soupçonné d'avoir détourné de l'argent public, destiné à aider l'État à se remettre de l'ouragan Sandy. Il est critiqué pour avoir choisi une publicité promouvant le tourisme dans son État, dans laquelle il apparaît avec sa famille, plutôt qu'une autre moins chère de deux millions de dollars (où il n'apparaissait pas) ; d'autant plus que la diffusion s'est déroulée peu avant sa campagne pour sa réélection[6].

Ambition présidentielle[modifier | modifier le code]

Il est pressenti pour être candidat à la présidence des États-Unis en 2012[3], mais il se range tôt derrière l'ancien gouverneur Mitt Romney. Une fois désigné par les primaires, celui-ci pense à faire de Christie son co-listier pour la vice-présidence, mais il choisit Paul Ryan, plus conservateur. Selon le New York Post, Christie aurait de toute manière refusé l'offre, doutant des possibilités de victoire de Romney[7]. Pendant la campagne, son comportement individuel et ses compliments au président Obama sur la gestion de l'ouragan Sandy, six jours avant l'élection, font dire à une partie de la presse qu'il souhaite ainsi écarter Romney pour devenir candidat en 2016[3].

Pour l'élection de 2016, il est à nouveau pressenti comme candidat républicain. Plusieurs arguments en feraient selon la presse un candidat de choix pour son parti, au premier rang desquels sa popularité et son impact médiatique. Lors de sa réélection en 2013, il arrive en tête, y compris chez les femmes, les latinos et les jeunes ; des électorats particulièrement peu favorables aux républicains. Bien que considéré comme modéré, il est opposé à l'avortement, au mariage homosexuel ou encore au contrôle des armes à feu, ce qui lui permet de ne pas s'aliéner la base de son parti[8]. Toutefois, selon plusieurs analystes, l'affaire du pont George-Washington (« bridgegate »), puis celle portant sur une publicité (« floodgate »), pourraient remettre en cause son ambition présidentielle[9],[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David M. Halbfinger, « Ex-Prosecutor Wins G.O.P. Primary in New Jersey », The New York Times,‎ 2 juin 2009 (lire en ligne)
  2. a, b et c (en) « New Jersey Governor », Elections 2013, sur The New York Times (consulté le 14 janvier 2014).
  3. a, b, c et d Cyrille Louis, « Chris Christie, le républicain atypique du New Jersey », Le Figaro,‎ 2 novembre 2012 (lire en ligne)
  4. Agence France-Presse et Reuters, « « Bridgegate » : Chris Christie menacé de poursuites », Le Monde,‎ 11 janvier 2013 (lire en ligne)
  5. lemonde.fr avec AFP, « « Bridgegate » : Chris Christie lâché par un allié », Le Monde,‎ 1er février 2014
  6. a et b Thomas Cluzel, « La semaine des maux de tête continue ... aux Etats-Unis »,‎ 14 janvier 2014 (consulté le 14 janvier 2014)
  7. (en) Mike Allen et Jim Vandehei, « Exclusive: Chris Christie was Mitt Romney's first choice for VP », Politico,‎ 3 novembre 2012 (lire en ligne)
  8. Hélène Pillon, « Chris Christie, le républicain pressenti pour devenir président des Etats-Unis », L'Express,‎ 6 novembre 2013 (lire en ligne)
  9. « Le pont qui pourrait couler Chris Christie », Courrier International,‎ 13 janvier 2014 (lire en ligne)