Christophe Tardieu

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Christophe Tardieu, né le 20 novembre 1964 à Versailles, est un haut fonctionnaire français. Il est actuellement directeur adjoint de l’Opéra National de Paris [1]. Il est membre du conseil d'administration de la Cinémathèque française [2]. Christophe Tardieu est Officier des Arts et des Lettres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christophe Tardieu est titulaire d'un diplôme d’étude supérieure spécialisée (DESS) en droit du marché commun. Inspecteur puis inspecteur principal des douanes, il est nommé inspecteur des finances le 1er avril 2000[1]. Durant quatre ans, il accomplit diverses missions, notamment dans le domaine culturel (mission sur la politique des musées nationaux avec Guillaume Cerutti ou l’audit de l’orchestre de Paris).

En 2004, Christine Albanel, qui est à la tête de l’Établissement public du musée et du domaine national de Versailles, le recrute comme administrateur général. Il va mettre en œuvre pendant trois ans la politique d’ouverture et de développement de la nouvelle présidente du château de Versailles[2]. Il prendra d’ailleurs position dans la controverse qui oppose adversaires et partisans d’un retour au Versailles de Louis XIV, qu’il défend sans réserve [3]

En 2007, il rejoint le cabinet de Christine Albanel qui vient d’être nommée Ministre de la Culture et de la Communication en tant que directeur-adjoint[3], aux côtés de Jean-François Hébert. Il est plus particulièrement chargé des dossiers audiovisuels et portera notamment la loi sur l’audiovisuel de 2008, la réforme des obligations de production, les États généraux de la presse, la réforme de l’Agence France-Presse ou la loi Hadopi. Il animera également les travaux des « Entretiens de Valois », autour de tous les professionnels du spectacle vivant.

Au départ de Christine Albanel du gouvernement en 2009, il rejoint son corps d’origine, l’inspection générale des finances et est nommé adjoint au chef du service. En parallèle, il est nommé président du conseil d’administration du Centre national de la danse en juillet 2009 et devient en septembre 2010 directeur adjoint de l'Opéra, poste créé à cette occasion. Il démissionne du Centre national de la Danse en octobre 2010 considérant que cette activité n’est pas compatible avec ses nouvelles fonctions au sein de l’Opéra National de Paris. Par ailleurs, Christophe Tardieu démissionne en avril 2011 du conseil de surveillance de la société du Grand Paris, dont il était membre en tant que représentant de l'État (Décret du 8/7/10[4]).


En 2009, à la suite de l'« affaire TF1 », il fut suspendu un mois, en gardant son traitement d'inspecteur des Finances, en raison du courrier électronique qu'il a transmis à Jean-Michel Counillon (directeur du lobbying de TF1) en tant que directeur adjoint du cabinet de Christine Albanel (alors ministre de la culture). Ce courriel est au centre de la polémique, dans lequel il dit : « Bonjour Jean-Michel, vous avez des salariés qui, manifestement, aiment tirer contre leur camp. Cordialement ».

Christine Albanel en commentera : « J'ai déclaré publiquement que je regrettais cet envoi qui, d'ailleurs, a été fait sans aucune demande de sanction mais pour information. J'ai pris des sanctions à l'encontre du collaborateur en question ».

Dans son ouvrage « Le surintendant de Versailles : Grandes et petites histoires d'un château mythique », paru en 2010, il livre les dessous de l’institution à travers les nombreuses anecdotes qui émaillent son histoire et décrit les rouages qui permettent de faire fonctionner un établissement accueillant plus de 3 millions de visiteurs chaque année. Il s’y fait l’avocat d’une modernisation des institutions culturelles, qu’il confierait davantage à des gestionnaires qu’à des historiens de l’art [5]

Christophe Tardieu participe activement aux bons résultats financiers de l’Opéra National de Paris qui enregistre, en 2012, un bilan exceptionnel avec 94 % de taux de fréquentation, 65 millions d'euros de billetterie, 9 millions de mécénat, 6 millions générés par les 600.000 visiteurs du palais Garnier, 4 millions par les concessions, 2,5 millions par les locations d'espaces, multiplication des tournages de films [6].

Liens externes (sources)[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice biographique du Who's Who in France (consultée le 4 mai 2010)
  2. L'inspection des Finances est en pleine révolution culturelle, ParisMatch, 30 mars 2006
  3. Les échos, les Echos.fr, 26 juin 2007