Christophe-Guillaume Koch

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Christophe-Guillaume Koch
Christophe-Guillaume Koch(Chapitre de Saint-Thomas)
Christophe-Guillaume Koch
(Chapitre de Saint-Thomas)
Fonctions
Député du Bas-Rhin
29 août 179120 septembre 1792
Biographie
Date de naissance 9 mai 1737
Lieu de naissance Bouxwiller
Date de décès 25 octobre 1813 (à 76 ans)
Lieu de décès Strasbourg
Parti politique Modérés

Christophe-Guillaume Koch, né le 9 mai 1737 à Bouxwiller et mort le 25 octobre 1813 à Strasbourg, est un juriste, universitaire et homme politique alsacien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christophe-Guillaume naît en 1737 à Bouxwiller dans une famille au service de la régence des Hesse-Darmstadt qui ont succédé au dernier comte de Hanau-Lichtenberg, décédé sans héritier mâle.

Après des études au lycée local, il poursuit ses études au Gymnase protestant de Strasbourg, où résident ses parents à partir de 1750. Ensuite élève, disciple et collaborateur de Jean-Daniel Schoepflin, Christophe-Guillaume devient professeur d'histoire politique et de droit public à l'université protestante de Strasbourg.

À partir de 1773, les Koch deviennent propriétaires à Mittelhausen où leur domaine comprend maison de maître, maison de fermier, moulin à farine, cour, cave, grange, écurie, jardin potager, jardin-verger et étang. L'ensemble de leurs terres y occupe une superficie de 10 hectares et 77 ares.

Christophe-Guillaume Koch, formateur de futurs diplomates, y accueillait souvent ses jeunes étudiants de la noblesse européenne de l'époque, dont le comte Klemens Wenzel von Metternich-Winneberg, futur négociateur du mariage de Napoléon avec Marie-Louise d'Autriche. Le négociateur français des conditions de ce mariage était Louis-Guillaume Otto, comte de Mosloy, un autre ancien élève de Koch, né à Strasbourg vers 1753.

L'espace champêtre de Mittelhausen et les environs se prêtaient parfaitement à la pratique équestre qui était avec l'art de l'escrime et naturellement les sciences politiques, un des éléments enseigné à l'université.

En 1787, Christophe-Guillaume Koch devient recteur de l'université de Strasbourg. Durant les années qui suivent la révolution de 1789, l'éminent professeur est arrêté et incarcéré à deux reprises pour ses principes conservateurs. Par la suite, il se fait notamment le porte-parole et le défenseur des intérêts des protestants. Ses interventions à Paris permettent la mise au point de deux décrets : celui du 17 août 1790 qui leur laisse avantages et libertés puis celui du 1er décembre 1790 qui exempte les domaines protestants de la vente des biens nationaux.

De 1791 à 1792, il est l'un des 10 députés du Bas-Rhin à l'Assemblée législative. De 1802 à septembre 1807, il est membre du Tribunat qui discute des projets de loi et émet un vœu d'acceptation ou de refus. Pour services rendus à la nation, il reçoit le 14 juillet 1804 des mains de Napoléon Bonaparte l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur. Le 2 décembre de la même année, il assiste à Notre-Dame de Paris au sacre de l'Empereur.

Retiré de la vie publique, Christophe-Guillaume Koch meurt à Strasbourg le 25 octobre 1813, cinq jours après la Bataille des nations à Leipzig, comme s'il n'avait pas voulu survivre à la grande défaite de son ami.

Signalons aussi que Johann-Georg-Daniel Arnold, le « père du théâtre dialectal alsacien » était l'un de ses élèves préférés.

Hommages[modifier | modifier le code]

Monument funéraire à l'église Saint-Thomas de Strasbourg (œuvre de Landolin Ohmacht)

Le monument funéraire du professeur Koch, une œuvre néo-classique de Landolin Ohmacht, est visible à l'église Saint-Thomas de Strasbourg. Il fut posé en 1816, trois ans après la mort de Koch. L'historien et archiviste de la Ville, Louis Schneegans (1812-1858), en fait la description suivante :

« Au fond, sur une espèce d'autel, se trouve placé le buste du savant professeur, de grandeur plus que naturelle. À la base du piédestal est assise, sur une roche, la ville de Strasbourg, sous la forme d'une femme jeune et vigoureuse, aux traits et au costume grecs, et présentant une couronne de feuilles de chêne au citoyen, au savant et au fonctionnaire distingué et intègre dont elle pleure la perte[1]. »

Un quai de Strasbourg bordant l'Ill porte son nom.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Les principaux textes sont accessibles en ligne.

  • Commentatio historico-juridica de collatione dignitatum ac beneficiorum ecclesiasticorum in Imperio romano-germanico, 1762 [2]
  • Tables généalogiques des maisons souveraines de l'Europe, 1780 [3]
  • Sanctio pragmatica Germanorum illustrata, 1789
  • Tableau des révolutions de l'Europe dans le moyen âge, enrichi de tablettes chronologiques et généalogiques, 1790 [4]
  • Traité sur la nature des biens ruraux, dans les deux départemens du Rhin, ci-devant province d'Alsace [5]
  • Table des traités entre la France et les puissances étrangère : depuis la paix de Westphalie jusqu'à nos jours ; suivie d'un Recueil de traités qui n'ont pas encore vu le jour, 1802 [6]
  • Histoire abrégée des traités de paix entre les puissances de l'Europe depuis la paix de Westphalie, ouvrage entièrement refondu, augm. et continué par Frédéric Schoell jusqu'au Congrès de Vienne et aux traités de Paris de 1815 (1837) [7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Schneegans, « Du monument de Koch », L' église de Saint-Thomas à Strasbourg, et ses monuments : ornée de cinq gravures, 1842 [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Friedrich Buech, Christoph Wilhelm Koch (1737-1813) : der letze Rechtslehrer der alten Strassburger Hochschule : ein Bild aus dem elsässischen Gelehrtenleben, M. Diesterweg, Francfort, 1936, 181 p.
  • Jean Richerateau, Le rôle politique du Professeur Koch, Impr. Alsacienne, Strasbourg, 1936, 147 p.
  • Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, notice de Jürgen Voss, vol. 21, p. 2036

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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