Christoph Baumer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Baumer
Christoph Baumer
Christoph Baumer au cimetière de Qäwrighul (ou Gumugo), en 2009.
Christoph Baumer au cimetière de Qäwrighul (ou Gumugo), en 2009.

Naissance 23 juin 1952 (62 ans)
Zurich, Drapeau de la Suisse Suisse
Nationalité Suisse

Première expédition Désert du Taklamakan,
Drapeau de la République populaire de Chine Chine

Christoph Baumer, né le 23 juin 1952 à Zurich, est un universitaire et un explorateur suisse. Depuis 1984, il a dirigé des explorations en Asie centrale, en Chine et au Tibet, dont il a publié les résultats dans de nombreux livres et publications universitaires et qui ont fait l'objet d'émissions de radio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Baumer a grandi dans la canton suisse de Thurgovie. Son père était homme d'affaires ; sa mère était correspondante de guerre pour une radio nationale française — elle couvrit notamment la guerre russo-finlandaise durant l'hiver 1939-1940. Sven Hedin, le célèbre explorateur de l'Asie, aida la mère de Baumer à retourner en Belgique occupée, où la famille habitait. Dès sa jeunesse, Baumer fut fasciné par les carnets de voyage de Sven Hedin, qui l'orientèrent vers son futur métier d'archéologue. Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, il étudia la psychologie, la philosophie et l'histoire de l'art à l'Université de Zurich.

Depuis 1996, il travaille comme auteur indépendant et traite surtout de l'histoire culturelle de l'Asie centrale.

Explorations dans le désert du Taklamakan[modifier | modifier le code]

En 1994, Baumer dirigea la première expédition internationale dans le désert du Taklamakan[1] et fut le premier Occidental à atteindre les oasis de Niya et Loulan depuis les années 1930. Il revint en 1998 à l'occasion d'une deuxième expédition à l'étranger[1]. Il fut le premier visiteur des ruines de l'ancienne cité de Dandan Oilik (en), situées dans le désert du Taklamakan, depuis Emil Trinkler et Walter Bosshard en 1928. Cette expédition eut pour résultats, entre autres, la découverte et la mise au jour de ruines inconnues à Dandan Oilik et de peintures murales bouddhistes datant du milieu du VIIIe siècle[2]. Lors de cette expédition, il découvrit aussi un manuscrit en khotanais datant du VIIe ou VIIIe siècle et une inscription lapidaire très rare en alphabet kharosthi du IIIe siècle dans les ruines de l'ancienne cité d'Endere, et redécouvrit une peinture murale tibétaine datant de 790.

En 2003, en tant que représentant de l'Université de Londres, Baumer mena une troisième expédition à l'étranger dans le Taklamakan en collaboration avec l'institut de recherche archéologique d'Ürümqi, dans le Xinjiang. Lors de cette expédition, il trouva des objets du Néolithique (IVe et IIIe millénaires av. J.-C.) au nord de Qiemo.

Lhodrak Sekhar Guthok, tour de Milarépa de neuf étages, dans le Lhodrak en 1950.

En 2007, il dirigea une quatrième expédition dans les régions inexplorées du Lob Nor. Il y découvrit, entre autres, un peuplement inconnu datant de 100 ans av. J.-C. à 400 ans ap. J.-C.[3].

Autres explorations[modifier | modifier le code]

Baumer réalisa d'autres expéditions dans le sud du Tibet en 1996, où il découvrit, dans l'ancien monastère de Serkar Guthok, des peintures murales jusque-là inconnues datant du XIIe siècle. Il retourna au Tibet l'année suivante, où il découvrit, cette fois-ci dans le monastère de Pa-Lha-Puk, des peintures murales de la religion Bön du début du XVe siècle, les plus anciennes qui subsistent au Tibet.

De 2000 à 2005, il fit des recherches sur toutes les reliques culturelles de l'Église assyrienne de l'Orient et en consigna les résultats. Il mena ces recherches du sud-est de la Turquie à la Mongolie et de la Chine jusqu'au sud de l'Inde.

En 1993, 2006 et 2007, il visita tous les monastères bouddhistes du mont Wutai Shan, dans le nord-ouest de la Chine, et consigna ses découvertes.

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) Christoph Baumer et Thérèse Weber, Eastern Tibet : bridging Tibet and China, Orchid Press,‎ 2005 (ISBN 9745240648 et 9789745240643)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Maria Macuch, Mauro Maggi et Werner Sundermann, Iranian Languages and Texts from Iran and Turan, vol. 13, Otto Harrassowitz Verlag, coll. « Iranica Series »,‎ 2007, 489 p. (ISBN 3447056703 et 9783447056700), p. 387.
  2. (en) Anupa Pande, L'art de l'Asie centrale et le sous-continent indien en perspective interculturelle [« The art of Central Asia and the Indian subcontinent in cross-cultural perspective »], New Delhi, Aryan Books International et le Musée national de New Delhi,‎ 2009, p. 179
  3. (de) « Christoph Baumer: L'héritage de la Route de la Soie », GEO,‎ juillet 2008

Sur les autres projets Wikimedia :