Christian Heinrich Adolph Henke

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Henke.
Christian Heinrich Adolph Henke

Christian Heinrich Adolph Henke, né le 12 avril 1775 et mort le 8 août 1843, est un aliéniste allemand originaire du Braunschweig, qui fut professeur de médecine légale à l'université Université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille modeste, il témoigna d'un don pour les langues qui lui permit de faire des traductions pour payer ses études universitaires à Helmstedt, puis Göttingen, où il fut l'élève de Friedrich Benjamin Osiander (1759-1822), auteur d'un traité sur le suicide[1]. Il exerça la médecine pendant quelques années puis en 1805 obtint un poste d'enseignant à l'université d'Erlangen. L'occupation française de la principauté d'Ansbach (1806-1810) le plongea dans la misère et il se mit à écrire pour subvenir à ses besoins. Il publia ainsi le Handbuch der allgemeinen und speciellen Pathologie (Manuel de pathologies communes et spéciales) , Berlin 1806–8, Darstellung der Lehre von den Krisen (Représentation de l'enseignement par les crises), Nuremberg 1806, et un Handbuch zur Erkenntniß und Heilung der Kinderkrankheiten (Manuel du diagnostic et des soins à apporter aux maladies infantiles) qui connut un grand succès.

En 1810 il épousa Sophie Oertel, et publia en 1811 un Taschenbuch für Mütter oder über die physische Erziehung der Kinder in den ersten Lebensjahren (Manuel à usage des mères ou De l'éducation physique des enfants au cours des premières années de la vie) qui connut un grand succès dans les pays de nord de l'Europe. Il s'intéressa à la médecine légale et en 1812 publia un Lehrbuch der gerichtlichen Medizin (Manuel de médecine légale) réédité dix fois en dix-neuf ans.

Sa situation matérielle s'améliora en 1816, lorsqu'il toucha des arriérés de solde et se vit promu professeur de physiologie, de pathologie et de médecine légale avec un salaire de 1200 gulden. Il continua à enseigner et à écrire, fut plusieurs fois recteur de l'université Friedrich-Alexander d'Erlangen[2] mais ses dernières années furent assombries par la maladie et il mourut en 1843 d'une affection du foie incurable.

Postérité[modifier | modifier le code]

Ses travaux sur les incendiaires ont contribué à distinguer incendies criminels et pyromanie et sont abondamment cités par Charles Chrétien Henri Marc[3], inventeur du terme pyromane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Über den Selbstmord (Du suicide), 1813
  2. Christian Heinrich Adolph Henke
  3. « Sur la monomanie », in Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1833, série 1, n° 10

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Psychiatrie der Brandstiftung, Winfried Barnett, 2005