Chocolat belge

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Photo d'une boutique de chocolats à Antwerpen en Belgique.
Boutique de chocolats à Anvers en Belgique

Le chocolat belge est une spécialité gastronomique de la Belgique[1]. Avec 500 chocolatiers et 2000 boutiques de chocolats en Belgique (soit une pour 5 500 habitants) en 2012, le belge consomme en moyenne 8 kilos de chocolat par personne[2] et par an, l’un des taux les plus élevés dans le monde[3]. La Belgique produit 172 000 tonnes de chocolat par an, la majorité destiné à l'exportation[4]. C'est l'un des symboles de la qualité belge dans le monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du chocolat belge est très ancienne. À l'époque des Pays-Bas espagnols, le port d'Anvers était déjà approvisionné en cacao en provenance de l'empire espagnol. Les marchands juifs et protestants ont fui à Amsterdam à la fin du XVIe siècle puis tissé un réseau de livraison au départ de la petite île antillaise de Curaçao. Les premières traces de cacao en Belgique ont été retrouvées à Gand en 1635, dans l'abbaye de Baudeloo où il est l'objet de cadeau offert par les moines. À l'époque, le cacao est uniquement apprécié comme une boisson de luxe pour la famille royale et les aristocrates. Une anecdote, dont on ne retrouve aucune trace historique, veut qu'en 1679, le maire de Zurich, Henri Escher, goûte avec délice sa première tasse de chocolat chaud à Bruxelles et décide d'en exporter la recette en Suisse qui est devenue aujourd'hui le principal concurrent du chocolat belge[5].

Les siècles suivants, la consommation de la décoction et du chocolat solide se démocratise. Vers la fin du XVIIIe siècle, il est aussi utilisé pour réaliser des desserts en cuisine. En 1857, Jean Neuhaus ouvre à Bruxelles une pharmacie. Il a l'idée d'envelopper ses médicaments d’une couche de chocolat pour en dissimuler le goût amer. La première chocolaterie belge est née[6]. Plusieurs centres de production de chocolat se développent à travers tout le pays : Adolphe Meurisse en 1831 fabrique du chocolat à Anvers, la compagnie Berwaerts crée la première tablette de chocolat en 1840[7]. Le chocolat belge acquiert sa réputation à la fin du XIXe siècle lorsque le roi Léopold II exploite les richesses de sa colonie, le Congo belge, en imposant le travail forcé sur ses cultures gouvernementales, notamment le coton et le cacao dont les fèves ont une saveur plus forte et un parfum plus diversifié que les fèves douces d'Amérique du sud : il en fait un grand produit d'importation qui est valorisé grâce au savoir-faire de ses maître chocolatiers, tel Antoine Jacques qui est le premier à vendre des bâtons de chocolat en 1831[3].

Spécificités[modifier | modifier le code]

La notoriété du chocolat belge est essentiellement due aux caractéristiques suivantes :

  1. la qualité des ingrédients choisis (dont la sélection des fèves de cacao) ;
  2. le soin apporté à la torréfaction et au broyage. En effet le broyage est réalisé très finement pour les chocolats belges contrairement aux autres[réf. souhaitée] ;
  3. un taux de cacao particulièrement élevé (en général de 43 %, au lieu de 35 % habituellement en chocolaterie[réf. souhaitée]) ;
  4. le savoir-faire des artisans.

Les variétés[modifier | modifier le code]

  • La praline : c'est l'une des spécialités belges les plus connues. Il s'agit de bouchées au chocolat fourré, inventées en 1912 par Jean Neuhaus. Elle est à base de sucre caramélisé enrobé de chocolat blanc, noir ou au lait. L'artisan va fabriquer les pralines en grande partie à la main, surtout en ce qui concerne la décoration, chacune reçoit une touche personnelle lui donnant une saveur unique.

On peut aujourd'hui les classer par famille.

– le mendiant : à base de chocolat, d'amande, de noisette et de lamelle d'orange ;
– la gayette de Charleroi : truffe pur beurre enrobée de chocolat fondant et roulée dans du sucre.

Les marques et chocolatiers[modifier | modifier le code]

Voir les catégories : Chocolaterie belge et Chocolatier belge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Amy Thomas, « Raising the chocolate bar : Belgium is still the place for aficionados », International Herald Tribune,‎ 24-25 décembre 2011, p. 20 (ISSN 0294-8052, lire en ligne)
  2. Contre 12,3 kg chez les Suisses et 6,8 kg chez les Français.
  3. a et b (en) Amy M. Thomas, « Brussels : The Chocolate Trail », sur The New York Times,‎ 22 décembre 2011
  4. (en)Maddy Savage, « Is Belgium still the capital of chocolate ? », sur BBC News,‎ 31 décembre 2012
  5. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Guide de l'amateur de chocolat, Petit Futé,‎ 2013, p. 168
  6. Histoire de Neuhaus
  7. La longue tradition du chocolat belge
  8. Café-Tasse cultive l'art d'emballer le chocolat, Le Soir, 21 avril 2000, p. 6

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • AMBAO (cacao en swahili), label certifiant un chocolat qui contient 100% de beurre de cacao pur et première marque collective internationale déposée par l'État Belge dans 75 pays.
  • Chocolat suisse

Lien externe[modifier | modifier le code]